Archive pour le 4 avril, 2014

DES OBSÈQUES QUI VALENT DE L’OR !

Des obsèques qui valent de l’or…!

Ibrahim Ag Bahanga, un chef rebelle touareg qui s’était notamment fait connaître par l’attaque des garnisons de Manaka et de Kidal (au Mali) en 2006 pour revendiquer l’amélioration des conditions de vie et le développement du Nord-Mali,est décédé vendredi dernier en fin d’après-midi dans un accident de voiture. Mort sur le coup, il a été inhumé séance tenante. Il est vrai que les rites funéraires musulmans, qui peuvent paraître assez radicaux pour un observateur externe, ont au moins le mérite d’abréger grandement les choses. Et suscitent une certaine envie et admiration chez beaucoup, surtout dans les traditions à la fois bantoues et chrétiennes, chez lesquelles les obsèques peuvent durer des semaines parfois. Ceci au grand dam des poches et des comptes en banque des parents proches ou lointains et amis.

 

En effet, prises en gros, les traditions funéraires musulmanes sont très simples: les morts doivent être enterrés dans un simple linceul (cela varie aussi en fonction des pays. Dans certains, la législation impose d’inhumer le corps dans un cercueil). Le cadavre doit être enterré avec la tête en direction de la Mecque. Après avoir subi un lavage de purification, il doit être inhumé dans un délai allant d’un minimum de quelques minutes et d’un maximum de 48 heures après le décès. La tombe ne doit porter aucun artifice. En dehors d’une pierre tombale simple au possible indiquant l’identité du défunt, tout est superflu (et donc interdit). Et l’exhumation est fortement prohibée.

Tout cela est l’opposé des pratiques qui ont cours dans la société camerounaise (à l’exclusion des musulmans, bien entendu). Tout est célébré avec faste, les deuils aussi (et surtout, pourrait-on dire). Le programme est généralement le suivant: quand la personne décède, on dépose sa dépouille à la morgue. Puis s’en suit la préparation des obsèques qui elles ont lieu en début de week-end. Jeudi et vendredi sont les jours de mise en bière et de levée de corps. Après une veillée mortuaire, le corps est transféré vers le lieu d’inhumation (généralement le village d’origine) pour une inhumation dans la journée du samedi.

Jusqu’à il y a quelques années, il semblait être convenu que les obsèques  devraient se dérouler pendant le week-end suivant le décès, sauf s’il survenait après le mercredi, auquel cas il était remis à la semaine suivante. Une inhumation n’intervenait plus de deux semaines après le décès qu’exceptionnellement. Depuis quelques temps, c’est totalement l’inverse.

Il devient de plus en plus courant qu’on « oublie » des corps à la morgue. Dernièrement, ma chère maman me dit qu’elle voyagera pour un enterrement au village. Je lui demande: « à l’enterrement de qui? » Je ne me souvenais pas d’un décès récent dans la famille. Elle s’est mise en colère et m’a reproché d’avoir oublié que l’un de ses  grand-oncles était disparu. Elle m’a par la suite donné raison quand je lui ai rappelé que cela faisait près de deux mois qu’il était mort et que j’avais sérieusement eu le temps d’oublier cet évènement, d’autant plus que je le connaissais à peine.

Alors qu’auparavant, les séjours prolongés à la morgue étaient réservés à des personnes d’un certain rang ou titulaires de titres honorifiques, les raisons de ces rendez-vous retardés avec la dernière demeure sont désormais diverses: le plus souvent, on attend que l’un ou les parents du défunt expatrié(s) (fils, frère, oncle, père…) revienne au pays, ce qui peut souvent durer le temps nécessaire au concerné pour réunir les autorisations et l’argent pour participer à la circonstance. Parfois aussi, ce sont les querelles au sein de la famille du défunt qui retarde les obsèques. Le corps est alors en lieu sûr et laisse tout le loisir aux gens de se lancer dans d’interminables empoignades. Parfois même, les escarmouches se poursuivent lors des obsèques. On a ainsi été témoins il y a quelques années d’une bagarre générale lors d’une levée de corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala. Le combat était si intense que la dépouille s’est finalement retrouvée à même la chaussée et il a fallu que les forces de l’ordre interviennent pour disperser les bagarreurs. Dans d’autres cas, le décès pousse à effectuer des travaux qui auraient dû l’être pendant que le défunt était en vie. On a ainsi vu des maisons entières sortir de terre et être terminées entre le moment de la mort et l’inhumation. Certains fois, ce sont des travaux de réhabilitation qui remettent les obsèques à plus tard.

DES OBSÈQUES QUI VALENT DE L'OR !  cercueilmichaeljacksonarticlebigLe faste et les excès ne sont pas en reste. Les obsèques nécessitent d’engager d’énormes sommes d’argent. On peut citer à tout va l’investissement dans une tombe carrelée, dans la meilleure chorale, dans la mise à disposition de la plus haute autorité religieuse pour la cérémonie oeucuménique, dans un cercueil qui peut parfois valoir plusieurs millions de francs et surtout dans une collation aux dimensions gargantuesques. Une fois même, l’un des plus importants hommes d’affaires du pays s’est carrément vu offrir un corbillard de six roues à l’occasion des obsèques de sa mère! Les cérémonies simples on presque disparu de la circulation et il n’est pas rare dans la ville de Douala que les rues soient coupées en plusieurs endroits par des tentes et des chaises. Ce fléau dénoncé à maintes reprises et même un temps interdit se répète immuablement tous les week-ends. Ce qui cause souvent des embouteillages monstres. Le plus terrible étant que ces tentes sont le plus souvent désertées par les personnes qu’elles sont sensées accueillir qui préfèrent plutôt aller se réfugier dans les buvettes situées dans les parages.

Il faut souligner que dans le contexte camerounais, les termes « obsèques » et« funérailles » ne sont pas similaires comme le veut le langage soutenu. Ici, ils ont des significations très différentes. Les obsèques désignent tout ce qui survient dans l’immédiateté du décès (morgue, levée de corps, veillée mortuaire, cérémonies religieuses, inhumation) alors que les funérailles désignent la cérémonie traditionnelle qui a lieu à la suite des obsèques, parfois même plusieurs décennies après. Les funérailles ainsi définies sont une autre occasion d’effectuer des dépenses supplémentaires et elles peuvent durer jusqu’à une semaine dans certaines régions! Les plus téméraires vont jusqu’à exhumer les restes de parents morts depuis même avant leur naissance pour les remettre en terre à un endroit estimé plus conforme.

Les obsèques représentent ainsi, en dehors de la douleur des proches, une formidable occasion de dépenses considérable, qui contribue à accroître la détresse des uns et des autres les risques de précarité. J’ai vu un père, un simple employé d’une boulangerie, débourser près de 4 millions de francs pour pouvoir récupérer le corps de son fils séquestré dans une morgue. Les musulmans témoins de circonstances pareilles doivent ricaner intérieurement. C’est vrai que leurs rites funéraires simples et expéditifs sont de plus en plus enviés. Mais elles s’avèrent bien pratiques, surtout au Moyen Orient. Les palestiniens par exemples apprécieraient beaucoup moins d’avoir à veiller sur des cadavres pendant des jours entiers. En l’état actuel, ils  ont la possibilité de ramasser les victimes des raids israéliens, de faire un petit tour rapide au cimetière pour procéder à une inhumation rapide, puis retourner au front affronter les chars de Tsahal avec leurs ridicules (et bigrement efficaces)  lance-pierres…

 

Par René Jackson

Rites de Veuvage chez les Duala « Tradition et Modernité »

 Rites de Veuvage chez les Duala « Tradition et Modernité »Les traditions animistes ancestrales continuent de courir. Mais, comme toute chose mal conservée, elles perdent progressivement de leur authenticité et sont, quelques fois, travesties par une application approximative et même souvent odieuse.
 
La célébration de la mort comme celle de la naissance obéissent à une symbolique sociale bien précise. La peur de la mort impose qu’il faille absolument la repousser, l’éloigner à travers des rites. Il en va de même pour le veuvage. Théoriquement, les rites du veuvage chez les Douala pourraient se résumer en quatre grands moments: les lamentations, la purification et l’obole des femmes, la neuvaine et le port du deuil proprement dit. La mort du mari est une épreuve particulièrement éprouvante. Au-delà du trouble émotionnel de la perte d’un être cher, la veuve doit se conformer à un certain nombre d’exigences qui, avec l’emprise du modernisme, ont pris des connotations regrettables, du moment où leur valeur originelle s’effrite, lorsqu’elle n’est pas simplement méconnue. C’est ainsi que, dès la disparition du mari, l’organisation des funérailles devient la plateforme de toutes sortes de règlement de comptes parfois injustifiés, mais sous le couvert de la tradition. Toujours est-il que commence, pour la veuve, une semaine intrépide où il faut faire face à une série d’obligations. Obligations financières pour l’ordonnancement des cérémonies funéraires, la décoration du funérarium, l’achat des cercueil et vêtements du décédé, la location des bâches et des chaises, ainsi que l’achat de la boisson et la préparation des repas à servir aux personnes qui se sont installées au domicile, etc. L’essentiel des rites commence la veille de l’enterrement. La veillée comporte un programme de prières et de recueillement chrétien, commun à tous. Au petit matin, les sœurs et les femmes du patelin du défunt s’installent dans un coin de la cour, et forment un cercle à l’intérieur duquel la veuve viendra danser et pleurer son époux. Sonorités et chants particuliers composent l’ »Essewe » qui, en d’autres circonstances, suscite beaucoup de joie et un certain plaisir des yeux et d’écoute.
C’est en réalité un exutoire qui devrait permettre à la veuve de crier sa peine, d’extérioriser sa douleur, sous forme de chants dont elle dit les paroles. Le tout accompagné des maracas, de cymbales et de tambours. Le reste de la cérémonie se déroule presque tranquillement, conformément au programme annoncé, jusqu’à la mise en terre. Juste après, la veuve est désormais confiée à ses belles- sœurs, presque à leur merci. Elle n’a plus le droit de sortir, sauf dans des cas exceptionnels. Ce sera le cas le troisième jour après l’enterrement : elle se rendra sur la tombe de son époux pour y déposer des fleurs. A son retour et, précisément, dans l’après-midi (aux environs de 16h), on lui coupera les cheveux. Sa chambre et son lit seront entourés de tiges de « l’arbre de la paix ». Sous son matelas, on posera des feuilles de bananier séchées. Tout ceci, pour la protéger des esprits chagrins, porteurs de malédictions, dit-on. C’est également le lieu du règlement de l’obole des belles-sœurs. Cette exigence est péremptoire et, selon certaines femmes, elle sert à dédommager les belles sœurs qui ont tout perdu, à savoir, leur frère, et ses biens qui, pour la plupart, appartenaient à leur père: la tradition commande en effet que ces biens reviennent à la veuve et aux enfants du défunt. Il est aussi question de déterminer le repas que la veuve doit préparer, en prélude à la neuvaine. Cette agape doit comporter trois mets différents, dont nécessairement le Ngondo et les Miondos (mets de pistaches et lamelles de bâtons de manioc) : ce mets est en effet au centre du cérémonial de l’eau. Aux aurores du neuvième jour après l’enterrement, la veuve est conduite à la rivière pour la pratique du rite de la purification.
Epreuve du feuIl s’agit, en réalité, de chasser toute entreprise funeste en invoquant le mort, pour qu’il intercède auprès des ancêtres. Il s’agit d’inviter l’eau de la rivière à emporter avec elle toutes les malédictions, de telle sorte que la mort ne frappe plus cette famille. On offrira donc à l’eau qui coule ce mets de pistaches, ainsi que les lamelles de bâtons de manioc, accompagnés de bière. C’est une épreuve difficile, au cours de laquelle la veuve n’a plus aucune intimité. Elle est entourée d’une pléthore de femmes, surtout de sa belle famille, certaines compatissantes, d’autres malicieuses. Elles profitent généralement de cette circonstance pour dire toutes sortes d’obscénités et humilier la veuve. C’est dans ces conditions que la veuve sera ceinte d’une corde comportant neuf nœuds, en signe de chasteté, tout au moins pendant la période du port de deuil. Ce cordon noué ne sera défait que si un autre prétendant se manifeste de manière décisive. Il devra donc, à ce qu’on dit, reverser une importante somme d’argent à la veuve, avant de couper le cordon et de bénéficier des faveurs de l’éplorée. A la sortie de l’eau, la veuve arbore donc sa tenue bleue, sous laquelle on trouve des sous-vêtements de même couleur. Dans certaines familles, une procession est organisée avec la pratique de l’Essewe. Pendant son exécution, on rappelle à la veuve son nouveau statut, en même temps qu’on lui assigne un nouveau nom : Moukoussa (veuve). Dès que le cortège retour se met en branle, des femmes changent le décor de la chambre dans le domicile de la veuve, dans laquelle elles installent des rideaux et draps bleus de même que les autres plantes. Tous ces objets seront calcinés, et ordre sera donné à la veuve de traverser neuf fois les flammes du feu ainsi allumé. A la dernière enjambée, elle se dirigera directement dans sa chambre sans se retourner, au risque de se faire rattraper par les mauvais esprits. Dès qu’elle accède à sa chambre, sa belle-sœur (la gardienne de la veuve) va la faire asseoir neuf fois sur son lit. Ce dernier rite se déroule entre 4 h30 du matin et 7h. A 7h justement, toute la famille se retrouve au cimetière. La doyenne des gardiennes de la veuve lui lavera son visage, ses mains, ses pieds en professant des intentions positives pour l’avenir, surtout pour la progéniture du défunt, en invoquant tous les précédents morts de la famille. La veuve et ses enfants seront conviés à traverser trois fois les pieds de la tombe. A son retour du cimetière, la veuve sera automatiquement ramenée dans sa chambre et elle n’aura plus droit de sortir de sa concession, pendant trois mois. Rites de Veuvage chez les Duala Michèle Esso, journaliste
Présidente de l’Observatoire des médias au Cameroun

Merci ma soeur!

LA PAGODE DE DOUALA

LA PAGODE DE DOUALA 

La Pagode

Généralités :

Le palais des rois Manga Bell, surnommé « La Pagode » en raison de son architecture, est une des figures emblématiques de Douala. Il est situé dans le quartier administratif de Bonanjo, à l’angle de la place du Gouvernement. Le surnom de Pagode vient de l’écrivain français Louis Ferdinand Destouches, plus connu sous le nom de Céline, qui a séjourné à Douala de 1916 à 1917 et qui le désigne ainsi dans son roman « Voyage au bout de la nuit ».

La Pagode fut construite en 1905, pendant la période allemande, par Auguste Manga Ndoumbé à son retour d’Angleterre où il avait fait ses études de commerce à l’université de Bristol. A cette époque le style indien et asiatique était très en vogue.

 

Son fils Rudolf Douala Manga Bell, 12èmede la dynastie, eut un règne très court : 1908-1914. Il fut destitué, accusé de trahison et finalement pendu par les allemands le 8 août 1914. Il a été déclaré héros national en 1985 par le Président de la république camerounaise.

A l’arrière du palais se trouve le tombeau des rois Bell. Ce tombeau a été inauguré en 1936 par le prince Alexandre Ndoumba Douala premier représentant du peuple camerounais à siéger à l’Assemblée Nationale française. Y sont inhumés :

  • Ndoumb’a Lobe (roi de 1858 à 1897) pacifie le pays sawa et son influence s’étend sur tout le littoral, du sud (Ntem) au nord (Mungo). Il est cosignataire avec Dika Mpondo Akwa, du traité du 12 juillet 1884 qui institue le Protectorat allemand et préserve leurs droits fonciers aux Douala. Sous son règne prend fin le monopole douala de commerce intermédiaire avec l’hinterland.

  • Auguste Manga Ndoumbe (roi de 1897 à 1908), grand bâtisseur, développe une économie de chasse d’éléphants et de plantation, et utilise les revenus du cacao, de l’huile de palme, du bois et de l’ivoire pour faire de gros investissements immobiliers à Bonanjo. Il constitue une des plus importantes fortunes jamais amassée par un roi Douala.

  • Rudolf Douala Manga Bell (roi de 1908 à 1914), consacre essentiellement son règne à combattre le projet allemand d’urbanismeGross Duala qui préconise, entre autre, l’expropriation des indigènes de Bonanjo, d’Akwa, de Deïdo, pour les expédier dans les quartiers de Neu-Bell, Neu-Akwa, Neu-Deïdo, au-delà d’une Freie Zone, bande de démarcation entre Européens et indigènes, large d’un kilomètre. Il perd ce combat et est pendu le 8 août 1914.

  • Alexandre Ndoumb’a Douala (roi de 1950 à 1966), héritier tragique, rentre au Cameroun en 1919, après avoir passé sa jeunesse en Allemagne, ce qui incite l’administration française à le suspecter de germanophilie. Il passera plus de 30 ans à se battre pour accéder au trône. Il y parviendra en 1950, mais ne réussira jamais à rétablir la totalité de ses droits. En 1945, il est élu représentant du Cameroun à l’Assemblée nationale française et devient l’un des premiers députés africains. En 1958, il démissionne de ses mandats politiques et se retire de la vie publique.

Dans les années 1920 la Pagode a abrité les bureaux de la compagnie forestière Sangha Oubangui ainsi que le siège de la société navale de l’ouest. Le hangar a permit au premier cinéma de Douala, « Le Paradis », de voir le jour. Le dernier étage de la Pagode a accueilli le restaurant « La Croix du Sud ». Elle abrite actuellement l’espace Doual’art grâce à l’initiative de Marilyne Douala Bell, une des petites-filles de Douala Manga Bell.

Comment y accèder :

Si vous arrivez par la route de Yaoundé, suivez la voie rapide qui longe l’aéroport puis au carrefour à l’entrée de Douala, prendre à gauche l’avenue Charles de Gaulle. Vous traversez le quartier Bonanjo et arrivez à la place du gouvernement où se trouve la Pagode.

Si vous arrivez du pont du Wouri, prendre à droite après le pont l’avenue général Leclerc qui longe le port de commerce puis au niveau de la cathédrale de Douala, prendre à droite vers Bonanjo la rue Joss.

Par Okoo – Muna

Masoso ma Nyambe

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