Archive pour octobre, 2014

NGONDO: SPIRITUALITÉ (suite..)

NGONDO SPIRITUALITÉ 

…. Suite 4e Partie 

Mais pour juger et condamné un monarque, le NGONDO a du admettre qu’il fallait dans ces procès humains la caution d’une intervention divine. D’où sans doute le NGONDO MAGICO-RELIGIEUX. Encore que cette dimension-là est davantage ancrée dans la vielle tradition du Wongo’a Jengu, vase sacrée qui recueille dans les Profondeurs Fluviales le verdict de Nyambé par l’entremise des Esprits de l’Eau, et ce, dans un rite baptisé la Messe de l’Eau, dont les officiants sont tous natifs de l’ile de Jebalē (de Jo Male : l’ Épouse Ondine de Malē a Mbedi ici frère d’Ewal’e, mais une autre version nous rapporte Malē a Mbongo donc oncle d’Ewal’e=Duala), ou à défaut, en cas d’impérieuse nécessité, des natifs de Bona Muti (frange basée à Deido) ou encore de Bon’Ekakanga (Bojōngō).
.
LA SPIRITUALITÉ ANCESTRALE

La Spiritualité ancestrale Sawa est celle vouée depuis toujours au Dieu unique et trinitaire Ñamb’a Kwa Dibenga, immortel créateur de l’univers et des êtres et choses qui le peuplent, lequel est détaillé comme étant à la fois et successivement :
- La Puissance Suprême, ou Ñambe (lire Nyambé) proprement dit, créateur, Ordonnateur et Commandeur de tout et de tous ; 
- L’incarnation humano-végétale dite Epasi Ebongo Epasi Moto (Moitié bois moitié Homme) ; en d’autre termes matérialisé végétalement par le Kwa, ā Kwasē, ā kwakwē ; Arbre de la Justice, et humainement par Jeki la Njamb’a Inōnō ou fils (miraculeux) du Dieu Immortel ;
- Et enfin l’Esprit d’éternité, Dibenga, celui-qui- continue – éternellement – d’être. 
.
Par conséquent qui, pour justifier le monde physique, temporel et mortel que constituent la terre et ses sœurs célestes, préconise aussi la foi en l’existence d’un monde spirituel, intemporel et immortel constitué, lui de zones de damnation (Diboma) que nous tairons ici délibérément, et de zones de félicité ou Paradis dénommées respectivement selon le type de culture en cause : Dikoba (Paradis Aquatique), Dikolo (Paradis Céleste), et enfin Sisi (Paradis Terrestre) règne des Basisi ou « ceux du Monde souterrain ». Trois Paradis par conséquent distincts et variés, mais d’égale félicité et de valeurs symboliques correspondantes ; dont l’accès n’est réservé qu’aux Justes : ceux qui ont passé leur vie terrestre dans l’observance des divins préceptes édictés par les Masō ma ndala, livres sacrés à nous révélés par la Tradition Orale.
.
Voici ce que nous rapporte Éric de ROSNY dans son livre intitulé Ndimsi
L’unité, c’était la famille jebale présente, avec ses Bawènya (les vivants), Bawèdi (ses morts) et ses miengu. Elle était symbolisée par une prêtresse jengu. Appelée dans sa fonction rituelle mangon, c’est-à-dire gardienne du vase sacré. 
.
L’hymne jengu.
Tant bien que mal nous avons pu déchiffrer les trois chants qui forment un ensemble. La langue en est jengu, parsemée de mots de Langues Sawa ; elle était enseignée autrefois aux membres des sociétés secrètes initiatiques. Depuis leur disparition (1879), rares sont encore les connaisseurs qui peuvent fournir indications et traductions. 
Pour donner une idée de la densité de sens de chaque mot, voici l‘explication de l’indicatif bien connu des côtiers, qui est lancé avant chaque chant jengu :
- Ya a so ya, 
- so ya ya, 
- ya a so. So ya est l’abréviation de So Yambe, qui est le titre de tout rite jengu. 
So Yambe, à son tour, serait une contraction de Soso la Nyambe qui veut dire : pierre du foyer de Nyambe. 
.
©Extrait du Masō Ma Ndala
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei

….  Suite  4e Partie<br /><br />
NGONDO  SPIRITUALITÉ<br /><br />
Mais pour juger et condamné un monarque, le NGONDO a du admettre qu’il fallait dans ces procès humains la caution d’une intervention divine. D’où sans doute le NGONDO MAGICO-RELIGIEUX. Encore que cette dimension-là est davantage ancrée dans la vielle tradition du Wongo’a Jengu, vase sacrée qui recueillir dans les Profondeurs Fluviales le verdict de Nyambé par l’entremise des Esprits de l’Eau, et ce, dans un rite baptisé la Messe de l’Eau, dont les officiants sont tous natifs de l’ile de Jebalē (de Jo Male : l’Epouse Ondine de Malē a Mbedi ici frère d’Ewal’e, mais une autre version nous rapporte Malē a Mbongo donc oncle d’Ewal’e=Duala), ou à défaut, en cas d’impérieuse nécessité, des natifs de Bona Muti (frange basée à Deido) ou encore de Bon’Ekakanga (Bojōngō).<br /><br />
.<br /><br />
LA  SPIRITUALITÉ  ANCESTRALE</p><br />
<p>La Spiritualité ancestrale Sawa est celle vouée depuis toujours au Dieu unique et trinitaire Ñamb’a Kwa  Dibenga, immortel créateur de l’univers et des êtres et choses qui le peuplent, lequel est détaillé comme étant à la fois et successivement :<br /><br />
- La Puissance Suprême, ou Ñambe (lire Nyambè) proprement dit, créateur, Ordonnateur et Commandeur de tout et de tous ;<br /><br />
- L’Incarnation humano-végétale dite Epasi Ebongo Epasi Moto (Moitié bois moitié Homme) ; en d’autre termes matérialisé végétalement par le Kwa, ā Kwasē, ā kwakwē ; Arbre de la Justice, et humainement par Jeki la Njamb’a Inōnō ou fils (miraculeux) du Dieu Immortel ;<br /><br />
- Et enfin l’Esprit d’éternité, Dibenga, celui-qui- continue - éternellement - d’être.<br /><br />
.<br /><br />
Par conséquent qui, pour justifier le monde physique, temporel et mortel que constituent la terre et ses sœurs célestes, préconise aussi la foi en l’existence d’un monde spirituel, intemporel et immortel constitué, lui de zones de damnation (Diboma) que nous tairons ici délibérément, et de zones de félicité ou Paradis dénommées respectivement selon le type de culture en cause :  Dikoba (Paradis Aquatique), Dikolo (Paradis Céleste), et enfin Sisi (Paradis Terrestre) règne des Basisi ou "ceux du Monde souterrain". Trois Paradis par conséquent distincts et variés, mais d’égale félicité et de valeurs symboliques correspondantes ; dont l’accès n’est réservé qu’aux Justes : ceux qui ont passé leur vie terrestre dans l’observance des divins préceptes édictés par les Masō ma ndala, livres sacrés à nous révélés par la Tradition Orale.<br /><br />
.<br /><br />
Voici ce que nous rapporte Éric de ROSNY dans son livre intitulé Ndimsi<br /><br />
L'unité, c'était la famille jebale présente, avec ses Bawènya (les vivants), Bawèdi (ses morts) et ses miengu. Elle était symbolisée par une prêtresse jengu. Appelée dans sa fonction rituelle mangon, c'est-à-dire gardienne du vase sacré.<br /><br />
.<br /><br />
L'hymne jengu.<br /><br />
Tant bien que mal nous avons pu déchiffrer les trois chants qui forment un ensemble. La langue en est jengu, parsemée de mots de Langues Sawa ; elle était enseignée autrefois aux membres des sociétés secrètes initiatiques. Depuis leur disparition (1879), rares sont encore les connaisseurs qui peuvent fournir indications et traductions.<br /><br />
Pour donner une idée de la densité de sens de chaque mot, voici l‘explication de l'indicatif bien connu des côtiers, qui est lancé avant chaque chant jengu :<br /><br />
- Ya a so ya,<br /><br />
- so ya ya,<br /><br />
- ya a so.  So ya est l'abréviation de So Yambe, qui est le titre de tout rite jengu.<br /><br />
So Yambe, à son tour, serait une contraction de Soso la Nyambe qui veut dire : pierre du foyer du Nyambe (Dieu).<br /><br />
.<br /><br />
©Extrait du Masō Ma Ndala<br /><br />
« Révélation des Vérités Cachées »<br /><br />
De : Ebele Wei<br /><br />
.<br /><br />
Image photo: Retour de l'immersion du Vase Sacrée par les Grands Prêtres  Feu- Té' NGANGE et Té' MANG' EBANDA
Image photo: Retour de l’immersion du Vase Sacrée par les Grands Prêtres Feu- Té’ NGANGE et Té’ MANG’ EBANDA

NGONDO : COUR SUPREME ET PARLEMENT

NGONDO :
- DE LA RIVIERE À L’ INSTITUTION
- ORIGINE DU NOM
- COUR SUPREME ET PARLEMENT
- SPIRITUALITÉ

Suite 3e PARTIE
Suite  3e PARTIE<br /><br />NGONDO : COUR SUPREME ET PARLEMENT</p><br /><p>La mission première du Ngondo est donc de pacifier le pays. Sa méthode ? Juger les litiges au travers des Rois et Chefs, gérants et garants de leurs cités respectives.<br /><br />Et l’institution de s’avérer à la fois COUR SUPREME et PARLEMENT. Une loi parmi d’autres est alors mise en vigueur sous le nom de Dibombe, laquelle condamne tout homme convaincu de meurtre à une mort sans sépulture, sa disparition pure et simple de la mémoire publique. A l’intérieur de ladit Ngondo existe une confrérie secrète appelé MUNGI, encore décrite par Honoré NJIME comme une police politique. Laquelle par ailleurs a mission de s’assurer :</p><br /><p>• Des préparatifs des grandes assises de l’Etat Sawa ;<br /><br />C’est elle qu’on voit en plein nuit, cherchant dans tout le royaume un « Eyobo’a Ngi-Ngi » (entendez Eyobo’a Ngie-Ngie) Peau de léopard, symbole d’autorité, emblème à étendre au pied du trône avant le début des actes royaux : « Mungi mu ma wasa Eyobo’a Ngi-Ngi ! » terrible rumeur qui parcourt alors les villages, avec à la base un savoureux quiproquo distinguant des Initiés les nombreux Blancs-Becs pour qui Ngi-Ngi  ne pouvait signifier que « Ngingi » la mouche, dont la peau, visiblement, est impossible à obtenir avec les couteaux de l’époque.</p><br /><p>• De l’annonce codé desdites assises par la voix tonitruante des énormes Tam-Tams initiatiques dits « Belimbi ba Mungi »<br /><br />Scandant à l’attention des seuls Initiés de la confrérie la secrète et impérieuse mélodie d’invite : « kulóloto-kulólo-kóto ! » Entendez : « Njō’a Nyama e ni pula ja ! » (Le Léopard c.à.d le Roi avec le Mungi va siéger !). Puis à l’heure H où le monarque fait son entrée, le battement se fait roulement et l’on entend l’échange suivant de voix humaine et végétale dans toutes les grandes cérémonies:</p><br /><p>A brrrrr !<br /><br />A brrrr !</p><br /><p>- Nje’ Sa Nje ? Lire : Tchè i sa Tchè ? venant de la langue Bankon(traduction : Qu’y a-t-il ?)<br /><br />- Nje’ Sa Nje ?  Lire : Tchè i sa Tchè ? venant de la langue Bankon  (traduction : Que se passe-t-il ?)<br /><br />- A Mungi, njè yé owo é ? (traduction : Mungi, que se passe-t-il là-bas ?<br /><br />- Nje e boli o Eboko Endene o teten’abulu é ? (traduction : Que se passe-t-il dans la cour Royale en pleine nuit ?)<br /><br />- Njō ndē  e kōtēlē Bonañama o kaisē Eyidi. (traduction : C’est le Léopard qui a réuni la gent animale pour juger la foret).<br /><br />- A Belimbi tombēlē ! (Traduisez, Tam-Tam !)<br /><br />- Njō e kotele Mboa o muka mundēnē ē! A Belimbi tōpō ! (Traduction : Oui, le Léopard a convoqué la meute entière pour un grand procès ! Parlez Tam-Tam !)<br /><br />- Njō’a Nyama é ni pula ja. Tombēlē ! (Traduction : Le Léopard va bientôt siéger Tam-tam, transmettez !).</p><br /><p>• D’une participation discrète, mais active aux débats et procès,<br /><br />preuve que le monarque, chef hiérarchique de toutes les confréries, tient le plus clair de son initiation du Mungi avant son intronisation : ladite confrérie et la Tradition entière tiennent d’ailleurs ce fauve pour le vrai Roi des Animaux, vu que le Lion ne règne que dans la savane, contrairement au Léopard qui, avec ses congénères (Panthère, Guépard, Tigre…) fait aussi bien la loi dans ladite savane que dans la foret dense et la jungle. </p><br /><p>• De l’exécution des sentences et autres actes d’Etat,                                        en rapport avec la loi du Dibōmbē. L’abbé Lucien Endene a Mbedi rapport que la roi Eyum Ebele, alias Charley Deido, a succombé le 07 Décembre 1876 à ladite loi pour avoir refusé de livrer son neveux Mududu a Diboti convaincu du meurtre de son cousin Mwanjo a Mududu par l’entremise de son esclave Esēngē a Mududu.</p><br /><p>La condamnation, précisons-le, est prononcé par Ndumb’a Lobe alors Président du Ngondo, et le roi ainsi condamné laissera à la postérité et à l’histoire la proverbiale formulation de son refus d’obtempérer :<br /><br />« Na ma tubēa misō mabanē buña bo é ? »                        (Perdrai-je mes deux yeux en un seul jour ? )</p><br /><p>Refus sanctionné par une Guerre de trois jours, du 7 au 9 Décembre 1879, déclaré aux Deido et gagnée par le Ngondo, c’est-à-dire par le reste de la communauté duala, durant laquelle le monarque deido est tué et qui l’inscrira plus ou moins dans l’histoire des uns comme un rebelle anarchiste, alors qu’aux yeux des autres --- des Bon’Ebele notamemnt --- ce digne fils de l’ancêtre éponyme Ebel’a Kayé affectueusement surnommé « Iya », restera devant l’Eternel un martyr.</p><br /><p>Le « fier et cynique » king Bell Ndumb’a Lobe lui-même n’échappera de justesse en 1883 au verdict du Dibōmbē qu’en fuyant à Boadibō chez ses cousins qui s’en iront le cacher dans une île au large de Victoria (l’actuelle Limbe)...<br /><br />Suite...<br /><br />.<br /><br />©Extrait du Masō Ma Ndala<br /><br />« Révélation des Vérités Cachées »<br /><br />De : Ebele Wei<br /><br />.<br /><br />Image photo: Courses de pirogues sur le Wouri, à l'occasion de la célébration du 14 juillet, dans les années 1930

Image photo: Courses de pirogues sur le Wouri, à l’occasion de la célébration du 14 juillet, dans les années 1930

NGONDO : COUR SUPREME ET PARLEMENT

La mission première du Ngondo est donc de pacifier le pays. Sa méthode ? Juger les litiges au travers des Rois et Chefs, gérants et garants de leurs cités respectives.
Et l’institution de s’avérer à la fois COUR SUPREME et PARLEMENT. Une loi parmi d’autres est alors mise en vigueur sous le nom de Dibombe, laquelle condamne tout homme convaincu de meurtre à une mort sans sépulture, sa disparition pure et simple de la mémoire publique. A l’intérieur de ladit Ngondo existe une confrérie secrète appelé MUNGI, encore décrite par Honoré NJIME comme une police politique. Laquelle par ailleurs a mission de s’assurer :

• Des préparatifs des grandes assises de l’Etat Sawa ;
C’est elle qu’on voit en plein nuit, cherchant dans tout le royaume un « Eyobo’a Ngi-Ngi » (entendez Eyobo’a Ngie-Ngie) Peau de léopard, symbole d’autorité, emblème à étendre au pied du trône avant le début des actes royaux : « Mungi mu ma wasa Eyobo’a Ngi-Ngi ! » terrible rumeur qui parcourt alors les villages, avec à la base un savoureux quiproquo distinguant des Initiés les nombreux Blancs-Becs pour qui Ngi-Ngi ne pouvait signifier que « Ngingi » la mouche, dont la peau, visiblement, est impossible à obtenir avec les couteaux de l’époque.

• De l’annonce codé desdites assises par la voix tonitruante des énormes Tam-Tams initiatiques dits « Belimbi ba Mungi »
Scandant à l’attention des seuls Initiés de la confrérie la secrète et impérieuse mélodie d’invite : « kulóloto-kulólo-kóto ! » Entendez : « Njō’a Nyama e ni pula ja ! » (Le Léopard c.à.d le Roi avec le Mungi va siéger !). Puis à l’heure H où le monarque fait son entrée, le battement se fait roulement et l’on entend l’échange suivant de voix humaine et végétale dans toutes les grandes cérémonies.

• D’une participation discrète, mais active aux débats et procès,
preuve que le monarque, chef hiérarchique de toutes les confréries, tient le plus clair de son initiation du Mungi avant son intronisation : ladite confrérie et la Tradition entière tiennent d’ailleurs ce fauve pour le vrai Roi des Animaux…

• De l’exécution des sentences et autres actes d’Etat, en rapport avec la loi du Dibōmbē…
Suite…
.
©Extrait du Masō Ma Ndala 
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei
.

NGONDO : ORIGINE DU NOM

NGONDO :
- DE LA RIVIERE À L’ INSTITUTION
- ORIGINE DU NOM
- COUR SUPREME ET PARLEMENT
- SPIRITUALITÉ
Suite 2e partie 

Suite 2e partie L’ORIGINE DU NOM "NGONDO".A grand concept, moult de descriptions. Et le Ngondo, dans cet effort multiple et citoyen de cernement d’idées et de discernement de nuances, n’a pas fait couler tant d’encre et de salive pour rien. "Cordon ombilical !" se sont écrié nombre d’étymologistes à la manière  de l’eurêka d’Archimède, en pensant confusément à l’expression duala ngond’a mutodi désignant le bout du nombril. D’autres avancent l’hypothèse du Ngonda (marche à quatre pattes de l’enfant). Les troisièmes évoquent le disque astral ngonde ou la lune. A ceci près, toutefois, que du bout du nombril au cordon ombilical, de la marche infantile aux exigences d’un tribunal de commerce d’une cour d’équité ou d’une institution globale, et de l’astre au garde-fou communautaire, il y’a tout de même quelque hiatus ou cacophonie sémantique… .… A moins de savoir aussi que le mot Ngondo, avant de désigner l’Assemblée Traditionnelle du Peuple Sawa, est d’abord le nom d’un cours d’eau : celui-là même qui sépare Akwa et Bell (les deux clans à la base des actes majeurs de l’Institution).Le Grand Shiisme Bell et Akwa , un vrai divorce aux accents sans appel entre Bēlē ba Doo et son cousin Ngando’aKwa, ce dernier se révolta, puis de faire sécession et de fonder son propre royaume en 1814. La Sagesse Ancestrale de faire retentir un autre avertissement condamnant d’avance tout glaive qui oserait transpercer le ventre d’un frère :Pō’ eyabē e si ma tuba dibum !                       (le glaive en famille ne transpercera point de ventre !)Dès l’année qui suit (1815), une institution est mise sur pied d’accord parties, et les deux royaumes de facto s’accordent d’abord sur leur frontière territoriale commune ce sera la rivière baptisée « Besusuku » ou encore BE o SU la KU qui veut-dire : Qui est aux confins de Bonaku (Akwa).Or en langue Sawa, « Rivière-Frontière » ou «  Rivière discriminatoire » se dit «  Tongo’a Ndando » transcrit ici pour plus de lisibilité : « toNGO a ndaNDO » suivez les suffixes en majuscule et vous tenez le nom de l’Institution !.Situer a mi-parcours, autour du plateau de Bal’apeña lire Bali nya penya dit Montagne Manga Bell, le nom Besusuku se travestit bientôt en Be-kus. Et en aval enfin, (secteur que traversent la plupart des voies reliant Bell Town et AkwaTown, et où par conséquent les rencontrent quotidiennes entre Bellois et Akwa sont désormais autant d’occasion de conflit), le cours d’eau prend le nom NGONDO qu’il porte jusqu’au fleuve, plus précisément à l’ancien marché Beseke, en ce point de l’esplanade de la défunte Gare de Douala autrefois occupée par le fleuve, et où, en saison sèche, émergeaient et émergent encore à marée basse ces fameux banc de sable rapportés par l’histoire, et sur l’un desquels l’Institution ainsi née choisit de situer symboliquement le siège de ses procès et palabres de fin d’année.Suite....©Extrait du Masō Ma Ndala « Révélation des Vérités Cachées »De : Ebele Wei.Image photo: Mangon(prêtresse) sur les berges du Wuri

Image photo: Bolo bwa Jengu (Pirogue des Ondines)
NGONDO: ORIGINE DU NOM 
A grand concept, moult de descriptions. Et le Ngondo, dans cet effort multiple et citoyen de cernement d’idées et de discernement de nuances, n’a pas fait couler tant d’encre et de salive pour rien. « Cordon ombilical ! » se sont écrié nombre d’étymologistes à la manière de l’eurêka d’Archimède, en pensant confusément à l’expression duala ngond’a mutodi désignant le bout du nombril. D’autres avancent l’hypothèse du Ngonda (marche à quatre pattes de l’enfant). Les troisièmes évoquent le disque astral ngonde ou la lune. A ceci près, toutefois, que du bout du nombril au cordon ombilical, de la marche infantile aux exigences d’un tribunal de commerce d’une cour d’équité ou d’une institution globale, et de l’astre au garde-fou communautaire, il y’a tout de même quelque hiatus ou cacophonie sémantique… 
.
Le Grand Shiisme Bell et Akwa , un vrai divorce aux accents sans appel entre Bēlē ba Doo et son cousin Ngando’aKwa, ce dernier se révolta, puis de faire sécession et de fonder son propre royaume en 1814. 
La Sagesse Ancestrale de faire retentir un autre avertissement condamnant d’avance tout glaive qui oserait transpercer le ventre d’un frère :
Pō’ eyabē e si ma tuba dibum ! 
(le glaive en famille ne transpercera point de ventre !)
Dès l’année qui suit (1815), une institution est mise sur pied d’accord parties, et les deux royaumes de facto s’accordent d’abord sur leur frontière territoriale commune ce sera la rivière baptisée « Besusuku » ou encore BE o SU la KU qui veut-dire : Qui est aux confins de Bonaku (Akwa).
Or en langue Sawa, « Rivière-Frontière » ou « Rivière discriminatoire » se dit « Tongo’a Ndando » transcrit ici pour plus de lisibilité : « toNGO a ndaNDO » suivez les suffixes en majuscule et vous tenez le nom de l’Institution !
.
Situer a mi-parcours, autour du plateau de Bal’apeña lire Bali nya penya dit Montagne Manga Bell, le nom Besusuku se travestit bientôt en Be-kus. Et en aval enfin, (secteur que traversent la plupart des voies reliant Bell Town et AkwaTown, et où par conséquent les rencontrent quotidiennes entre Bellois et Akwa sont désormais autant d’occasion de conflit), le cours d’eau prend le nom NGONDO qu’il porte jusqu’au fleuve, plus précisément à l’ancien marché Beseke, en ce point de l’esplanade de la défunte Gare de Douala autrefois occupée par le fleuve, et où, en saison sèche, émergeaient et émergent encore à marée basse ces fameux banc de sable rapportés par l’histoire, et sur l’un desquels l’Institution ainsi née choisit de situer symboliquement le siège de ses procès et palabres de fin d’année.
Suite…
.
©Extrait du Masō Ma Ndala 
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei
.

comité des fêtes Bosmie l'A... |
blogafe |
pôle enfance vallée verte |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Christ Gloire des Nations
| Sur la route de Lawspet
| "Cercle de l'Amit...