ORIGINES DE LA TRIBU PONGO AU SEIN DU PEUPLE SAWA

 

Un bel article, bien documenté, sur les Pongo, revu avec les soins de TETE MONNY Georges.

ORIGINES DE LA TRIBU PONGO AU SEIN DU PEUPLE SAWA
par René Ekobo’a Moukolo
SOMMAIRE

I. – ORIGINE
II. COMPOSITION
III. ORGANISATION
IV. IDENTITÉ ET SALUTATIONS
V. FAMILLE/MBIA
VI. BALALO (RELATIONS AVEC LES…), BEAUX-PARENTS
VII. ENFANTS SANS PÈRE
VIII. COMMUNICATION
IX. CANTON PONGO
X. CHEFFERIES
XI. CROYANCES
XII. HOMMAGE AU PALMIER
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I. L’ORIGINE DES PONGO’A MBEDI

Les PONGO’A MBEDI – à ne pas confondre avec les « Pongo Songo » descendent du patriarche MBEDI’A MBONGO et forment, avec d’autres fils dont ils sont étroitement liés, les communautés BOMBEDI (BONA MBEDI) venues de PITY et LONGASSE. Ces communautés s’installent sur la côte (SAWA) vers 1578 pour former la troisième pierre du foyer (masoso) BAKOKO-BASSA-MBEDI.

Peuple de fleuves, les BOMBEDI sont composés des :
BAKWEDI (et assimilés) BA MBONGO
BOJONGO’A MBEDI
EWALE’A MBEDI
EWODI’A MBEDI
MULIMBA’A MBEDI
PONGO’A MBEDI
Si la communauté EWALE se fixe sur les deux rives du fleuve WURI (munja mwa Duala) apres avoir repoussé les BASSA, premiers occupants de la rive gauche, la communauté PONGO s’installe à proximité du fleuve MUNGO (munja mwa Mungo) après avoir repoussé les BAKOKO, premiers occupants des lieux.
A l’exception des BOJONGO, qui ont fusionné avec une branche des EWALE aujourd’hui appelée DOOH-DOOH , les autres communautés se retrouvent implantées dans le NKAM ou la SANAGA.

II – COMPOSITION DES PONGO’A MBEDI

Conformément aux lois de la nature, la tribu PONGO’A MBEDI est composée de deux communautés appelées BOMONO ET DIBOMBARI :
1° Les BOMONO (BONA ENONO), qui sont issus des deux fils de ENONO’A PONGO. Les ENONO’A PONGO s’identifient par les JEDU et les MBENGE (du Nord et du Sud).
2° Les DIBOMBARI (EBO MBALE), qui sont issus de EBO MBALE’A PONGO.
N.B. : Il ne faudrait pas confondre Dibombari et Dibomba, car la casse de noix (« eyango’a mbia… ») ne se laisse pas emballer (« … e si ma kakabe »).

PDF compression, OCR, web optimization using a watermarked evaluation copy of L’ensemble de ces communautés forme le canton PONGO, auquel étaient rattachées les communautés ABO BANKON et BAKOKO (BOSSO).

III – ORGANISATION DES PONGO’A MBEDI

Les puissances coloniales successives se sont appuyées sur les structures existantes pour l’administration de notre pays, le Cameroun. Aujourd’hui encore, les régimes issus de l’indépendance en ont favorise le développement.
Aussi, à la tête de la pyramide sociale, il y a la famille classique, noyau de toute société organisée.
Eboko : Terrain où s’installe le fondateur, le sango’a mboa, pour y fonder son foyer
Muebe : Foyer. C’est la création du sango’a mboa
Mboa : Ensemble de foyers dépendant du sango’a mboa et de sa première épouse en cas de mariage polygamique
Bona : Famille classique. Les miebe constitués en ensemble forment une entité BONA, foyers placés sous l’autorité d’un descendant mâle de l’ancêtre fondateur (chef de famille)
Tumba : Groupement rassemblant un nombre important de familles rattachées à un même ancêtre
Mundi : Ensemble de groupements partageant la même cité avec des règles de filiation directe. Par exemple, MUNDI MUA BOMONO, MUNDI M’EBOMBADI
Ekombo : Le canton, qui symbolise l’entité des communautés. Ainsi, EKOMBO’A PONGO est le canton rassemblant les communautés BOMONO et DIBOMBARI ; on retrouve au reste les vestiges d’un tribunal commun, « KOTI’A
PONGO » Koti, de l’anglais court, tribunal sur la route BOMONO-DIBOMBARI, entre les rivières KENGE ET MBUMBULAN.
compression, OCR, web optimization using a watermarked evaluation copy of CVISION IV. (a) IDENTITÉ DES PONGO’A MBEDI

La pratique de l’esclavage ayant été courante chez les PONGO’A MBEDI comme chez ses autres cousins, l’identité revêt un caractère primordial. Aussi, décliner son identité consiste à rappeler à son interlocuteur son arbre généalogique, et surtout, aussi loin que puisse remonter dans le temps la mémoire communautaire.
Deux sources illustrent bien cet usage :
1° Le héros de Maso ma Ndala, célèbre légende des SAWA rendue publique par TIKI’A KOULE A PENDA (Dibombari), décline à la suite de chacun de ses exploits sa triade généalogique : « MBA NDE NE : JEKI LA NJAMBE’A INONO ! », JEKI étant le nom du cet illustre personnage, NJAMBE étant le nom de son père et INONO, celui de son grand-père. Nous observerons au passage la quasi-homophonie pour le moins curieuse entre cet INONO et ENONO, l’ancêtre des BOMONO.
2° Dans l’Evangile selon Saint Matthieu, (I, 17), la généalogie du Christ commence par David, fils d’Abraham, bien que né de Marie Notre Bienheureuse car c’est Joseph, le père, qui est descendant du Roi David. En respectant la Règle de la Triade généalogique (groupe de trois personnes étroitement associées), les PONGO’A MBEDI ne font qu’appliquer leur coutume, ou dimbambe.

IV (b) LES SALUTATIONS DES PONGO’A MBEDI

A l’inverse des civilisations occidentales qui invoquent le moment précis de leur rencontre, les communautés BON MBEDI célèbrent leurs rencontres par un acte de foi à leur illustre patriarche. Aussi, au lieu de se dire « bonjour » ou « bonsoir », les PONGO’A MBEDI, comme les autres BON MBEDI, rendent hommage à NYAMBE (le Créateur).
« NJE E TUSE ? – NYAMBE ! »
« BA NJA BA JAI ? – BANA ! BANA BA NJA ? BANA BA PONGO’A MBEDI ! »

V MBIA ou MBOA : LA FAMILLE PONGO’A MBEDI

La famille chez les PONGO’A MBEDI est synonyme de la famille romaine : gentes, groupement de personnes se rattachant à un ancêtre commun et ayant des rangs sociaux
différents. Les appellations MBIA MA BONA ELOSSO ou MBOA BONA ELOSSO, veulent dirent la même chose.
Le Tete, ou Sango’a mboa, est le fondateur de la mbia, qui porte généralement son nom, car il a pris souche à un endroit inoccupé pour y fonder sa propre famille après s’être détaché de son groupe d’origine.
La Yeye, ou Nyango’a mboa, première épouse du fondateur, tient un rôle déterminant pour la future mbia soit selon l’influence de ses propres origines, soit encore celle du nombre de ses maternités.
La Mbanyi est la co-épouse, l’autre épouse du fondateur.
Les Bana sont les fils ou filles issus du couple.
Les Teteneye sont appelés Soyambe ou Bana ba wonja, c’est-à-dire des citoyens libres.
Le Njan, ou Munjan ma moto qui vient de ja (résider) , est un allogène, c’est-à-dire une personne venue d’ailleurs pour s’installer dans une nouvelle famille, dans laquelle elle sera adoptée moyennant certaines conditions ou formalités, parmi lesquelles le Dese la mboa (un festin rituel).
Le Muyabedi – de yadi (jadi en pongo), la naissance est une personne née sur place ou reçue jeune en cadeau et n’ayant aucun lien de sang avec le fondateur de famille, bien que élevée parmi les Soyambe avec un statut de semi-liberté.
Le Mukom de mukoma (muyoko en pongo), la captivité relève de trois catégories :
L’Etumbe, qui est une personne achetée enfant et élevée dans la famille (Etumb’a moto)
Le Mukaki ma mukom, qui est une personne achetée adulte et rattachée à la famille
Le Mukom proprement dit est une personne qui, captive de guerre, est gardée dans la famille.
Tels sont les membres de la MBOA ou MBIA, où chacun doit rester à sa place suivant l’expression : « Moto te o epol’ao. »orresso

VI &VII. BALALO (RELATIONS AVEC LES…), BEAUX-PARENTS, ENFANTS SANS PÈRE

Si nous admettons qu’un enfant né d’un couple marié appartient à la famille de son père parce qu’il y a eu dot, nous devons alors reconnaître qu’un enfant dont le père biologique est inconnu appartienne à la famille de sa mère grâce aux liens de sang qui existent par rapport à son grand-père maternel. Du livre de l’Exode de la Bible, Moïse, libérateur d’Israël, adopté par la fille du Pharaon, est élevé au rang de Prince d’Egypte comme fils, avant de redevenir hébreu.
Chez les PONGO’A MBEDI, tout enfant né d’une jeune femme non mariée reste la « propriété » du père de celle-ci. Il peut en faire son héritier s’il s’agit d’un garçon, ou la donner en mariage, moyennant dot, s’il s’agit d’une fille.

VIII – LA COMMUNICATION CHEZ LES PONGO

Une fois donc les rencontres célébrées et nos identités déclinées, il ne nous reste plus qu’à examiner l’évolution de la communication chez les PONGO’A MBEDI. De l’autre exclamation des BONA MBEDI : « Ekwa muato ? (du ventre de la femme ?) O tam te ? – Njom ! O si tam te ? – Njom ! Njom ! Njom na njom te !!! », nous retenons le terme MUATO, femme, en pongo, pour confirmer l’usage étendu du pongo, selon les dires des anciens, chez les DUALA et, fort probablement, par l’ensemble des communautés BONA MBEDI avant l’arrivée de l’écriture car, jusque-là, notre civilisation demeurait orale. Véritable instrument de transmission, le tam-tam, elimbi, servait pour les communications à distance au moyen d’un langage que seuls les initiés pouvaient capter.

IX – LE CANTON : EKOMBO’ A PONGO’A MBEDI

La tribu PONGO’A MBEDI une fois circonscrite, nous revenons sur les villages qui composent les différentes communautés :

1° BOMONO BA JEDU (TUMBA LA …)
Cette communauté est constituée d’un groupe de familles comprenant les :
– BONA EPONGE
– BONA EWANGE
– BONA KOLO
– BONA KOULE
– BONA MABONGE
– BONA MBODI
– BWASSALO
Les villages annexes situées dans la périphérie sont :
– BENJANGA
– BOMONO-GARE
– NKAPA
– NKENDE
– MUNDI MA SOLE

2° BOMONO BA MBENGE (TUMBA LA…)
Cette communauté est constituée du groupe de familles ci-après :
– BONA EPEPA
– BONA ELOMBO
– BONA MABONGE
– BONA BWENYE
– BONA MPONDO
– BOSABA
– MAKA
Les villages annexes situés dans la périphérie sont :
– BABENGA
– BEKOKO
– BWADIBO

3° DIBOMBARI (MUNDI MA…)
La communauté est composée de trois groupes de familles assimilées aux
groupements

- BOSSEDI (BONA …), fils de EBO MBALE A PONGO,
comprenant les familles
BONA ELOSO
BONA MOUKOLO
BONA MOUKOUDI
BONA NGONGO
BONA MOUELLE
BONA NJO TUE
BONA NKON
BONA EKOBO
BONA MUNANGE
Les villages annexes situés dans la périphérie étant :
– NGODI
– BOSSEDI-2

- BWELELO (BONA…), autre fils de EBO MBALE A PONGO,
comprenant les familles :
BONA YOUMA
BONA KOULE
BONA TAKWA
BONA NJANGA
BONA MALOLO
BWATAKA
BONA LOBE
BONA MIKANGE
BONA MBEPPE

Les villages annexes situées dans la périphérie sont :
– EWOULO
– NJOBWELE
– NGODI

-BWANJUMBA (BONA…), dernier fils de EBO MBALE A PONGO, comprenant les familles :
BONA EKOULE
BONA EKE EBENGUE
BONA MPAH
BONA MASUKE
BONA NGELE
BONA NDENDE
Quelques villages importants sont dispersés dans la périphérie :
– BONA BWENG
– NGODI A BWANJUMBA
– BONA MASUKE B’EYIDI
– MUNDI MA PONDJI

N.B. : Il advient que la particule BONA devient BWA sous sa forme contractée pour marquer des différences. A titre d’exemples : BWA MBODI, pour désigner les BONA MBODI ; BWA MOUKOLO, pour désigner les BONA MOUKOLO. Toutefois, certaines familles peu prospères se sont associées, ce qui explique dans certains cas le manque d’homogénéité dans les clans. A preuve, les BONA NDENDE, MPAH, NA EBENGUE, etc.
Quant aux villages annexes cités, précisons qu’il s’agit de détachement de familles d’une même communauté, qui se sont fixées dans la périphérie mais en conservant l’identité des familles d’origine : Les BONA BWENG, toujours rattachés à BWANJUMBA ; les NJOHBWELE, toujours rattachés à BWELELO ; les BEKOKO, toujours rattachés à BOMONO BA MBENGUE ; les NKENDE, toujours rattachés à BOMONO BA JEDU.

X. MANEA M’EKOMBO (CHEFFERIES)

Toute société étant régie par des règles, chaque groupe de familles désigne à sa tête un responsable chargé de veiller au respect des lois, d’où l’existence des chefferies instituées comme des monarchies dynastiques se transmettant de père en fils :

JANEA LA MBOA (le chef de la famille). Le chef de famille est le notable qui est chargé de représenter la famille. Cette fonction lui permet de siéger aux instances de la communauté avec d’autres chefs.
JANEA LA TUMBA (le chef de la communauté). A la tête du groupement, ce notable assure la coordination entre les familles de sa circonscription. Autrefois collecteur d’impôts, il participe au conseil du canton.
JANEA LA BOSO (le chef supérieur). Administrateur du canton, le chef supérieur a des fonctions assimilées à celle d’un fonctionnaire, ce qui lui permet de toucher une pension de l’administration. Autrefois, il tenait également lieu de Président du Tribunal coutumier, Officier d’état-civil, etc.

En l’absence des écrits (notre culture étant orale), les PONGO’A MBEDI, comme les autres communautés BOMBEDI, n’ont pas d’ordre de préséance à l’accession au trône de chef, qu’il s’agisse d’une chefferie superieure ou simplement de famille, ce qui explique de nombreuses palabres sur certaines successions car la famille allant grandissant, tous les fils, alors « princes de sang », prétendent au trône. Cependant, nous devons rendre hommage à ceux qui de leur vivant facilitent la chose en choisissant leurs éventuels successeurs parmi les nombreux prétendants ; initiative du Prince Alexandre NDUMB’A DUALA MANGA BELL, prédécesseur (et oncle) du feu chef supérieur des BELL, le Prince René DUALA MANGA BELL.
Nos chefferies sont classées en catégorie par l’administration dans chaque canton :
Canton PONGO. Chef supérieur ou chef de premier degré : le défunt BEKOMBO’A SOSSO, de BONA NJANGA (BWELELO)
– BOMONO BA JEDU : Chef de groupement ou chef de second degré : MAKA NJOH, de BON’ EWANG
– BOMONO BA MBENGUE : Chef de groupement ou chef de second degré : MONDO MUNGOLE, de BONAMABONG
– BOSEDI : Assimilé Chef de groupement, EKWA BEBE, de BONA NGONGO
– BWANJUMBA : Assimilé Chef de groupement, MPAH TOMBE, de BONA MPAH
Il existe auprès des chefferies ci-dessus des chefs de troisième degré, tantôt chefs de familles, tantôt chefs de villages, mais toujours dépendant du groupement d’attache.

KOTI’A PONGO
Il s’agit d’un tribunal commun à l’ensemble des groupements cités plus haut, inspiré probablement de la Cour d’équité (Court of Equity) de janvier 1856 destinée à garantir la sécurité des habitants et autres règlements.

XI. NOS CROYANCES

1° NJE E TUSE E ? Qu’est-ce qui est absolu ? – NYAMBE ! Le Créateur !
Partout dans notre région côtière, nous glorifions NYAMBE, l’Etre Suprême, Le Créateur, NYAMBE BEWEKEDI que le christianisme a rebaptisé en DIEU, LOBA, présumant que les SOYAMBE (les enfants de pure souche) en sont les descendants, ses créations.
NYAMBE est également attribut des phénomènes surnaturels de tout ordre :
NYAMBE’A BUNYA, l’aurore ou le crépuscule
EBANGO’A NYAMBE, la blessure incurable
DIBOA LA NYAMBE, la maladie incurable chez la femme pouvant entraîner la stérilité.
NYAMB’A DIBENGA, Dieu d’Eternité.

2° NYOSE LA KWA : « Faire boire la potion de kwa. »Le kwa est le nom que porte un arbre vénéneux censé rendre justice une fois absorbée une potion contenant son suc. Quiconque présumé coupable est déclaré innocent s’il y survit. Cette procédure criminelle se nomme « SUA LA KWA », une fois débouté et au contraire, « KO LA KWA » lorsque survient la mort, qui au reste atteste la culpabilité du prévenu. L’écorce et les racine du kwa, arbre mystique, sont utilisés dans diverses préparations thérapeutiques.

3° MOTO’A NYAMBE A DIBENGA, toute personne créée par L’Eternel NYAMBE. DIBENGA donne à la fois l’idée de la durée et de la continuité, le don éternel. Associé à NYAMBE, il exprime l’éternité de DIEU, NYAMB’A DIBENGA.
Nous touchons ici au délicat problème de la Sainte-Trinité enseignée par le christianisme, Père, Fils et Saint-Esprit (Jean I, 1) pouvant s’expliquer chez nous par NYAMBE A KWA DIBENGA.

4° DESE LA MENGU : « Les offrandes aux ondins. » Les MENGU (singulier : JENGU) sont des ondins, génies du fleuve auxquels on consacre des offrandes (de la nourriture en général) afin d’en obtenir des grâces (BONAM) ou encore pour prévenir un malheur (NDINKAM).

5° DESE LA BAMBAMBE : « Les offrandes aux ancêtres. » Les BAMBAMBE sont des anciens ancêtres devenus esprits, des BEDIMO, auxquels on consacre des offrandes en les interpellant pour qu’ils continuent à assurer notre protection. Qui n’a jamais fait appel à un parent décédé alors qu’il se trouve dans le désarroi ?

CHRONOLOGIE

1472. Découverte et baptême du fleuve RIO DOS CAMAROES par les Portugais.
Re-baptême du fleuve RIO DOS CAMARONES par les Espagnols.
1578. Installation de MBEDI’A MBONGO.
1833. Abolition de l’esclavage en Angleterre.
1848. Abolition de l’esclavage en France.
1856. Baptême de DUALA en CAMEROONS TOWN par les Anglais (Traité commercial du 14 janvier).
1866. Guerre entre clans AKWA et BELL.
1884. Rebaptême de DUALA en KAMERUNSTADT par les Allemands (Traité du 12 juillet)
1884. Signature du Traité germano-duala, 12 juillet.
1884. Conférence de Berlin, 15 novembre
1901. Rétablissement de la dénomination DUALA par décret du Gouverneur allemand du 1er janvier.

XIII.HOMMAGE AU PALMIER (LENDE)

Le palmier est un arbre magique truffé de symboles et doué d’une incroyable générosité qui fait de lui l’arbre de la mythologie PONGO.
PONDO MI WO, BESO BE TIMBA meurent les vieux et viennent les jeunes.
LENDE DI MA LANGWABE KE DI MATO NJONGO – Il n’y a pas de fumée sans feu, ou encore : Le renom d’un homme naît de ses exploits, ou bien : La réputation d’un palmier provient de la quantité d’huile de palme qu’il produit.

Services rendus à l’homme
Les palmes, BIENGE, sont utilisées pour tresser les nattes des toitures et les murs des cases abritant les hommes.
Les tissus, MABATO, ont protégé autrefois la nudité sous la forme de cache-sexe.
Les nattes et les bambous servent à la fabrication d’accessoires : Ce sont les EBUMBU, EKAKA, KWALA-KWALA, ou encore à la fabrication des meubles, tel le KALA MBANJA, le lit en bambou.
Les nervures servent à la confection du JANJO, l’aspersoir rituel et du DIPAPA, le balai ou le chasse-mouches.
La casse de noix, EYANGO’A MBIA, une fois réduite en cendres, se transforme en KAN, qui entre dans la préparation du MUSONO (tabac à priser) avec du tabac écrasé.
DIWONGI L’EKOMBO, richesse du canton, le palmier nous procure :
de la nourriture (cœur de palmier)
de l’huile de palme (MULA MA MBALE, l’huile « véritable »)
de l’huile de palmiste (MANYANGA, la graisse industrielle)
du savon, SOPI (soap, en anglais) fabriqué à base de graisse de noix, JONGO.
On comprend l’intérêt qu’ont porté au palmier le SYNDIKAT FÜR ÖLPALMEN KULTUR lors de l’occupation allemande ainsi que l’Institut de Recherche pour les Huiles et Oléagineux sous la tutelle française, en implantant dans notre canton des programmes de développement de culture du palmier, héritage de l’actuelle SOCAPALM de NKAPA (où se trouve l’usine) et de TILO(siège de la Direction).
Du vin de palme, MAO MA MALENDE, avec son alcool dérivé après distillation, le
HAA, fort apprécié de nos aînés.

PRINCIPAUX PERSONNAGES/ACTEURS

1845. Arrivée à Douala d’Alfred SAKER, missionnaire anglais (le 10 juin)
1849-1856. Voyages et Découvertes en Afrique de Henri BARTH, explorateur allemand
1862. Arrivée à FERNANDO POO de John HOLT, jeune Secrétaire du Consul
1868. Arrivée à Douala d’Adolf WOERMAN, commerçant allemand (à qui le titre de Consul fut refusé)
1884. Arrivée à Douala de Gustav von NACHTIGAL, médecin militaire, Consul général allemand à Tunis
1849-1856. Voyages et Découvertes en Afrique de Henri BARTH, explorateur allemand

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