Archive pour novembre, 2013

LA RESTITUTION D’UN LOPIN DE TERRE POUR LE COMPTE DU NGONDO.

Le Pr. René Douala Manga Bell dénonce…et écrit au Président de la République 
 Il a écrit au président de la République, Paul Biya, pour demander la restitution d´un lopin de terre pour le compte du Ngondo.

Excellence, Monsieur le président de la République,

Je vous renouvelle mes hommages convenus et, alors que vos lourdes charges à la tête de notre pays ne vous laissent aucun répit et qu´il ne manque pas de préoccupations plus urgentes, permettez-moi, Excellence Monsieur le président, de saisir votre plus haute autorité d´une question qui tient d´une extrême délicatesse pour la paix en mon Canton à Douala. Les institutions de la République que vous incarnez se livrent depuis avant les indépendances à un jeu de massacre organisé sur les terres de mes ancêtres.

Depuis la pendaison de mon grand-père, Rudolf Douala Manga Bell, condamné à mort et pendu par le colon allemand le 7 août 1914, pour avoir osé revendiquer le simple droit de vivre sur les terres de ses ancêtres, l´Etat du Cameroun a perpétué des braquages en règle dans l´espace vital des Sawa à Douala, sous administration française et sous les régimes successifs depuis les indépendances. Le prétexte était tout trouvé : expropriation pour cause d´utilité publique. Une excuse agréable à tous, lorsque le développement économique de notre pays est en jeu. Mais la violence et l´iniquité commencent lorsque, au moment où les terres expropriées il y a cinquante ou cent ans, perdent la cause d´utilité publique et sont revendues au titre des domaines privés de l´Etat.

Qu´il me soit permis, Excellence Monsieur le président, d´insister sur un détail d´importance. Tous les terrains arrachés dans la ville de Douala n´ont jamais fait l´objet d´une quelconque indemnisation. La plus petite justice aurait voulu que ces terres soient rétrocédées, au nom du droit élémentaire de préemption reconnu aux dépositaires ancestraux.

Tel n´aura pas, hélas ! été le cas. Les ministres successifs de l´Urbanisme et de l´habitat, ou encore des Affaires foncières et des Domaines plus récemment, ont passé outre toutes vos instructions et n´en continuent pas moins aujourd´hui de vous discréditer aux yeux de la communauté internationale.
En 1996, le président de la République du Cameroun a pris un décret pour annuler les ventes de gré à gré de terrains à Douala. Et quelques mois plus tard, un décret d´application de la mesure. Nous sommes au Cameroun en situation d´échec au pouvoir souverain du chef de l´Etat. Je vis en mon canton, je constate que vos décrets sont restés lettres mortes.

Plus récemment encore, le 11 juillet 2008, j´ai vécu une scène de destruction à la pelleteuse d´un domaine sur la descente de la Cathédrale à Douala, un terrain évalué à cinq mille mètres carrés, vendu sous le boisseau à 5 000 francs Cfa le mètre carré. Se disputent ce terrain trois braves citoyens, un hiérarque du Rdpc à Douala, un député du même parti converti homme d´affaires ou capitaine d´industrie, et l´actuel président de la Chambre de commerce et d´industrie du Cameroun.

Or, le Ngondo, l´assemblée traditionnelle du peuple sawa dont vous avez reçu l´extrême onction, souhaite exploiter ce site pour y ériger son siège permanent et définitif. J´en fais ma grande ambition au moment où je reprendrai la présidence du Ngondo, dès la fin de cette année. Le peuple sawa ne se fera pas l´insulte de n´être pas en mesure de rassembler 25 millions de francs Cfa pour un site en plein Douala pour la cause des Sawa qui représentent, vous le savez, le cinquième des peuples du Cameroun.

Il y a quelques semaines encore, la résidence de Lobe Bebey Bell à Bali a été prise pour cible. L´illustre ancêtre a assuré la régence de la chefferie de mon canton entre 1932 et 1950. A en croire une certaine information, le terrain aurait été vendu à un acquéreur incertain par un improbable parent du chef défunt. Jusqu´où les infamies, les profanations et les iconoclasmes ne pourront prospérer plus loin ? Aucun peuple, aucune civilisation au monde ne saurait tolérer que les sièges de ses institutions traditionnelles soient adjugés au premier aventurier. On en serait alors à négocier aux enchères le Palais de Versailles de Louis XIV, à commencer par l´Elysée à Paris, la Maison-Blanche à Washington, ou même le Palais de l´Unité à Etoudi. Ce n´est surtout pas à Bafoussam, à Foumban, à Garoua ou ailleurs dans le sud Cameroun qu´on s´aviserait de négocier des terrains d´une chefferie. Mais au prochain tour, à Douala, la ville du Cameroun où rien n´est interdit, quelques grands commerçants achèteront, à Douala, le mausolée de Rudolf Douala Manga Bell. Un titre foncier sur le théâtre de la pendaison du Roi, cinquante ans au moins avant que le Cameroun n´ait eu un certain Ernest Ouandié.

Le Cameroun en serait tout beau, comme un vilain pied de nez aux intellectuels du continent qui travaillent à réécrire l´histoire, sur l´instant zéro du 18 juillet 1884. Face au plénipotentiaire Nachtigal de l´empereur allemand Guillaume Premier, un chef de file, le King Bell, aux côtés de Dicka Mpondo, le King Akwa, a signé l´acte de naissance du Cameroun.

Que tous les prétendants à ce terrain pour lequel mon grand-père a été pendu veuillent bien attendre que je ne sois plus de ce monde et que j´aie le cauchemar de me retourner du fond de mon caveau parce que mes enfants n´auront pas eu le courage de se lever pour défendre ce qui est à eux.
Excellence, Monsieur le président, le peuple sawa et moi-même vous saurons infiniment gré de toutes les mesures d´urgence que vous voudrez bien prendre pour assainir cette situation qui devient potentiellement explosive. Vous aurez acquitté un respectable tribut à la Résolution 61/295 des Nations unies du 13 septembre 2007 sur les droits des peuples autochtones. Pour mémoire, qu´il vous convienne de repenser cette disposition de la Résolution, que le Cameroun a signée et doit avoir ratifiée.

Article 28 : Les peuples autochtones ont droit à réparation, par le biais, notamment, de la restitution ou, lorsque cela n´est pas possible, d´une indemnisation juste, correcte et équitable pour les terres, territoires et ressources qu´ils possédaient traditionnellement ou occupaient ou utilisaient et qui ont été confisqués, pris, occupés, exploités ou dégradés sans leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.

Excellence, Monsieur le président,
j´ai l´honneur de revendiquer, au nom du peuple sawa en général et du peuple douala en particulier, la restitution du terrain dont il est question. Pas pour le compte du Prince René Douala Manga Bell, mais au nom du Ngondo. Assurément, vous aurez posé là la première pierre de la mise en ?œuvre des mesures sur la protection des minorités et des populations autochtones que nous avons votées pour notre Constitution en 1996. Vous en aurez l´onction de toute la communauté internationale.

J´ai 82 ans passés, je n´ai plus la vigueur de mes 23 ans lorsque j´étais soldat au front du Tonkin pour la guerre d´Indochine pour le compte de la France en 19…

Monsieur le président, je me fais la violence au quotidien de m´entretenir avec cent ou mille sujets, de mon canton, ou de tous les autres cantons du grand village de Douala. Je n´ai pas l´excuse de quelques escapades à dix mille lieues, seule ma capacité de persuasion me permet de tenir face à une lame de fond qui tient d´une volonté populaire et qui a ses allures d´insurrection.

Je vous renouvelle les assurances de mon peuple à demeurer le peuple accueillant qu´il a toujours été et que Douala restera cette formidable terre hospitalière pour tous les hommes du monde. Je vous prie d´agréer, Excellence Monsieur le président de la République, l´expression de ma déférente et respectueuse considération. Et que vive le Cameroun !

Douala, le 14 juillet 2008
Prince René Douala Manga Bell

Charles Dabrad Songue

de SAWA WORLD MOUVEMENT

 

ORIGINES DE LA TRIBU PONGO AU SEIN DU PEUPLE SAWA

 

Un bel article, bien documenté, sur les Pongo, revu avec les soins de TETE MONNY Georges.

ORIGINES DE LA TRIBU PONGO AU SEIN DU PEUPLE SAWA
par René Ekobo’a Moukolo
SOMMAIRE

I. – ORIGINE
II. COMPOSITION
III. ORGANISATION
IV. IDENTITÉ ET SALUTATIONS
V. FAMILLE/MBIA
VI. BALALO (RELATIONS AVEC LES…), BEAUX-PARENTS
VII. ENFANTS SANS PÈRE
VIII. COMMUNICATION
IX. CANTON PONGO
X. CHEFFERIES
XI. CROYANCES
XII. HOMMAGE AU PALMIER
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I. L’ORIGINE DES PONGO’A MBEDI

Les PONGO’A MBEDI – à ne pas confondre avec les « Pongo Songo » descendent du patriarche MBEDI’A MBONGO et forment, avec d’autres fils dont ils sont étroitement liés, les communautés BOMBEDI (BONA MBEDI) venues de PITY et LONGASSE. Ces communautés s’installent sur la côte (SAWA) vers 1578 pour former la troisième pierre du foyer (masoso) BAKOKO-BASSA-MBEDI.

Peuple de fleuves, les BOMBEDI sont composés des :
BAKWEDI (et assimilés) BA MBONGO
BOJONGO’A MBEDI
EWALE’A MBEDI
EWODI’A MBEDI
MULIMBA’A MBEDI
PONGO’A MBEDI
Si la communauté EWALE se fixe sur les deux rives du fleuve WURI (munja mwa Duala) apres avoir repoussé les BASSA, premiers occupants de la rive gauche, la communauté PONGO s’installe à proximité du fleuve MUNGO (munja mwa Mungo) après avoir repoussé les BAKOKO, premiers occupants des lieux.
A l’exception des BOJONGO, qui ont fusionné avec une branche des EWALE aujourd’hui appelée DOOH-DOOH , les autres communautés se retrouvent implantées dans le NKAM ou la SANAGA.

II – COMPOSITION DES PONGO’A MBEDI

Conformément aux lois de la nature, la tribu PONGO’A MBEDI est composée de deux communautés appelées BOMONO ET DIBOMBARI :
1° Les BOMONO (BONA ENONO), qui sont issus des deux fils de ENONO’A PONGO. Les ENONO’A PONGO s’identifient par les JEDU et les MBENGE (du Nord et du Sud).
2° Les DIBOMBARI (EBO MBALE), qui sont issus de EBO MBALE’A PONGO.
N.B. : Il ne faudrait pas confondre Dibombari et Dibomba, car la casse de noix (« eyango’a mbia… ») ne se laisse pas emballer (« … e si ma kakabe »).

PDF compression, OCR, web optimization using a watermarked evaluation copy of L’ensemble de ces communautés forme le canton PONGO, auquel étaient rattachées les communautés ABO BANKON et BAKOKO (BOSSO).

III – ORGANISATION DES PONGO’A MBEDI

Les puissances coloniales successives se sont appuyées sur les structures existantes pour l’administration de notre pays, le Cameroun. Aujourd’hui encore, les régimes issus de l’indépendance en ont favorise le développement.
Aussi, à la tête de la pyramide sociale, il y a la famille classique, noyau de toute société organisée.
Eboko : Terrain où s’installe le fondateur, le sango’a mboa, pour y fonder son foyer
Muebe : Foyer. C’est la création du sango’a mboa
Mboa : Ensemble de foyers dépendant du sango’a mboa et de sa première épouse en cas de mariage polygamique
Bona : Famille classique. Les miebe constitués en ensemble forment une entité BONA, foyers placés sous l’autorité d’un descendant mâle de l’ancêtre fondateur (chef de famille)
Tumba : Groupement rassemblant un nombre important de familles rattachées à un même ancêtre
Mundi : Ensemble de groupements partageant la même cité avec des règles de filiation directe. Par exemple, MUNDI MUA BOMONO, MUNDI M’EBOMBADI
Ekombo : Le canton, qui symbolise l’entité des communautés. Ainsi, EKOMBO’A PONGO est le canton rassemblant les communautés BOMONO et DIBOMBARI ; on retrouve au reste les vestiges d’un tribunal commun, « KOTI’A
PONGO » Koti, de l’anglais court, tribunal sur la route BOMONO-DIBOMBARI, entre les rivières KENGE ET MBUMBULAN.
compression, OCR, web optimization using a watermarked evaluation copy of CVISION IV. (a) IDENTITÉ DES PONGO’A MBEDI

La pratique de l’esclavage ayant été courante chez les PONGO’A MBEDI comme chez ses autres cousins, l’identité revêt un caractère primordial. Aussi, décliner son identité consiste à rappeler à son interlocuteur son arbre généalogique, et surtout, aussi loin que puisse remonter dans le temps la mémoire communautaire.
Deux sources illustrent bien cet usage :
1° Le héros de Maso ma Ndala, célèbre légende des SAWA rendue publique par TIKI’A KOULE A PENDA (Dibombari), décline à la suite de chacun de ses exploits sa triade généalogique : « MBA NDE NE : JEKI LA NJAMBE’A INONO ! », JEKI étant le nom du cet illustre personnage, NJAMBE étant le nom de son père et INONO, celui de son grand-père. Nous observerons au passage la quasi-homophonie pour le moins curieuse entre cet INONO et ENONO, l’ancêtre des BOMONO.
2° Dans l’Evangile selon Saint Matthieu, (I, 17), la généalogie du Christ commence par David, fils d’Abraham, bien que né de Marie Notre Bienheureuse car c’est Joseph, le père, qui est descendant du Roi David. En respectant la Règle de la Triade généalogique (groupe de trois personnes étroitement associées), les PONGO’A MBEDI ne font qu’appliquer leur coutume, ou dimbambe.

IV (b) LES SALUTATIONS DES PONGO’A MBEDI

A l’inverse des civilisations occidentales qui invoquent le moment précis de leur rencontre, les communautés BON MBEDI célèbrent leurs rencontres par un acte de foi à leur illustre patriarche. Aussi, au lieu de se dire « bonjour » ou « bonsoir », les PONGO’A MBEDI, comme les autres BON MBEDI, rendent hommage à NYAMBE (le Créateur).
« NJE E TUSE ? – NYAMBE ! »
« BA NJA BA JAI ? – BANA ! BANA BA NJA ? BANA BA PONGO’A MBEDI ! »

V MBIA ou MBOA : LA FAMILLE PONGO’A MBEDI

La famille chez les PONGO’A MBEDI est synonyme de la famille romaine : gentes, groupement de personnes se rattachant à un ancêtre commun et ayant des rangs sociaux
différents. Les appellations MBIA MA BONA ELOSSO ou MBOA BONA ELOSSO, veulent dirent la même chose.
Le Tete, ou Sango’a mboa, est le fondateur de la mbia, qui porte généralement son nom, car il a pris souche à un endroit inoccupé pour y fonder sa propre famille après s’être détaché de son groupe d’origine.
La Yeye, ou Nyango’a mboa, première épouse du fondateur, tient un rôle déterminant pour la future mbia soit selon l’influence de ses propres origines, soit encore celle du nombre de ses maternités.
La Mbanyi est la co-épouse, l’autre épouse du fondateur.
Les Bana sont les fils ou filles issus du couple.
Les Teteneye sont appelés Soyambe ou Bana ba wonja, c’est-à-dire des citoyens libres.
Le Njan, ou Munjan ma moto qui vient de ja (résider) , est un allogène, c’est-à-dire une personne venue d’ailleurs pour s’installer dans une nouvelle famille, dans laquelle elle sera adoptée moyennant certaines conditions ou formalités, parmi lesquelles le Dese la mboa (un festin rituel).
Le Muyabedi – de yadi (jadi en pongo), la naissance est une personne née sur place ou reçue jeune en cadeau et n’ayant aucun lien de sang avec le fondateur de famille, bien que élevée parmi les Soyambe avec un statut de semi-liberté.
Le Mukom de mukoma (muyoko en pongo), la captivité relève de trois catégories :
L’Etumbe, qui est une personne achetée enfant et élevée dans la famille (Etumb’a moto)
Le Mukaki ma mukom, qui est une personne achetée adulte et rattachée à la famille
Le Mukom proprement dit est une personne qui, captive de guerre, est gardée dans la famille.
Tels sont les membres de la MBOA ou MBIA, où chacun doit rester à sa place suivant l’expression : « Moto te o epol’ao. »orresso

VI &VII. BALALO (RELATIONS AVEC LES…), BEAUX-PARENTS, ENFANTS SANS PÈRE

Si nous admettons qu’un enfant né d’un couple marié appartient à la famille de son père parce qu’il y a eu dot, nous devons alors reconnaître qu’un enfant dont le père biologique est inconnu appartienne à la famille de sa mère grâce aux liens de sang qui existent par rapport à son grand-père maternel. Du livre de l’Exode de la Bible, Moïse, libérateur d’Israël, adopté par la fille du Pharaon, est élevé au rang de Prince d’Egypte comme fils, avant de redevenir hébreu.
Chez les PONGO’A MBEDI, tout enfant né d’une jeune femme non mariée reste la « propriété » du père de celle-ci. Il peut en faire son héritier s’il s’agit d’un garçon, ou la donner en mariage, moyennant dot, s’il s’agit d’une fille.

VIII – LA COMMUNICATION CHEZ LES PONGO

Une fois donc les rencontres célébrées et nos identités déclinées, il ne nous reste plus qu’à examiner l’évolution de la communication chez les PONGO’A MBEDI. De l’autre exclamation des BONA MBEDI : « Ekwa muato ? (du ventre de la femme ?) O tam te ? – Njom ! O si tam te ? – Njom ! Njom ! Njom na njom te !!! », nous retenons le terme MUATO, femme, en pongo, pour confirmer l’usage étendu du pongo, selon les dires des anciens, chez les DUALA et, fort probablement, par l’ensemble des communautés BONA MBEDI avant l’arrivée de l’écriture car, jusque-là, notre civilisation demeurait orale. Véritable instrument de transmission, le tam-tam, elimbi, servait pour les communications à distance au moyen d’un langage que seuls les initiés pouvaient capter.

IX – LE CANTON : EKOMBO’ A PONGO’A MBEDI

La tribu PONGO’A MBEDI une fois circonscrite, nous revenons sur les villages qui composent les différentes communautés :

1° BOMONO BA JEDU (TUMBA LA …)
Cette communauté est constituée d’un groupe de familles comprenant les :
– BONA EPONGE
– BONA EWANGE
– BONA KOLO
– BONA KOULE
– BONA MABONGE
– BONA MBODI
– BWASSALO
Les villages annexes situées dans la périphérie sont :
– BENJANGA
– BOMONO-GARE
– NKAPA
– NKENDE
– MUNDI MA SOLE

2° BOMONO BA MBENGE (TUMBA LA…)
Cette communauté est constituée du groupe de familles ci-après :
– BONA EPEPA
– BONA ELOMBO
– BONA MABONGE
– BONA BWENYE
– BONA MPONDO
– BOSABA
– MAKA
Les villages annexes situés dans la périphérie sont :
– BABENGA
– BEKOKO
– BWADIBO

3° DIBOMBARI (MUNDI MA…)
La communauté est composée de trois groupes de familles assimilées aux
groupements

- BOSSEDI (BONA …), fils de EBO MBALE A PONGO,
comprenant les familles
BONA ELOSO
BONA MOUKOLO
BONA MOUKOUDI
BONA NGONGO
BONA MOUELLE
BONA NJO TUE
BONA NKON
BONA EKOBO
BONA MUNANGE
Les villages annexes situés dans la périphérie étant :
– NGODI
– BOSSEDI-2

- BWELELO (BONA…), autre fils de EBO MBALE A PONGO,
comprenant les familles :
BONA YOUMA
BONA KOULE
BONA TAKWA
BONA NJANGA
BONA MALOLO
BWATAKA
BONA LOBE
BONA MIKANGE
BONA MBEPPE

Les villages annexes situées dans la périphérie sont :
– EWOULO
– NJOBWELE
– NGODI

-BWANJUMBA (BONA…), dernier fils de EBO MBALE A PONGO, comprenant les familles :
BONA EKOULE
BONA EKE EBENGUE
BONA MPAH
BONA MASUKE
BONA NGELE
BONA NDENDE
Quelques villages importants sont dispersés dans la périphérie :
– BONA BWENG
– NGODI A BWANJUMBA
– BONA MASUKE B’EYIDI
– MUNDI MA PONDJI

N.B. : Il advient que la particule BONA devient BWA sous sa forme contractée pour marquer des différences. A titre d’exemples : BWA MBODI, pour désigner les BONA MBODI ; BWA MOUKOLO, pour désigner les BONA MOUKOLO. Toutefois, certaines familles peu prospères se sont associées, ce qui explique dans certains cas le manque d’homogénéité dans les clans. A preuve, les BONA NDENDE, MPAH, NA EBENGUE, etc.
Quant aux villages annexes cités, précisons qu’il s’agit de détachement de familles d’une même communauté, qui se sont fixées dans la périphérie mais en conservant l’identité des familles d’origine : Les BONA BWENG, toujours rattachés à BWANJUMBA ; les NJOHBWELE, toujours rattachés à BWELELO ; les BEKOKO, toujours rattachés à BOMONO BA MBENGUE ; les NKENDE, toujours rattachés à BOMONO BA JEDU.

X. MANEA M’EKOMBO (CHEFFERIES)

Toute société étant régie par des règles, chaque groupe de familles désigne à sa tête un responsable chargé de veiller au respect des lois, d’où l’existence des chefferies instituées comme des monarchies dynastiques se transmettant de père en fils :

JANEA LA MBOA (le chef de la famille). Le chef de famille est le notable qui est chargé de représenter la famille. Cette fonction lui permet de siéger aux instances de la communauté avec d’autres chefs.
JANEA LA TUMBA (le chef de la communauté). A la tête du groupement, ce notable assure la coordination entre les familles de sa circonscription. Autrefois collecteur d’impôts, il participe au conseil du canton.
JANEA LA BOSO (le chef supérieur). Administrateur du canton, le chef supérieur a des fonctions assimilées à celle d’un fonctionnaire, ce qui lui permet de toucher une pension de l’administration. Autrefois, il tenait également lieu de Président du Tribunal coutumier, Officier d’état-civil, etc.

En l’absence des écrits (notre culture étant orale), les PONGO’A MBEDI, comme les autres communautés BOMBEDI, n’ont pas d’ordre de préséance à l’accession au trône de chef, qu’il s’agisse d’une chefferie superieure ou simplement de famille, ce qui explique de nombreuses palabres sur certaines successions car la famille allant grandissant, tous les fils, alors « princes de sang », prétendent au trône. Cependant, nous devons rendre hommage à ceux qui de leur vivant facilitent la chose en choisissant leurs éventuels successeurs parmi les nombreux prétendants ; initiative du Prince Alexandre NDUMB’A DUALA MANGA BELL, prédécesseur (et oncle) du feu chef supérieur des BELL, le Prince René DUALA MANGA BELL.
Nos chefferies sont classées en catégorie par l’administration dans chaque canton :
Canton PONGO. Chef supérieur ou chef de premier degré : le défunt BEKOMBO’A SOSSO, de BONA NJANGA (BWELELO)
– BOMONO BA JEDU : Chef de groupement ou chef de second degré : MAKA NJOH, de BON’ EWANG
– BOMONO BA MBENGUE : Chef de groupement ou chef de second degré : MONDO MUNGOLE, de BONAMABONG
– BOSEDI : Assimilé Chef de groupement, EKWA BEBE, de BONA NGONGO
– BWANJUMBA : Assimilé Chef de groupement, MPAH TOMBE, de BONA MPAH
Il existe auprès des chefferies ci-dessus des chefs de troisième degré, tantôt chefs de familles, tantôt chefs de villages, mais toujours dépendant du groupement d’attache.

KOTI’A PONGO
Il s’agit d’un tribunal commun à l’ensemble des groupements cités plus haut, inspiré probablement de la Cour d’équité (Court of Equity) de janvier 1856 destinée à garantir la sécurité des habitants et autres règlements.

XI. NOS CROYANCES

1° NJE E TUSE E ? Qu’est-ce qui est absolu ? – NYAMBE ! Le Créateur !
Partout dans notre région côtière, nous glorifions NYAMBE, l’Etre Suprême, Le Créateur, NYAMBE BEWEKEDI que le christianisme a rebaptisé en DIEU, LOBA, présumant que les SOYAMBE (les enfants de pure souche) en sont les descendants, ses créations.
NYAMBE est également attribut des phénomènes surnaturels de tout ordre :
NYAMBE’A BUNYA, l’aurore ou le crépuscule
EBANGO’A NYAMBE, la blessure incurable
DIBOA LA NYAMBE, la maladie incurable chez la femme pouvant entraîner la stérilité.
NYAMB’A DIBENGA, Dieu d’Eternité.

2° NYOSE LA KWA : « Faire boire la potion de kwa. »Le kwa est le nom que porte un arbre vénéneux censé rendre justice une fois absorbée une potion contenant son suc. Quiconque présumé coupable est déclaré innocent s’il y survit. Cette procédure criminelle se nomme « SUA LA KWA », une fois débouté et au contraire, « KO LA KWA » lorsque survient la mort, qui au reste atteste la culpabilité du prévenu. L’écorce et les racine du kwa, arbre mystique, sont utilisés dans diverses préparations thérapeutiques.

3° MOTO’A NYAMBE A DIBENGA, toute personne créée par L’Eternel NYAMBE. DIBENGA donne à la fois l’idée de la durée et de la continuité, le don éternel. Associé à NYAMBE, il exprime l’éternité de DIEU, NYAMB’A DIBENGA.
Nous touchons ici au délicat problème de la Sainte-Trinité enseignée par le christianisme, Père, Fils et Saint-Esprit (Jean I, 1) pouvant s’expliquer chez nous par NYAMBE A KWA DIBENGA.

4° DESE LA MENGU : « Les offrandes aux ondins. » Les MENGU (singulier : JENGU) sont des ondins, génies du fleuve auxquels on consacre des offrandes (de la nourriture en général) afin d’en obtenir des grâces (BONAM) ou encore pour prévenir un malheur (NDINKAM).

5° DESE LA BAMBAMBE : « Les offrandes aux ancêtres. » Les BAMBAMBE sont des anciens ancêtres devenus esprits, des BEDIMO, auxquels on consacre des offrandes en les interpellant pour qu’ils continuent à assurer notre protection. Qui n’a jamais fait appel à un parent décédé alors qu’il se trouve dans le désarroi ?

CHRONOLOGIE

1472. Découverte et baptême du fleuve RIO DOS CAMAROES par les Portugais.
Re-baptême du fleuve RIO DOS CAMARONES par les Espagnols.
1578. Installation de MBEDI’A MBONGO.
1833. Abolition de l’esclavage en Angleterre.
1848. Abolition de l’esclavage en France.
1856. Baptême de DUALA en CAMEROONS TOWN par les Anglais (Traité commercial du 14 janvier).
1866. Guerre entre clans AKWA et BELL.
1884. Rebaptême de DUALA en KAMERUNSTADT par les Allemands (Traité du 12 juillet)
1884. Signature du Traité germano-duala, 12 juillet.
1884. Conférence de Berlin, 15 novembre
1901. Rétablissement de la dénomination DUALA par décret du Gouverneur allemand du 1er janvier.

XIII.HOMMAGE AU PALMIER (LENDE)

Le palmier est un arbre magique truffé de symboles et doué d’une incroyable générosité qui fait de lui l’arbre de la mythologie PONGO.
PONDO MI WO, BESO BE TIMBA meurent les vieux et viennent les jeunes.
LENDE DI MA LANGWABE KE DI MATO NJONGO – Il n’y a pas de fumée sans feu, ou encore : Le renom d’un homme naît de ses exploits, ou bien : La réputation d’un palmier provient de la quantité d’huile de palme qu’il produit.

Services rendus à l’homme
Les palmes, BIENGE, sont utilisées pour tresser les nattes des toitures et les murs des cases abritant les hommes.
Les tissus, MABATO, ont protégé autrefois la nudité sous la forme de cache-sexe.
Les nattes et les bambous servent à la fabrication d’accessoires : Ce sont les EBUMBU, EKAKA, KWALA-KWALA, ou encore à la fabrication des meubles, tel le KALA MBANJA, le lit en bambou.
Les nervures servent à la confection du JANJO, l’aspersoir rituel et du DIPAPA, le balai ou le chasse-mouches.
La casse de noix, EYANGO’A MBIA, une fois réduite en cendres, se transforme en KAN, qui entre dans la préparation du MUSONO (tabac à priser) avec du tabac écrasé.
DIWONGI L’EKOMBO, richesse du canton, le palmier nous procure :
de la nourriture (cœur de palmier)
de l’huile de palme (MULA MA MBALE, l’huile « véritable »)
de l’huile de palmiste (MANYANGA, la graisse industrielle)
du savon, SOPI (soap, en anglais) fabriqué à base de graisse de noix, JONGO.
On comprend l’intérêt qu’ont porté au palmier le SYNDIKAT FÜR ÖLPALMEN KULTUR lors de l’occupation allemande ainsi que l’Institut de Recherche pour les Huiles et Oléagineux sous la tutelle française, en implantant dans notre canton des programmes de développement de culture du palmier, héritage de l’actuelle SOCAPALM de NKAPA (où se trouve l’usine) et de TILO(siège de la Direction).
Du vin de palme, MAO MA MALENDE, avec son alcool dérivé après distillation, le
HAA, fort apprécié de nos aînés.

PRINCIPAUX PERSONNAGES/ACTEURS

1845. Arrivée à Douala d’Alfred SAKER, missionnaire anglais (le 10 juin)
1849-1856. Voyages et Découvertes en Afrique de Henri BARTH, explorateur allemand
1862. Arrivée à FERNANDO POO de John HOLT, jeune Secrétaire du Consul
1868. Arrivée à Douala d’Adolf WOERMAN, commerçant allemand (à qui le titre de Consul fut refusé)
1884. Arrivée à Douala de Gustav von NACHTIGAL, médecin militaire, Consul général allemand à Tunis
1849-1856. Voyages et Découvertes en Afrique de Henri BARTH, explorateur allemand

PROBLEMATIQUE DE LA SUCCESSION DANS LES CHEFFERIES TRADITIONNELLES SAWA DU WOURI

PROBLEMATIQUE DE LA SUCCESSION DANS LES CHEFFERIES TRADITIONNELLES SAWA DU WOURI

Les règles de succession dans la tradition Sawa ne sont pas respectées : chez les Sawa, le chef n’est pas élu, alors que l’administration s’obstine à organiser des élections.

I – DROIT COUTUMIER

Chez les sawa, le chef n’est pas élu, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire. Il fut un temps ou l’administration camerounaise, pour des raisons de commodité propre, dues sans doute à la nécessité de maîtriser les chefs traditionnelles, a entrepris de faire élire le chef par un collège électoral facile à manipuler. Mais si la chefferie est une affaire de tradition, et si l’administration voudrait reste fidèle à ce qu’elle a présente ces dernière temps comme sa nouvelle philosophie.

En matière de succession à la tête des chefferies (l’administration ne se mêlera plus des problèmes de succession, nous a – t- on dit, et ne se contentera que d’appliquer la décision du KING MAKERS), alors le respect de nos traditions nous éloigne d’une quelque élection. Aucun chef traditionnel de quelque degré que ce soit, n’a jamais été élu jusqu’à l’indépendance de notre pays (tout au moins à Douala et chez les Sawa, zone qui aujourd’hui nous intéresse). Un chef traditionnel mourrait –il ? On faisait aussitôt appel à son fil pour lui succéder. Et même la désignation du successeur avant sa mort par le dé cujus lui –même, était un mode de dévolution qu’on successoral très souvent pratiqué. Ce n’est qu’en cas de carence des enfants, qu’on faisait appel à la famille composée des frères du défunt qui avaient alors le devoir de designer parmi eux un successeur ; ainsi, chez les AKWA, le roi DIKA MPONDO, avant de décéder, a désigné son fils MPONDO DIKA Ludwing pour succéder.

Mais il devait ajouter qu’au cas où MPONDO DIKA Ludwig ne reviendrait pas de prison, le Commandement devait aller à un autre de ses enfants, DIN DIKA. Et le problème s’est finalement posé entre DIN DIKA ET BETOTE DIKA( deux frères), ce sont tous les fils de DIKA MPONDO qui auront été sollicités pour la désignation du nouveau Roi, et nullement un quelconque Collège Electoral qui serait composé des Chefs de villages d’Akwa. Ce sont les fils de DIKA MPONDO qu’on a alors appelé les BONADIKA, la chefferie existait à Akwa et était détenue par les BONAMPONDO à NGANDO à travers l’un de leurs membres, le Roi DIKA MPONDO ; et avant cela, la chefferie était détenue par les BONANGANDO’A KWA, par le truchement du Roi MPONDO’A NGANDO. De même, à la mort du Roi BETOTE AKWA, seuls ses enfants, les BONABETOTE auraient dû être interrogés pour apporter un successeur à leur père. Aujourd’hui il s’agit tout simplement de savoir si feu Enis Richard KOUM BELL a régné à BONABERI ; si feu Ernest EBONGUE AKWA a effectivement régné à Akwa. Si tel est le cas, ( et je dirai sans risque aucun d’être démenti qu’ils ont tous deux régnés) la succession regarde exclusivement leurs fils, au premier chef. Ce n’est qu’en cas de défaillance de ces fils que les oncles de ces Princes devraient êtres sollicités, mais pas avant.

II- DROIT POSITIF

Le principe de l’élection d’un chef Supérieur par Collège Electoral composé de Chefs de villages ou de quartiers ne répond en rien au droit moderne ; pas plus qu’il ne saurait être envisagé l’élection d’un Chef de village( ou de Quartier en zone urbaine) par des Notables. Nous savons très bien qu’en droit celui qui peut élire (l’électeur) peut aussi poser sa candidature pour être élu (éligible). En général, celui qui est inéligible perd aussi le droit d’élire. Or voila des personnes qui sont appelées à élire un Roi (ou un Chef) mais qui ne pourront jamais faire acte de candidature au poste pour lequel ils sont appelés à voter, car ils ne font pas parti de la famille régnante. Ceci devrait servir à mettre un trait sur l’élection d’un Responsable du Commandement Traditionnel par un quelconque Collège Electoral n’appartenant pas à la famille régnante.

III – Dans un rapport Vice – Premier Ministre, Ministre chargé de l’administration territoriale à propos de la succession à la chefferie de premier degré BELLE – BELLE, le sous Directeur de l’organisation administrative semble poser les bonnes questions, amener un développement de ses idées assez correct ; mais il arrive à la mauvaise solution : les élections entre le fils du Chef défunt et Monsieur KOUM Frédéric.

Dans un autre rapport, les Chefs supérieurs du Wouri sont taxés de fait du dilatoire alors qu’ils ne seraient pas concernés par ce problème de Bonaberi.
Il faudrait savoir si l’administration est plus à même d’interpréter un point de la coutume Sawa que les Chefs Supérieurs Sawa, gardiens de cette coutume. Car il ne s’agit pour les Chef supérieurs Sawa de s’immiscer dans le processus de désignation du successeur de feu Enis KOUM BELL. Mais leur intervention est motivée par le respect d’un point de la coutume Sawa : Le Chef n’est pas élu, mais sort de la famille régnante ; c’est en priorité l’un des fils du défunt Chef qui lui succède et l’on ne fait appel au reste de la famille qu’en cas de défaillance de tous les enfants. Ce point doit être constant et le fait de vouloir ériger en règle de succession chez les Sawa, une disposition qui a été amenée en son temps par l’administration, l’élection est la base de tout le désordre que l’on note aujourd’hui dans la plupart des chefferies du Littoral Sawa.

Ceci est un fait que ce désordre ne peut profiter à l’Etat à qui la chefferie traditionnelle a encore énormément à apporter pour aider le Chef de l’Etat et son gouvernement dans l’œuvre de construction nationale. Et cet apport ne pourra se sentir que dans la sérénité retrouvée.
Notre conclusion est donc que :
1- Le Chef n’est jamais élu : le principe de l’élection ne saurait passer, ni au regard de la coutume Sawa, ni même du droit positif moderne.
2- Le successeur du Chef est prioritairement un de ses fils ; et en cas de défaillance de tous les Princes, alors la famille régnantes LATO SENSU est sollicitée pour donner un Chef.
3- Le Successeur à la chefferie BELLE BELLE doit être incontestablement le fils de feu Enis Richard KOUM BELL, tandis que un des enfants de EBONGUE AKWA est en droit de succéder à son père.
ESSAKA EKWALA ESSAKA KING DEIDO DIMBAMBE

GÉNÉALOGIE DES SAWA ARBRE GÉNÉRAL

Voici un arbre généalogique général des Sawa. Je suis reconnaissant à son auteur, Tete Manga Akwa, pour le travail abattu. On s’y perd parfois – pour ne pas dire beaucoup – mais il a l’avantage de prétendre à l’exhaustivité. Voici donc une somme intégrale, à partir de laquelle il faudrait procéder à un travail minutieux de vérification avant de le mettre à plat et y voir plus clair. J’ai essayé, pour ma part, de le rendre plus lisible pour que le lecteur ne s’y trompe pas parmi les divisions et les subdivisions. Il reste énormément de travail à accomplir là-dessus mais il est là, devant vous. A vous de le lire et d’en juger.

Le rendu plus lisible de la généalogie des SAWA par TETE MONNY Georges. (Merci).

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GÉNÉALOGIE DES SAWA
ARBRE GÉNÉRAL

par Tete Manga Akwa

Mbongo est le grand patriarche du peuple Sawa. C’était un ressortissant du Grand-Congo, lequel était constitué :
de la République démocratique du Congo
du Gabon
du Congo-Brazzaville
du Centrafrique
du Cameroun
de la Guinée équatoriale.
Le patriarche Mbongo est arrivé sur les berges du fleuve Oli (Wouri) en 1578 suivi de son clan tout entier, bien que certains se soient arrêtés en chemin, les uns au Gabon, les autres au Congo, etc. Ce sont tous des Bantu, d’où la provenance du mot Bato, c’est-à-dire les hommes.
Ces Bantu étaient des nomades qui avaient migré à partir de l’Afrique du Nord, le pays des Pharaons qui jouissait de sa souveraineté depuis les temps anciens et englobait alors la Nubie, l’Egypte actuelle, le Soudan, la Lybie, etc. Le nom « Egypte » n’existait pas du temps des Pharaons. De même, le terme « esclave » n’existait pas non plus dans le jargon ancien comme l’Occident a voulu nous le faire accroire : il n’y avait qu’un peuple, un seul, sans distinction, avant la défragmentation.

Après le décès du patriarche Mbongo, son fils Mbedi, appelé Mbed’a Mbongo, prit les rênes du pouvoir.
A leur arrivée sur les berges d’Oli (Wouri), Mbedi et son clan trouvèrent sur place les Bakoko (autrement dit : Bato ba mukoko, c’est-à-dire « les premiers habitants du fleuve »). Ce n’était au reste nullement leur nom mais plutôt une désignation ou appellation héritée du clan Mbed’a Mbongo, qui les croyaient plus nombreux que des grains de sable, d’autant que les Bassa venaient s’ajouter au nombre de cette multitude.
Les Bakoko occupaient donc une partie du fleuve, qui s’appelait en ce temps-là « Mbende ». Les Bassa le désignaient sous le nom de « Bayondo ». Quant aux Duala, ils l’appelèrent « Oli », terme que les Français aujourd’hui transformèrent en « Wouri ».

Les Bakoko s’avérèrent hospitaliers pour la délégation de Mbedi, et leur chef donna à marier une de ses filles au chef du clan Mbedi en contrepartie d’une paix hypothétique. De cette union naquirent Ewale et tous ses frères. Contrairement à la version fort répandue, Ewalé’a Mbedi est bel et bien né au Cameroun, d’une fille Bakoko, du nom de Oho’a Songe, originaire du village de Yansoki, et qui était l’épouse du très grand et très respecté Mbed’a Mbongo, lequel, en revanche, est né au Congo. Or chez les Bantu, rien n’est plus sacré qu’un mulalo, un parent de la lignée maternelle. Même en temps de guerre, il reste du nombre de ceux qu’on épargne en priorité, d’où cet adage Duala : Mulalo a si ma wo o bila ! (« un beau-parent ne meurt point à la guerre ! », sous-entendu : nous ne le laisserons jamais mourir !)
Aussi, dans les temps anciens, on n’exécutait jamais les otages de rang royal.

Dans notre culture, les enfants de la sœur ne sont-ils pas toujours plus choyés et dorlotés ? Quoi qu’il en soit, la mère est toujours reconnue mais rarement le père, et qu’il eût entamé des démarches officielles en ce sens ou non il persistera toujours un doute à son endroit.
Par ailleurs, selon l’arbre généalogique (manela’a bwele), toute cette famille issue du même un ancêtre commun est elle-même subdivisée en plusieurs grandes familles, dont celles du mont Koupé et celles de Tubé (« l´Océan ») :

I. DUALA
Clans descendants des fils d’Ewalè Mbedi
Il y a deux clans principaux
Les Bona Dooh : clan Bonanjo et clan Bonabédi (Bonaberi).
Les Bonambela : clan Bonaku (Akwa) et clan Bonebela (Deïdo).

II. BOMBEDI
Clans descendants des fils de Mbedi Mbongo a bèsè ba Diketi la Ngoso a Manela Bwele
La grande famille formée par les descendants des frères d’Ewalè, c’est-à-dire les fils de Mbédi. Beaucoup d’entre eux sont connus par leur surnom, tel Jongo, fondateur du clan Bojongo, dont le vrai nom est Ekankanga.
Ewalè : Du’Ewalé, Duwalé, aujourd’hui Duala (Douala)
Ekankanga : Bojongo
Ma´le : Jebale, Ban’epea, Bodimun, Kodi
Mooh : Malimba
Mudibè : Bwele, Ewodi
Epongè : Pongo
Ngungè : Bankon, Abo-Nord
Munoh : Banoh
Mo´ongo : Mongo
Kolè : Balolè
Kèm : Bakèm

III. BOMBEDI
Clans descendants des fils de Ngae Mbongo A bèsè ba Diketi la Ngoso a Manela Bwele
Plusieurs noms, dans leur transcription, ne sont pas prononcés de la même façon dans toutes les régions, tel Esonjè en duala, qui devient Isuwu en subu.
Ngasè : Logasè
Tanga : Batanga
Naah : Bakweri
Esonjè : Isuwu, Balondo
Mbongo Kenguè : Bongkeng, Solè banya Boneko
Ngome : Ndogbianga

IV. BOKUMBA
Clans descendants des fils de Ekumba ma Tadi la Njambe a Ngoso nèlè a Bwèlè
Les familles installées dans les montagnes sur la bonne terre volcanique : la grande famille Bokumba, dont la sous-famille Barombi, Balombi, se situent aux alentours du mont Koupé.
Nfo : Bafo
Longo : Balong
Lômbo : Barombi, Abo-Sud, Bakundu

V. BAKOTA

Descendants de deux des fils de Lèngè Ishila Kota Tukuru a nogso a Manela Bwele : Kota Lengè et Eyangi a Lèngè

La grande famille des descendants de Kota et de Eyangi, désignée par Bakota, forme une partie de la région des montagnes autour du mont Koupé.
Kunda Kota : Mukanda Mwil´a Kota, Bafun (Penja)
Eshira Eyangi : Banyangi

VI. BOSE MINIE

Les descendants des fils de Ngoh o Mulongo et de Akube a Mulongo Mulongo ma Sè Tukuru a Manela
Les descendants de Ngoh et Akube (Asume), situés pour la plupart sur le mont Koupé et les monts Nlonako et Manengouba. C’est la frontière Nord du monde Sawa.
Mukula N´songo Ngoh : Bakala Mukwele a Mba a Ngoh Mgoh, Mboh
Ano a Nge a Akube : Ninon
Asume a Nge a Akube : Bakos
Ngel a Nge a Akube : Mwangel, Mwamennam, Manehas

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