Archive pour décembre, 2009

Les danses en Afrique.

Sommaire
INTRODUCTION
I LES DANSES EN AFRIQUE
1.1 L’art en Afrique
1.2 Les caractéristiques des danses Africaines
1.3 Les aspects des danses en Afrique
1.4 Les pratiques des danses en Afrique
1.5 Les enseignements en Afrique la transmission orale
1.6 Les rapports entre les danses et les rythmes en Afrique
II LES DANSES D’AFRIQUE FACE A L’OCCIDENT
2.1 La découverte de l’art africain
2.2 Le phénomène migratoire des danses d’Afrique vers l’occident
2.3 Les conséquences de l’arrivée des danses d’Afrique
III VERTUS ET BENEFICES DES DANSES D’AFRIQUE
3.1 La danse perçue par l’occident
3.2 La danse et ses effets multiples
3.3 La danse et ses fonctions plurielles
3.4 Les particularites des danses d’Afrique
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

Ce document est le fruit d’une recherche personnelle, il est à votre disposition pour un usage privé.
A ceux qui souhaitent publier un ou plusieurs extraits de ce mémoire sur leur site Internet, nous leur demandons de manifester leur sympathie sous la forme d’un lien vers notre site et de citer leur source. Pour nous avertir babette@danse-africaine.net
En attendant l’accord de Babette, chers fans de Masoso Ma nyambe nous vous prions de bien vouloir nous contacter sur notre adresse e-mail: masosomanyambe@yahoo.fr

INTRODUCTION

Lorsque j’eus la révélation de la danse africaine, j’ai senti en moi la joie, la certitude d’avoir trouvé la danse véritable dans la manifestation la plus pure, la plus totale, la plus humaine et la plus profonde.
Ainsi lorsque le choix d’un thème de mémoire s’est imposé, j’ai très vite orienté celui-ci vers la danse africaine.
En effet enrichie de dix années d’expérience et de pratique de la danse africaine j’ai pu constater dans le cadre de mes activités et dans des lieux très diversifiés(écoles, institutions, structures associatives), que les cours sont pleins, les amateurs sont passionnés et ne jurent que par la danse africaine.
Le choix de ce sujet est aussi influencé par des motivations professionnelles.
Je suis animatrice d’un atelier de danse d’expression chorégraphique depuis quatre ans et comme beaucoup de professionnels de la danse, je la juge indispensable à ma formation.
Par conséquent j’ai défini une problématique pouvant répondre aux différentes questions que je me pose en tant que danseuse et enseignante :
POURQUOI LA PRATIQUE DE LA DANSE AFRICAINE NE SE REDUIT PAS A UN PHENOMENE DE MODE ? .
La méthode de travail que j’ai privilégiée est une méthode de recherche bibliographique et une mise à profit des réflexions de mes années d’expérience. Dans un premier temps, je définis les danses d’Afrique dans leurs contextes originels.
Dans un deuxième temps, je développe le phénomène migratoire des danses d’Afrique vers l’occident.
Dans un troisième temps, je détermine les différents points qui me paraissent pertinents afin de démontrer que la danse africaine n’est pas un phénomène de mode.

LA GENERATION CONCIENTE SAWA !

Génération Consciente Sawa !!!

Intervention d’un Bonasawanaute quant au Ngondo

Alain Marcel DOUALLA (Yaoudé/Cameroun)

Propos recueillis par Martha Dayas-Eyoum, 2007, BNS, TVR

«… Le Ngondo, pour ceux qui connaissent ses origines est très loin de ses objectifs de base. C’est non seulement un instrument protecteur et fédérateur des peuples Sawa et aussi le garant des lois.
Savez-vous que sa puissance a contraint les politiques à essayer de le dissoudre?

Le Ngondo a donc une mission vis à vis de ce peuple qui hier encore était le principal interlocuteur du Cameroun face à tous les étrangers mais qui par stratégie politique étrangère a perdu une place importante.
Je ne veux pas rentrer dans l’histoire, mais ceux qui ont ne serait-ce qu’une minute entendu l’histoire du Cameroun et le rôle des Doualas depuis l’arrivée des explorateurs jusqu’à la deuxième guerre mondiale reconnaitront bien des choses.
Le débat ici n’est pas celui de l’histoire du Cameroun, mais de notre culture dont la petite partie mais ô combien importante est le Ngondo.

Moi, je suis Jebalè. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est cette île derrière la mangrove sur la droite du pont du Wouri lorsque l’on vient de Deido. Et nous sommes les garants d’un patrimoine cher au peuple Sawa: le mysticisme, la communication avec les ondins (mengu) etc…

Ce que je voudrais ici souligner est que le temps est révolu où nous devons nous complaire à parler du folklore de ces festivités aujourd’hui stériles. Car notre peuple a besoin d’action.
A combien de reprises n’avons-nous pas entendu dire « moto te o epol’ao » et combien de fois avons-nous vu des querelles et des guerres de positionnement entre nos différents chefs alors que l’exemple devrait venir d’en haut?
Il y a bien une hiérarchie chez les Sawa. Les arbres généalogiques sont là pour rappeler à chacun sa place.
Combien de fois n’avons-nous pas entendu « Sawa e be nde lambo diwo » comme pour symboliser une fraternité soudée.
Combien de fois nos frères sont-ils rejetés par des aînés bien placés alors qu’ils ont un profil leur permettant d’exercer un métier?

Chers frères et sœurs, c’est pour interpeler chacun de nous, le temps n’est plus aux paroles, mais à l’action. Churchill disait:
« Je ne m’inquiète pas des actions, mais de l’inaction ».
– Que chacun mène son combat avec ou sans appui des autres. Quant on a un appui, c’est bien et lorsqu’on ne l’a pas, c’est suicidaire de baisser les bras.
– Bravo et Merci à tous ces aînés qui avec beaucoup de volonté offrent des opportunités aux frères. Sachez surtout que nous pouvons souvent être ingrats, mais cela ne devrait pas vous décourager.
– A tous ces aînés sourds à l’appel du peuple.
Etudiez l’histoire des peuples et vous comprendrez pourquoi un peuple peut être fort ou faible. Si nous sommes soudés, nous avons tout à gagner et personne ne perdra rien.

Article ajouté le 2007-11-21 , consulté 295 fois

Spécial Ngondo – Partage Authentique!

Partage Authentique et édifiant de
Charles Manga Ebonguè du groupe Essimo !!

Proposé par Martha Dayas-Eyoum, Montage A.N.Mpeke 2007, BNS, TVR
Souvenirs du NGONDO de BETOTE AKWA

Nous vivions à BALI, le lieu où les populations qui vivaient sur le plateau JOSS ont été contraints par les Allemands de s’installer. Et notre grand-mère, JIN EBONGUE qui s’occupait de notre éducation nous emmenait voir les festivités du NGONDO le 12 juillet de chaque année.
Nous étions 7 frères et sœurs, avec une différence d’âge entre l’aîné et le cadet de 15 ans, j’étais le cinquième de la famille et j’avais dix ans de moins que notre frère aîné, nous étions donc divisés en deux groupe : le groupe des aînés qui pouvait assister à toutes les festivités du NGONDO et le groupe des cadets qui n’avait droit qu’à une vue partielle des cérémonies. Je faisais parti du groupe des cadets, privé de la cérémonie de l’eau qui se passait tôt le matin sur les berges du fleuve WOURI. Est-ce à cause du caractère mystique de ces rituels effectués dans le fleuve ou à cause de la gestion compliquée de deux groupes d’enfants de générations différentes ? Notre grand-mère ne nous l’a jamais dit.
Notre NGONDO commençait alors lors de la procession qui était organisée après la cérémonie de l’eau qui se tenait vers l’ancien club nautique « Parallèle 4 ». Cette procession quittait les berges du WOURI pour la salle de fêtes d’AKWA en passant par les 3 grands villages qui constituent la ville de Douala c’est-à-dire NJOH-NJOH, AKWA et BONEBELA.
Nous nous levions donc pour voir la procession passer vers neuf heures du matin sur la rue René Joly actuelle rue Douala Manga Bell. On pouvait ainsi apprécier les différentes tenues traditionnelles que portaient les hommes et les femmes et en particulier les tenues des différents peuples du Cameroun invités à la fête traditionnelle la plus prestigieuse du pays, le NGONDO. Bien entendu, pour beaucoup de personnalités Douala, c’était le jour le plus important de l’année. Toute la ville allait les voir donc il fallait enfiler la plus belle tenue traditionnelle et se faire remarquer positivement. Le public allait même jusqu’à applaudir certains, donc c’était le jour où jamais car connaissant la plupart de nos notables, nous tenions un « Hit Parade » des personnalités les mieux habillées. Bien sûr, nos aînés se vantaient de faire parti de la procession alors que nous étions cantonnés à être spectateurs.
Le programme de notre journée était réglé comme une partition, après la procession nous allions nous habiller nous aussi en tenue traditionnelle et filer dès la fin du déjeuner vers la salle de fêtes d’AKWA avec notre grand-mère comme guide touristique. Par contre, nos aînés étaient déjà installés à la dite fête pour la journée munis chacun de son argent de poche qui était pour l’occasion une somme substantielle. En fait, contrairement à la cérémonie de l’eau qui avait un caractère mystique, révérencieux et quasi religieux, la suite à la salle de fête se devait d’être la fête païenne la plus osée de l’année. L’alcool coulait à flot, les danses étaient aussi engagée que celles des actuelles « RAVE PARTY » et ce que j’ai compris quelques années plus tard est que les messieurs et les dames étaient d’une légèreté digne du peuple de du peuple d’Israël lorsque MOÏSE descendait de la colline avec les dix commandements.
Donc, pour nous la visite était guidée par notre grand-mère qui nous faisait découvrir les différentes musiques et danses SAWA à savoir :
Ø Le NGOSSO chant d’incantation SAWA surtout pratiqué par les femmes,
Ø L’ESSEWE, plus physique qui mélange l’incantation à la transe,
Ø Et l’AMBAS BEY, moderne pour l’époque, un dérivé de la MAZURKA de l’Europe centrale hérité des Allemands.
A cette période, le MAKOSSA trop moderne et inclassable n’avait pas sa place à la salle de fêtes d’AKWA.
Puis, notre grand-mère, JIN EBONGUE nous faisait voir les danses des autres peuples Camerounais invités à l’occasion. Je me souviens encore de la danse :
Ø Des BOTA du Cameroun Occidental (les SAWA de la zone anglophone du Cameroun située entre la ville de TIKO et la ville deLIMBE) qui présentaient un ballet très organisé et très classe.
Ø Des FOUMBAN de l’ouest du Cameroun avec des costumes très colorés et des femmes étrangement ressemblantes comme sorties d’un casting. Elles étaient toutes de teint clair, grandes avec des cheveux longs jusqu’au début des fesses. On aurait dis que leSultan NJOYA les envoyait pour conquérir les SAWA de Douala.
Ø Des BAFIA du centre du Cameroun présentant les danses les plus physiques et les plus expressives de la fête, il fallait se bousculer pour voir ces femmes danser. L’indépendance entre chaque membre de leur corps était déconcertante, la chorégraphie était bestiale et osée pour l’époque. Chaque lobe fessier faisait son propre mouvement sous une musique endiablée. « C’est les meilleures ! » Nous disait notre grand-mère et nous réservait toujours ce spectacle pour finir la journée.

Ainsi se passait le 12 juillet de chaque année, notre journée de NGONDO une fois par an avec notre chère grand-mère, JIN EBONGUE. Plus tard, elle cessa de nous accompagner et nous fûmes promus dans le groupe des aînés c’est-à-dire ceux qui devaient participer à toutes les festivités dès 5 heures du matin jusqu’à 19 heures le soir. Je découvrais dans tourmente des festivités païennes de la salle de fête d’AKWA que les premiers émois sexuels de la plupart des jeunes se passaient ce jour là car le libertinage et le laisser-aller était à son paroxysme.
Ainsi sont les souvenirs que je garde du NGONDO de BETOTE AKWA (président) et de SAME DIN Richard (secrétaire général).

Charles MANGA EBONGUE

A lire Le NGONDO par MAURICE DOUMBE MULONGO
A écouter NGONDO par le groupe ESSIMO

http://www.myspace.com/essimopoetry

ENTRE SYMBOLISME ET MERCANTILISME

ENTRE SYMBOLISME ET MERCANTILISME


LA FETE DE L’EAU : LE NGONDO

Proposé par Dominique ELAME-BELL du groupe ESSIMO,
pour BNS TVR , Nov. 2007

Rassemblement, unité, amour, paix, dignité, prospérité entre les peuples sont autant de valeurs qui symbolisent le Ngondo.

Les valeurs défendues par le Ngondo d’alors sont d’une noblesse qui ne s’apparentent plus du tout à l’aspect mercantile dont se drapent les cérémonies festives actuelles.
L’âpreté au gain, l’avidité, sont les principaux maux dont souffre le Ngondo de nos jours.

Les organisateurs de cet évènement s’acharnent plus à remplir les stands commerciaux dressés au « Parc des Princes » (jadis, haut lieu de la chefferie Bell), et s’approprient la manne financière qu’apporte les nombreux sponsors en quête de publicité.

La priorité de cet évènement (le Ngondo) n’est plus d’ écouter la voix des oracles que le peuple interroge annuellement, comme le faisait nos ancêtres.
Précarité et pauvreté se sont immiscés dans la vie quotidienne des populations autochtones Sawa, et ont pris le dessus. C’est l’ère du temps: le Ngondo est devenu un gigantesque « business » ;

L’élévation prématurée de Rudolf Duala Manga (Ngum’ a bebolo)* par ses pairs au rang de chef du Ngondo afin d’asseoir son autorité et de stabiliser la vie du clan Bell et de tout le peuple, reste une expression du rôle régulateur que jouait cette instance dans l’organisation de la communauté.

Il serait judicieux de rappeler que, Rudolf Duala Manga a été pendu parce qu’il défendait les intérêts de la « Nation » : digne, et fier, TET ‘EKOMBO* est mort pour son Peuple.
La notion de « l’Etat Nation » qu’il a prôné et qu’il a défendu, dans sa lutte contre l’occupant Allemand, est l’illustration de ces vertus mises en exergue par le Ngondo de nos ancêtres : l’Unité, l’Amour entre les peuples.
Au-delà de sa substance de fête païenne, le Ngondo est censé être un évènement fédérateur.

En effet, plusieurs tribus étaient conviées aux festivités Sawa. Du Mbam, de la chefferie Bamoun…, jusqu’aux rives du fleuve Wouri, nombreux étaient conviés à parader ce jour dans le même but: afficher l’harmonie, l’unité et l’amour des peuples à coexister ensemble.

L’écho de cette symbolique se meurt, les tenues traditionnelles sont peu à peu remplacées par des T-shirts « PMUC », des groupes modernes aux accents Makossa se substituent au Ngosso et Esewe ancestraux. Il devient plus prestigieux d’inviter à cette cérémonie un haut dignitaire politique (un ministre…) plutôt qu’un chef traditionnel d’une contrée éloignée comme cela se faisait autrefois.

Est ce cela la modernité, ou cela s’apparente-il à une extinction annoncée des valeurs ancestrales?

A CHAQUE EPOQUE SES METHODES – LE NGONDO-cordon ombilical du peuple SAWA

le 04/12/2007 à 12:44:26
A CHAQUE EPOQUE SES METHODES

MBANYA : c’est le lieu sacré où on puise le pouvoir.
BADIBA NSONGUE : Président en exercice du NGONDO
(PAI O MADIBA)
LE NGONDO-cordon ombilical du peuple SAWA
- Gardien de la tradition SAWA
- Institution qui participe à l’amélioration du bien-être au quotidien
- Fête traditionnelle du peuple SAWA. Son action est de combattre la pauvreté extrême, d’aider les jeunes, la construction des écoles, hôpitaux…
La création d’emploi, orienter à mieux faire et la concertation efficace pour éviter des conflits;
Le NGONDO honore tous ceux qui posent des actes
positifs et travaille pour qu’il y est des repères (bibliothèques, expositions) sur le patrimoine
des SAWA. Alors les Sawa doivent s’engager à respecter :

- Leur tradition (tenue tradi qui est le sanja pour les hommes et le kaba pour les femmes) leur culture (course des pirogues, la lutte traditionnelle=Besua, la danse traditionnelle=Sèkèlè, Ambassbey, Esèwè, Makossa, Bolobo)
- Leur racine profonde et leurs ancêtres (DOUALLA MANGA BELL, NGOS’A DIN et bien d’autres).
Le peuple SAWA est extrêmement religieux (protestant, catholique…) depuis l’arrivée du christianisme.
LOBA veut dire le CIEL.
NYAMBE est unique et unitaire.
Nous ne devons non plus exclure les musulmans ou les paiens. Nous croyons en DIEU le créateur.
Alors, si nous ne nous décidons pas à retrouver nos vraies valeurs, notre fleuve va tarir et il n’y aura plus le poisson sur le WOURI.
SAWA BEACH doit éviter la destruction de la mangrove en impliquant les scientifiques sur l’agrandissement de la ville.
NKOND’A BOA o boso
Esimo ! Esimo ! SAWA nyèsè e kwènè dia o dia, na ndolo.
LOBA a namsè mboa SAWA o mundi mwa wase.
O mulema !

Est-il possible d’admirer et de célébrer, le « Corps » du Ngondo, tout en rejetant « Son Âme » ???

Par Martha Dayas-Eyoum, 2007, BNS, TVR

C’est en lisant les différents témoignages recueillis, dans le cadre du Dossier Ngondo, et les réactions qui en découlent (merci encore pour votre participation) que j’en suis arrivée à me poser la question suivante :
Est-il possible, d’admirer et de célébrer le « Corps » du Ngondo, tout en rejetant « Son Âme » ?
Je me suis rendue compte en effet, que s’agissant de cette institution et assemblée traditionnelle Sawa qu’est le Ngondo, je ne m’intéressais, moi-même jusqu’alors, qu’à son aspect Festif, Ngand’a Ngondo en Duala. Et comme beaucoup d’entre nous qui avons la Foi en Christ, j’ai toujours pensé, que tout le côté spirituel (je préfère ce terme à celui de mystique que je trouve ici réducteur) du Ngondo était à éviter ; Qu’il fallait s’en détacher…
Mais à force de lecture, comme par exemple le livre de Monsieur Valère EPEE, intitulé Le Paradis Tabou, Autopsie d’une Culture assassinée,grâce à différents échanges avec des Ainés Sawa, grâce à vos interventions et autres interpellations, (lire les articles suivants : LE PROFESSEUR KANGUE NOUS LIVRE LE FOND DE SA PENSEE ; et GENERATION CONSCIENTE SAWA!!! ) chers Bonasawanautes, je suis très partagée et pense même peut être m’être trompée.
Le Ngondo en tant qu’institution prône la Tolérance, le partage, le Respect la Paix…
Que de valeurs nobles pour le maintien d’une société unie…
N’est-ce pas forts de cette Philosophie, de cette façon d’être que nos Ancêtres, nos Mbámbé ont pu et su embrasser des religions et des façons de penser qui n’étaient pas les leurs ???
Peut être que je fais fausse route, mais ne nous positionnons nous pas dans un mauvais sens en parlant d’incompatibilité d’avec nos valeurs religieuses actuelles. ?
Peut-on réellement trouver un équilibre en rejetant notre essence propre, notre héritage culturel ?
Entre nous, notre manière de percevoir la Religion Chrétienne par exemple (catholique, protestante) à nous Sawa, Bantous, Camerounais, Africains, est-elle réellement la même que celle de personnes issues de culture Européenne, Française, Celtique… ?
L’empreinte de nos origines culturelles nous rend forcement différents, pour autant dans ce cas là, y aurait-il des Bons et des Mauvais Chrétiens ???
C’est vrai que c’est un sujet complexe qui justement demande recul et éclairages d’Anciens qui acceptent de partager avec nous, surtout pour des personnes qui comme moi, n’ont jamais assisté aux cérémonies dans l’eau et autres processions héritées de nos Ancêtres…
Cependant, je commence à être persuadée, qu’il est impossible d’admirer et de célébrer le Corps du Ngondo, qui est l’aspect visible, festif, en niant L’Âme du Ngondo qui est sa partie spirituelle, invisible.
Comment alors garder cet Héritage en vie, qui est partie intégrante de notre Patrimoine culturel, de notre Histoire, de nos racines ?
Qu’en pensez- vous Amis Bonasawanautes ???

Article ajouté le 2007-12-02 , consulté 664 fois
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