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Groupe de danses tradi-moderne « Contemporain » à la recherche « Manager – Producteur »

Posté par masoso le 27 juin 2011

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Groupe de danses et de chants tradi-moderne « contemporain » à la recherche:

Producteur ou un Manager:
Nous avons un répertoire de plus de 350 titres fruits de plus de « 10″ ans de travail dont nous sommes les auteurs et compositeurs.

Nos chorégraphies: les scènes de la vie quotidienne et des épopées glorieuses, tout cela soutenue par la morale de chez nous LES SAWA pour dire le Littoral Camerounais.

Domaines d’interventions :

MASOSO MA NYAMBE élève ses voix angéliques dans :
Les Cabarets – Hôtels – Théâtres – Défilés de mode – Cérémonies de mariage – Festivals de musiques dans le monde – Foires – Carnavals etc….
Liens de quelques clips en photos:

http://www.youtube.com/watch?v=HriB2hQ1yKw&feature=BFa&list=UL5-MHoRZh3gc&index=3

Notre blog:

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Le « NGONDO » en prélude dans la Capitale Yaoundé

Posté par masoso le 13 septembre 2010

Les festivités en prélude à la célébration de la fête traditionnelle du peuple de la côte se sont déroulées ce week-end dans la capitale.

Fier d’être Sawa! Pas besoin qu’ils vous le disent pour le percevoir. Ça sautait presqu’à l’œil. Il n’y avait qu’à les voir dans leurs tenues traditionnelles et leur démarche, le 12 septembre 2010 au palais des sports de Yaoundé.

L’occasion a été donnée aux filles et fils Sawa (ressortissants de la côte, de Campo à Mamfé, en passant par Douala) de Yaoundé de célébrer à leur façon le Ngondo, l’Assemblée traditionnelle du peuple Sawa. En fait, il s’est agi du prélude au Ngondo 2010, qui se tiendra effectivement à Douala les 4, 5 et 6 décembre 2010.

Mais avant, la capitale a tenu à refaire découvrir quelques aspects majeurs des us et coutumes Sawa, sous le regard bienveillant de sa majesté René Douala Manga, président en exercice du Ngondo. Courses des pirogues et danses traditionnelles étaient au programme. La parade nautique qui a eu lieu au lac municipal, a permis aux curieux d’avoir une idée sur ce qui se fait généralement sur les berges du Wouri. L’essentiel étant de montrer la relation particulière que les Sawa entretiennent avec l’eau.

Autre chose à laquelle les Sawa sont attachés, ce sont leurs danses et leurs musiques. Lors de la soirée culturelle samedi dernier, les groupes Mulema m’ebele, Masoso ma Nyambe et Ambas bey Grand groupe de Bonabéri ont fait bouger le public, respectivement avec de l’esewe, le bolobo et l’ambass bey, trois rythmes traditionnels sawa. Michel Zoa, le ministre des Sports, aux côtés des élites sawa, ne s’est visiblement pas ennuyé, esquissant de grands sourires de satisfaction. Un peu de makossa à côté n’a fait de mal à personne. Surtout lorsque Hugo Nyame a demandé «Pardon [à] madame ». Un invité s’est alors exclamé: «On sent que c’est la fête des Douala». Car l’assistance récitait les paroles de la chanson.

Lors de cette quatrième édition du Ngondo à Yaoundé (après 1998, 2001et 2003), la réflexion a aussi occupé une place de choix. Notamment, «le Ngondo, les Sawa, l’indépendance et la réunification», thème autour duquel il a été question de montrer la contribution des Sawa à l’accession à l’indépendance et la réunification du Cameroun à travers l’engagement et le patriotisme de Rudolph Douala Manga Bell.

Mieux encore, le président du Ngondo et les chefs traditionnels qui ont fait le déplacement, sont venus remettre transmettre un important message à ceux des leurs qui sont à Yaoundé : «Titimbè», c’est-à-dire persévérant. C’est le thème du Ngondo de cette année, à travers lequel chaque enfant Sawa est invité à être courageux.

Eitel Elessa Mbassi (stagiaire)
Lien de l’article (à copier) puis enserrer dans la barre d’adresse
http://www.quotidienlejour.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3827:ngondo-2010-la-pirogue-sawa-embarque-a-yaounde&catid=51:arts-spectacles-et-medias&Itemid=168

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NGONDO: SPIRITUALITÉ (suite..)

Posté par masoso le 22 octobre 2014

NGONDO SPIRITUALITÉ 

…. Suite 4e Partie 

Mais pour juger et condamné un monarque, le NGONDO a du admettre qu’il fallait dans ces procès humains la caution d’une intervention divine. D’où sans doute le NGONDO MAGICO-RELIGIEUX. Encore que cette dimension-là est davantage ancrée dans la vielle tradition du Wongo’a Jengu, vase sacrée qui recueille dans les Profondeurs Fluviales le verdict de Nyambé par l’entremise des Esprits de l’Eau, et ce, dans un rite baptisé la Messe de l’Eau, dont les officiants sont tous natifs de l’ile de Jebalē (de Jo Male : l’ Épouse Ondine de Malē a Mbedi ici frère d’Ewal’e, mais une autre version nous rapporte Malē a Mbongo donc oncle d’Ewal’e=Duala), ou à défaut, en cas d’impérieuse nécessité, des natifs de Bona Muti (frange basée à Deido) ou encore de Bon’Ekakanga (Bojōngō).
.
LA SPIRITUALITÉ ANCESTRALE

La Spiritualité ancestrale Sawa est celle vouée depuis toujours au Dieu unique et trinitaire Ñamb’a Kwa Dibenga, immortel créateur de l’univers et des êtres et choses qui le peuplent, lequel est détaillé comme étant à la fois et successivement :
- La Puissance Suprême, ou Ñambe (lire Nyambé) proprement dit, créateur, Ordonnateur et Commandeur de tout et de tous ; 
- L’incarnation humano-végétale dite Epasi Ebongo Epasi Moto (Moitié bois moitié Homme) ; en d’autre termes matérialisé végétalement par le Kwa, ā Kwasē, ā kwakwē ; Arbre de la Justice, et humainement par Jeki la Njamb’a Inōnō ou fils (miraculeux) du Dieu Immortel ;
- Et enfin l’Esprit d’éternité, Dibenga, celui-qui- continue – éternellement – d’être. 
.
Par conséquent qui, pour justifier le monde physique, temporel et mortel que constituent la terre et ses sœurs célestes, préconise aussi la foi en l’existence d’un monde spirituel, intemporel et immortel constitué, lui de zones de damnation (Diboma) que nous tairons ici délibérément, et de zones de félicité ou Paradis dénommées respectivement selon le type de culture en cause : Dikoba (Paradis Aquatique), Dikolo (Paradis Céleste), et enfin Sisi (Paradis Terrestre) règne des Basisi ou « ceux du Monde souterrain ». Trois Paradis par conséquent distincts et variés, mais d’égale félicité et de valeurs symboliques correspondantes ; dont l’accès n’est réservé qu’aux Justes : ceux qui ont passé leur vie terrestre dans l’observance des divins préceptes édictés par les Masō ma ndala, livres sacrés à nous révélés par la Tradition Orale.
.
Voici ce que nous rapporte Éric de ROSNY dans son livre intitulé Ndimsi
L’unité, c’était la famille jebale présente, avec ses Bawènya (les vivants), Bawèdi (ses morts) et ses miengu. Elle était symbolisée par une prêtresse jengu. Appelée dans sa fonction rituelle mangon, c’est-à-dire gardienne du vase sacré. 
.
L’hymne jengu.
Tant bien que mal nous avons pu déchiffrer les trois chants qui forment un ensemble. La langue en est jengu, parsemée de mots de Langues Sawa ; elle était enseignée autrefois aux membres des sociétés secrètes initiatiques. Depuis leur disparition (1879), rares sont encore les connaisseurs qui peuvent fournir indications et traductions. 
Pour donner une idée de la densité de sens de chaque mot, voici l‘explication de l’indicatif bien connu des côtiers, qui est lancé avant chaque chant jengu :
- Ya a so ya, 
- so ya ya, 
- ya a so. So ya est l’abréviation de So Yambe, qui est le titre de tout rite jengu. 
So Yambe, à son tour, serait une contraction de Soso la Nyambe qui veut dire : pierre du foyer de Nyambe. 
.
©Extrait du Masō Ma Ndala
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei

….  Suite  4e Partie<br /><br />
NGONDO  SPIRITUALITÉ<br /><br />
Mais pour juger et condamné un monarque, le NGONDO a du admettre qu’il fallait dans ces procès humains la caution d’une intervention divine. D’où sans doute le NGONDO MAGICO-RELIGIEUX. Encore que cette dimension-là est davantage ancrée dans la vielle tradition du Wongo’a Jengu, vase sacrée qui recueillir dans les Profondeurs Fluviales le verdict de Nyambé par l’entremise des Esprits de l’Eau, et ce, dans un rite baptisé la Messe de l’Eau, dont les officiants sont tous natifs de l’ile de Jebalē (de Jo Male : l’Epouse Ondine de Malē a Mbedi ici frère d’Ewal’e, mais une autre version nous rapporte Malē a Mbongo donc oncle d’Ewal’e=Duala), ou à défaut, en cas d’impérieuse nécessité, des natifs de Bona Muti (frange basée à Deido) ou encore de Bon’Ekakanga (Bojōngō).<br /><br />
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LA  SPIRITUALITÉ  ANCESTRALE</p><br />
<p>La Spiritualité ancestrale Sawa est celle vouée depuis toujours au Dieu unique et trinitaire Ñamb’a Kwa  Dibenga, immortel créateur de l’univers et des êtres et choses qui le peuplent, lequel est détaillé comme étant à la fois et successivement :<br /><br />
- La Puissance Suprême, ou Ñambe (lire Nyambè) proprement dit, créateur, Ordonnateur et Commandeur de tout et de tous ;<br /><br />
- L’Incarnation humano-végétale dite Epasi Ebongo Epasi Moto (Moitié bois moitié Homme) ; en d’autre termes matérialisé végétalement par le Kwa, ā Kwasē, ā kwakwē ; Arbre de la Justice, et humainement par Jeki la Njamb’a Inōnō ou fils (miraculeux) du Dieu Immortel ;<br /><br />
- Et enfin l’Esprit d’éternité, Dibenga, celui-qui- continue - éternellement - d’être.<br /><br />
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Par conséquent qui, pour justifier le monde physique, temporel et mortel que constituent la terre et ses sœurs célestes, préconise aussi la foi en l’existence d’un monde spirituel, intemporel et immortel constitué, lui de zones de damnation (Diboma) que nous tairons ici délibérément, et de zones de félicité ou Paradis dénommées respectivement selon le type de culture en cause :  Dikoba (Paradis Aquatique), Dikolo (Paradis Céleste), et enfin Sisi (Paradis Terrestre) règne des Basisi ou "ceux du Monde souterrain". Trois Paradis par conséquent distincts et variés, mais d’égale félicité et de valeurs symboliques correspondantes ; dont l’accès n’est réservé qu’aux Justes : ceux qui ont passé leur vie terrestre dans l’observance des divins préceptes édictés par les Masō ma ndala, livres sacrés à nous révélés par la Tradition Orale.<br /><br />
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Voici ce que nous rapporte Éric de ROSNY dans son livre intitulé Ndimsi<br /><br />
L'unité, c'était la famille jebale présente, avec ses Bawènya (les vivants), Bawèdi (ses morts) et ses miengu. Elle était symbolisée par une prêtresse jengu. Appelée dans sa fonction rituelle mangon, c'est-à-dire gardienne du vase sacré.<br /><br />
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L'hymne jengu.<br /><br />
Tant bien que mal nous avons pu déchiffrer les trois chants qui forment un ensemble. La langue en est jengu, parsemée de mots de Langues Sawa ; elle était enseignée autrefois aux membres des sociétés secrètes initiatiques. Depuis leur disparition (1879), rares sont encore les connaisseurs qui peuvent fournir indications et traductions.<br /><br />
Pour donner une idée de la densité de sens de chaque mot, voici l‘explication de l'indicatif bien connu des côtiers, qui est lancé avant chaque chant jengu :<br /><br />
- Ya a so ya,<br /><br />
- so ya ya,<br /><br />
- ya a so.  So ya est l'abréviation de So Yambe, qui est le titre de tout rite jengu.<br /><br />
So Yambe, à son tour, serait une contraction de Soso la Nyambe qui veut dire : pierre du foyer du Nyambe (Dieu).<br /><br />
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©Extrait du Masō Ma Ndala<br /><br />
« Révélation des Vérités Cachées »<br /><br />
De : Ebele Wei<br /><br />
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Image photo: Retour de l'immersion du Vase Sacrée par les Grands Prêtres  Feu- Té' NGANGE et Té' MANG' EBANDA
Image photo: Retour de l’immersion du Vase Sacrée par les Grands Prêtres Feu- Té’ NGANGE et Té’ MANG’ EBANDA

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NGONDO : COUR SUPREME ET PARLEMENT

Posté par masoso le 17 octobre 2014

NGONDO :
- DE LA RIVIERE À L’ INSTITUTION
- ORIGINE DU NOM
- COUR SUPREME ET PARLEMENT
- SPIRITUALITÉ

Suite 3e PARTIE
Suite  3e PARTIE<br /><br />NGONDO : COUR SUPREME ET PARLEMENT</p><br /><p>La mission première du Ngondo est donc de pacifier le pays. Sa méthode ? Juger les litiges au travers des Rois et Chefs, gérants et garants de leurs cités respectives.<br /><br />Et l’institution de s’avérer à la fois COUR SUPREME et PARLEMENT. Une loi parmi d’autres est alors mise en vigueur sous le nom de Dibombe, laquelle condamne tout homme convaincu de meurtre à une mort sans sépulture, sa disparition pure et simple de la mémoire publique. A l’intérieur de ladit Ngondo existe une confrérie secrète appelé MUNGI, encore décrite par Honoré NJIME comme une police politique. Laquelle par ailleurs a mission de s’assurer :</p><br /><p>• Des préparatifs des grandes assises de l’Etat Sawa ;<br /><br />C’est elle qu’on voit en plein nuit, cherchant dans tout le royaume un « Eyobo’a Ngi-Ngi » (entendez Eyobo’a Ngie-Ngie) Peau de léopard, symbole d’autorité, emblème à étendre au pied du trône avant le début des actes royaux : « Mungi mu ma wasa Eyobo’a Ngi-Ngi ! » terrible rumeur qui parcourt alors les villages, avec à la base un savoureux quiproquo distinguant des Initiés les nombreux Blancs-Becs pour qui Ngi-Ngi  ne pouvait signifier que « Ngingi » la mouche, dont la peau, visiblement, est impossible à obtenir avec les couteaux de l’époque.</p><br /><p>• De l’annonce codé desdites assises par la voix tonitruante des énormes Tam-Tams initiatiques dits « Belimbi ba Mungi »<br /><br />Scandant à l’attention des seuls Initiés de la confrérie la secrète et impérieuse mélodie d’invite : « kulóloto-kulólo-kóto ! » Entendez : « Njō’a Nyama e ni pula ja ! » (Le Léopard c.à.d le Roi avec le Mungi va siéger !). Puis à l’heure H où le monarque fait son entrée, le battement se fait roulement et l’on entend l’échange suivant de voix humaine et végétale dans toutes les grandes cérémonies:</p><br /><p>A brrrrr !<br /><br />A brrrr !</p><br /><p>- Nje’ Sa Nje ? Lire : Tchè i sa Tchè ? venant de la langue Bankon(traduction : Qu’y a-t-il ?)<br /><br />- Nje’ Sa Nje ?  Lire : Tchè i sa Tchè ? venant de la langue Bankon  (traduction : Que se passe-t-il ?)<br /><br />- A Mungi, njè yé owo é ? (traduction : Mungi, que se passe-t-il là-bas ?<br /><br />- Nje e boli o Eboko Endene o teten’abulu é ? (traduction : Que se passe-t-il dans la cour Royale en pleine nuit ?)<br /><br />- Njō ndē  e kōtēlē Bonañama o kaisē Eyidi. (traduction : C’est le Léopard qui a réuni la gent animale pour juger la foret).<br /><br />- A Belimbi tombēlē ! (Traduisez, Tam-Tam !)<br /><br />- Njō e kotele Mboa o muka mundēnē ē! A Belimbi tōpō ! (Traduction : Oui, le Léopard a convoqué la meute entière pour un grand procès ! Parlez Tam-Tam !)<br /><br />- Njō’a Nyama é ni pula ja. Tombēlē ! (Traduction : Le Léopard va bientôt siéger Tam-tam, transmettez !).</p><br /><p>• D’une participation discrète, mais active aux débats et procès,<br /><br />preuve que le monarque, chef hiérarchique de toutes les confréries, tient le plus clair de son initiation du Mungi avant son intronisation : ladite confrérie et la Tradition entière tiennent d’ailleurs ce fauve pour le vrai Roi des Animaux, vu que le Lion ne règne que dans la savane, contrairement au Léopard qui, avec ses congénères (Panthère, Guépard, Tigre…) fait aussi bien la loi dans ladite savane que dans la foret dense et la jungle. </p><br /><p>• De l’exécution des sentences et autres actes d’Etat,                                        en rapport avec la loi du Dibōmbē. L’abbé Lucien Endene a Mbedi rapport que la roi Eyum Ebele, alias Charley Deido, a succombé le 07 Décembre 1876 à ladite loi pour avoir refusé de livrer son neveux Mududu a Diboti convaincu du meurtre de son cousin Mwanjo a Mududu par l’entremise de son esclave Esēngē a Mududu.</p><br /><p>La condamnation, précisons-le, est prononcé par Ndumb’a Lobe alors Président du Ngondo, et le roi ainsi condamné laissera à la postérité et à l’histoire la proverbiale formulation de son refus d’obtempérer :<br /><br />« Na ma tubēa misō mabanē buña bo é ? »                        (Perdrai-je mes deux yeux en un seul jour ? )</p><br /><p>Refus sanctionné par une Guerre de trois jours, du 7 au 9 Décembre 1879, déclaré aux Deido et gagnée par le Ngondo, c’est-à-dire par le reste de la communauté duala, durant laquelle le monarque deido est tué et qui l’inscrira plus ou moins dans l’histoire des uns comme un rebelle anarchiste, alors qu’aux yeux des autres --- des Bon’Ebele notamemnt --- ce digne fils de l’ancêtre éponyme Ebel’a Kayé affectueusement surnommé « Iya », restera devant l’Eternel un martyr.</p><br /><p>Le « fier et cynique » king Bell Ndumb’a Lobe lui-même n’échappera de justesse en 1883 au verdict du Dibōmbē qu’en fuyant à Boadibō chez ses cousins qui s’en iront le cacher dans une île au large de Victoria (l’actuelle Limbe)...<br /><br />Suite...<br /><br />.<br /><br />©Extrait du Masō Ma Ndala<br /><br />« Révélation des Vérités Cachées »<br /><br />De : Ebele Wei<br /><br />.<br /><br />Image photo: Courses de pirogues sur le Wouri, à l'occasion de la célébration du 14 juillet, dans les années 1930

Image photo: Courses de pirogues sur le Wouri, à l’occasion de la célébration du 14 juillet, dans les années 1930

NGONDO : COUR SUPREME ET PARLEMENT

La mission première du Ngondo est donc de pacifier le pays. Sa méthode ? Juger les litiges au travers des Rois et Chefs, gérants et garants de leurs cités respectives.
Et l’institution de s’avérer à la fois COUR SUPREME et PARLEMENT. Une loi parmi d’autres est alors mise en vigueur sous le nom de Dibombe, laquelle condamne tout homme convaincu de meurtre à une mort sans sépulture, sa disparition pure et simple de la mémoire publique. A l’intérieur de ladit Ngondo existe une confrérie secrète appelé MUNGI, encore décrite par Honoré NJIME comme une police politique. Laquelle par ailleurs a mission de s’assurer :

• Des préparatifs des grandes assises de l’Etat Sawa ;
C’est elle qu’on voit en plein nuit, cherchant dans tout le royaume un « Eyobo’a Ngi-Ngi » (entendez Eyobo’a Ngie-Ngie) Peau de léopard, symbole d’autorité, emblème à étendre au pied du trône avant le début des actes royaux : « Mungi mu ma wasa Eyobo’a Ngi-Ngi ! » terrible rumeur qui parcourt alors les villages, avec à la base un savoureux quiproquo distinguant des Initiés les nombreux Blancs-Becs pour qui Ngi-Ngi ne pouvait signifier que « Ngingi » la mouche, dont la peau, visiblement, est impossible à obtenir avec les couteaux de l’époque.

• De l’annonce codé desdites assises par la voix tonitruante des énormes Tam-Tams initiatiques dits « Belimbi ba Mungi »
Scandant à l’attention des seuls Initiés de la confrérie la secrète et impérieuse mélodie d’invite : « kulóloto-kulólo-kóto ! » Entendez : « Njō’a Nyama e ni pula ja ! » (Le Léopard c.à.d le Roi avec le Mungi va siéger !). Puis à l’heure H où le monarque fait son entrée, le battement se fait roulement et l’on entend l’échange suivant de voix humaine et végétale dans toutes les grandes cérémonies.

• D’une participation discrète, mais active aux débats et procès,
preuve que le monarque, chef hiérarchique de toutes les confréries, tient le plus clair de son initiation du Mungi avant son intronisation : ladite confrérie et la Tradition entière tiennent d’ailleurs ce fauve pour le vrai Roi des Animaux…

• De l’exécution des sentences et autres actes d’Etat, en rapport avec la loi du Dibōmbē…
Suite…
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©Extrait du Masō Ma Ndala 
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei
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NGONDO : ORIGINE DU NOM

Posté par masoso le 17 octobre 2014

NGONDO :
- DE LA RIVIERE À L’ INSTITUTION
- ORIGINE DU NOM
- COUR SUPREME ET PARLEMENT
- SPIRITUALITÉ
Suite 2e partie 

Suite 2e partie L’ORIGINE DU NOM "NGONDO".A grand concept, moult de descriptions. Et le Ngondo, dans cet effort multiple et citoyen de cernement d’idées et de discernement de nuances, n’a pas fait couler tant d’encre et de salive pour rien. "Cordon ombilical !" se sont écrié nombre d’étymologistes à la manière  de l’eurêka d’Archimède, en pensant confusément à l’expression duala ngond’a mutodi désignant le bout du nombril. D’autres avancent l’hypothèse du Ngonda (marche à quatre pattes de l’enfant). Les troisièmes évoquent le disque astral ngonde ou la lune. A ceci près, toutefois, que du bout du nombril au cordon ombilical, de la marche infantile aux exigences d’un tribunal de commerce d’une cour d’équité ou d’une institution globale, et de l’astre au garde-fou communautaire, il y’a tout de même quelque hiatus ou cacophonie sémantique… .… A moins de savoir aussi que le mot Ngondo, avant de désigner l’Assemblée Traditionnelle du Peuple Sawa, est d’abord le nom d’un cours d’eau : celui-là même qui sépare Akwa et Bell (les deux clans à la base des actes majeurs de l’Institution).Le Grand Shiisme Bell et Akwa , un vrai divorce aux accents sans appel entre Bēlē ba Doo et son cousin Ngando’aKwa, ce dernier se révolta, puis de faire sécession et de fonder son propre royaume en 1814. La Sagesse Ancestrale de faire retentir un autre avertissement condamnant d’avance tout glaive qui oserait transpercer le ventre d’un frère :Pō’ eyabē e si ma tuba dibum !                       (le glaive en famille ne transpercera point de ventre !)Dès l’année qui suit (1815), une institution est mise sur pied d’accord parties, et les deux royaumes de facto s’accordent d’abord sur leur frontière territoriale commune ce sera la rivière baptisée « Besusuku » ou encore BE o SU la KU qui veut-dire : Qui est aux confins de Bonaku (Akwa).Or en langue Sawa, « Rivière-Frontière » ou «  Rivière discriminatoire » se dit «  Tongo’a Ndando » transcrit ici pour plus de lisibilité : « toNGO a ndaNDO » suivez les suffixes en majuscule et vous tenez le nom de l’Institution !.Situer a mi-parcours, autour du plateau de Bal’apeña lire Bali nya penya dit Montagne Manga Bell, le nom Besusuku se travestit bientôt en Be-kus. Et en aval enfin, (secteur que traversent la plupart des voies reliant Bell Town et AkwaTown, et où par conséquent les rencontrent quotidiennes entre Bellois et Akwa sont désormais autant d’occasion de conflit), le cours d’eau prend le nom NGONDO qu’il porte jusqu’au fleuve, plus précisément à l’ancien marché Beseke, en ce point de l’esplanade de la défunte Gare de Douala autrefois occupée par le fleuve, et où, en saison sèche, émergeaient et émergent encore à marée basse ces fameux banc de sable rapportés par l’histoire, et sur l’un desquels l’Institution ainsi née choisit de situer symboliquement le siège de ses procès et palabres de fin d’année.Suite....©Extrait du Masō Ma Ndala « Révélation des Vérités Cachées »De : Ebele Wei.Image photo: Mangon(prêtresse) sur les berges du Wuri

Image photo: Bolo bwa Jengu (Pirogue des Ondines)
NGONDO: ORIGINE DU NOM 
A grand concept, moult de descriptions. Et le Ngondo, dans cet effort multiple et citoyen de cernement d’idées et de discernement de nuances, n’a pas fait couler tant d’encre et de salive pour rien. « Cordon ombilical ! » se sont écrié nombre d’étymologistes à la manière de l’eurêka d’Archimède, en pensant confusément à l’expression duala ngond’a mutodi désignant le bout du nombril. D’autres avancent l’hypothèse du Ngonda (marche à quatre pattes de l’enfant). Les troisièmes évoquent le disque astral ngonde ou la lune. A ceci près, toutefois, que du bout du nombril au cordon ombilical, de la marche infantile aux exigences d’un tribunal de commerce d’une cour d’équité ou d’une institution globale, et de l’astre au garde-fou communautaire, il y’a tout de même quelque hiatus ou cacophonie sémantique… 
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Le Grand Shiisme Bell et Akwa , un vrai divorce aux accents sans appel entre Bēlē ba Doo et son cousin Ngando’aKwa, ce dernier se révolta, puis de faire sécession et de fonder son propre royaume en 1814. 
La Sagesse Ancestrale de faire retentir un autre avertissement condamnant d’avance tout glaive qui oserait transpercer le ventre d’un frère :
Pō’ eyabē e si ma tuba dibum ! 
(le glaive en famille ne transpercera point de ventre !)
Dès l’année qui suit (1815), une institution est mise sur pied d’accord parties, et les deux royaumes de facto s’accordent d’abord sur leur frontière territoriale commune ce sera la rivière baptisée « Besusuku » ou encore BE o SU la KU qui veut-dire : Qui est aux confins de Bonaku (Akwa).
Or en langue Sawa, « Rivière-Frontière » ou « Rivière discriminatoire » se dit « Tongo’a Ndando » transcrit ici pour plus de lisibilité : « toNGO a ndaNDO » suivez les suffixes en majuscule et vous tenez le nom de l’Institution !
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Situer a mi-parcours, autour du plateau de Bal’apeña lire Bali nya penya dit Montagne Manga Bell, le nom Besusuku se travestit bientôt en Be-kus. Et en aval enfin, (secteur que traversent la plupart des voies reliant Bell Town et AkwaTown, et où par conséquent les rencontrent quotidiennes entre Bellois et Akwa sont désormais autant d’occasion de conflit), le cours d’eau prend le nom NGONDO qu’il porte jusqu’au fleuve, plus précisément à l’ancien marché Beseke, en ce point de l’esplanade de la défunte Gare de Douala autrefois occupée par le fleuve, et où, en saison sèche, émergeaient et émergent encore à marée basse ces fameux banc de sable rapportés par l’histoire, et sur l’un desquels l’Institution ainsi née choisit de situer symboliquement le siège de ses procès et palabres de fin d’année.
Suite…
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©Extrait du Masō Ma Ndala 
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei
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CONFIRMATION DU MESSAGE ANNUEL DU NGONDO

Posté par masoso le 25 septembre 2014

CONFIRMATION DU MESSAGE ANNUEL DU NGONDO

Tete Ekindy Manga Akwa avec Karl Lobe et Mboa Sawa
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CONFIRMATION DU MESSAGE ANNUEL DU NGONDOLes messages d’abondance reçus de nos Miengu et Ancêtres durant la dernière messe de l’eau célébrée à la fin du Ngondo 2013, sur les berges du Wouri, nous annonçait une année spéciale. Ainsi, l’observateur attentif des choses du terroir et de leur décryptage à pu, à ce jour, vivre deux événements remarquables, signes ancestraux d’abondance, sur toute l’étendue du Pays Sawa :

- Pluies abondantes 
- Apparition récente des MBÉATOWĒ
.
Notons, comme le souligne Ebelè Wei dans son ouvrage Masõmandala, que le mot Mbéatowè est la désignation théologique en contraction de la locution «ÑAMBE YA TOWA » (divinités à ramasser à la pelle !) et les Sawa en avaient fait leur totem principal, voyant en elles un aliment sacré offert en bénédiction par les Esprits de l’eau (MENGU), et les consommant donc plus ou moins à la manière de la Manne des Hébreux. 
Le secret de leur vertu ? On le découvre enfin au décryptage de leur nom mythologique :«MITOKĒ MI KAMBA» ; lequel, à première vue, ne fait aucun sens en Duala profane, mais qui, vu sous le prisme des correspondances transdialectales de sons, (notamment le /K/ du Mongo, du Pongo ou de la langue mère le Lingala, correspondant aux semi consonnes /W/ et /Y/ du Duala) nous livre la lecture suivante :
.
MITOKĒ MI KAMBA ou MITOWĒ MIYAMBA
.
Or le «TOWĒ» de «MITOKĒ» est visiblement le même que celui de «MBÉATOWĒ ».D’autre part, « KAMBA » signifie « YAMBA » (abondance, fécondité) pour donner à MITOKĒ MIKAMBA le sens global et pluriel de « MITOWA MA YAMBA », au singulier : TOWA LA YAMBA (littéralement : ramassage de la fécondité ou de l’abondance, ou des deux). Et du coup, l’on perçoit mieux les dessous du dicton populaire :

Mbéatowē me ndéyadi (les Mbéatowē représentent la grâce de fécondité).
.
Éla o Éla ! Merci aux Divinités de l’eau et et aux Ancêtres.

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NYANGW’A MBOA.

Posté par masoso le 29 mai 2014

NYANGW’A MBOA.

 

Est la première femme épousée chronologiquement. Elle arrive pucelle, elle ne peut donc être ni divorcée, ni remariée ni une veuve héritée. Elle est TONGOLONDO ou Muleno ou mut’a paï. Nyangw’a mboa (patronne du mboa) est dit dans le sens seigneurial Nyangw’asu (celle qui nous commande).

MARIAGE DANS L’ORGANISATION CLANIQUE :

Le foyer polygame au départ est monogame et l’Eboko au départ comprend la première femme appelée Nyangw’a mboa et la deuxième nommée « NDONGO ». La troisième femme, l’EBONGW’A DIA textuellement « la canne » allusion aux sorties, à l’accompagnement, se place sous la tutelle de la Nyangw’a mboa , la mère de mboa, la quatrième sous l’égide de la deuxième (ndongo) et ainsi de suite. Les femmes ainsi placées en tutelle se nomment MIKOA (MIKOWA au pluriel , MUKOA au singulier).

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C’est l’enfant mâle de la première femme qui hérite du commandement à tous les niveaux : familiale, du foyer, du sous-foyer, du sous clan, du clan, de la tribut, de la race, selon la situation depuis l’ancêtre éponyme quelque soit son âge. L’adage Duala dit : Sangw’a mboa a titi mu’tù (le chef n’est jamais mineur) c’est-à-dire même avec une régence c’est lui qui gouverne en droit.

NYANGW’A pendant de SANGW’A

En langage parlé Ndongo = la préférée mais dans l’institution du foyer polygamique = la 2ème épousée.

Si la Nyangw’a mboa n’a pas de rejeton mâle, c’est au fils mâle de son Mukoa que revient de droit le commandement. S’il y a plusieurs Mikoa, l’initiative est à la première. Mais lorsque la ou l’une des Mikoa réclame et obtient son autonomie « DIBO », elle perd ses droits de Mukoa ainsi que sa descendance. 

Les co-épouses se nomment entre elles MBAGN (MBAGNY).

La belle-fille ou brue s’appelle Mukoa.

La belle-sœur se dit MOGNA ou MONYA (au pluriel BA NYE).

La fille indigène d’un quartier est la NGON (NGÔHÔN) de ce quartier ou du foyer, du sous-foyer, du clan ou du sous-clan, de la tribut ou de la race : NGÖN a Duala = fille de Duala (aborigène).

Okoo – Muna

DINGON

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CLASSE SOCIALES CHEZ LES SAWA

Posté par masoso le 29 mai 2014

CLASSE SOCIALES CHEZ LES SAWA 

 

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Wonja – pluriel : wonja 

Les mots commençant par W sont invariables en Duala.

Le Wonja est un sujet de caste libre ; c’est la meilleure situation dans les classes sociales. Il n’y a pas de noblesse. Le chef lui-même ne se réclame pas d’un « sang bleu » au dessus du Wonja, d’autant que le commandement n’est qu’un droit d’ainesse par rapport à l’ancêtre géniteur de la race, de la tribut, du clan, du foyer et de la famille.

Au sommet le Wonja (wondja) se subdivisant en BATUDU (singulier : mutudu) qui sont les anciens. Ce sont eux qui sont les notables. Mwanja (mouandja), les jeunes gens ou moranes. En général, ils ont droit à un tiers de ce qui revient aux anciens dans les partages tribaux.

LE COMMANDEMENT

Jusqu’en 1814, il y avait chez les BONA MBEDI un roi, Bèlè ba Doo semble avoir été le dernier. Le roi se situait donc au niveau de la Race = TIMBO. Le « King », devenu chef supérieur, se marque à l’échelon du clan. La tribut n’a pas de commandement unifié présentement.

Le Chef de quartier est le Sangw’a Tumba (sous-clan) et sous lui, il y a le chef du Foyer Sangw’a Diyô « Diyô » (dillo) la mboa. Après lui vient le chef de la famille. Au niveau du sous-clan, du foyer de la famille, un esclave pour quelque temps pouvait assurer l’intérim dans les cas urgents, « précaire et révocable » pour employer une terminologie empruntée à l’administration. Mais jusqu’à nos jours, il y a des cas de ce genres qui ne sont perpétués au haut niveau du sous-clan. Plus nombreux sont ceux au niveau plus modeste du Foyer.

« Sangw’a » … est quelque soit son âge, le descendant direct de l’aîné de l’ancêtre fondateur, avec toutes les règles de l’héritage successoral, à savoir : les enfants de la première épouse ou de ses Mikoa suivant l’ordre d’arrivée au Mboa. On peut être Sangw’a mboa , Sangw’a masoso, Sangw’a muebe, Sangw’a diyô, Sangw’a Tumba, Sangw’a Timbo.

Tacitement les Camerounais l’admettaient pour le Prince Alexandre Ndumb’a Duala (Sangw’a Timbo).

Chef de Foyer :      =   Sangw’a diyô

Chef du quartier :  =   Sangw’a tumba l’a mboa

Chef supérieur:      =   Sangw’a tumba l’Ekombo « Chef supérieur quartiers »

Chef de la tribut : =   Sangw’Ekombo

Chef de race :       =   Sangw’a timbo

Les deux dernières phratries ont disparues en 1814.

Sangw’a … devient « Sangw’asu » dans le sens seigneur : celui qui nous administre. (Sangw’asu).

Okoo – Muna

DINGON

 

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TOUT SUR MASOSO MA NYAMBE

Posté par masoso le 6 mai 2014

Clips vidéos / Albums Photos et autres du groupe
Masoso ma Nyambe.

Liens Cips:

1 – http://www.youtube.com/watch?v=vwaN8YNDQ1I&feature=mfu_in_order&list=UL

2 – http://www.youtube.com/watch?v=HriB2hQ1yKw&feature=BFa&list=UL5-MHoRZh3gc&index=3

3- http://www.youtube.com/watch?v=_71oZo9Y2Ew&feature=BFa&list=UL5-MHoRZh3gc&index=4

4 -

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DES OBSÈQUES QUI VALENT DE L’OR !

Posté par masoso le 4 avril 2014

Des obsèques qui valent de l’or…!

Ibrahim Ag Bahanga, un chef rebelle touareg qui s’était notamment fait connaître par l’attaque des garnisons de Manaka et de Kidal (au Mali) en 2006 pour revendiquer l’amélioration des conditions de vie et le développement du Nord-Mali,est décédé vendredi dernier en fin d’après-midi dans un accident de voiture. Mort sur le coup, il a été inhumé séance tenante. Il est vrai que les rites funéraires musulmans, qui peuvent paraître assez radicaux pour un observateur externe, ont au moins le mérite d’abréger grandement les choses. Et suscitent une certaine envie et admiration chez beaucoup, surtout dans les traditions à la fois bantoues et chrétiennes, chez lesquelles les obsèques peuvent durer des semaines parfois. Ceci au grand dam des poches et des comptes en banque des parents proches ou lointains et amis.

 

En effet, prises en gros, les traditions funéraires musulmanes sont très simples: les morts doivent être enterrés dans un simple linceul (cela varie aussi en fonction des pays. Dans certains, la législation impose d’inhumer le corps dans un cercueil). Le cadavre doit être enterré avec la tête en direction de la Mecque. Après avoir subi un lavage de purification, il doit être inhumé dans un délai allant d’un minimum de quelques minutes et d’un maximum de 48 heures après le décès. La tombe ne doit porter aucun artifice. En dehors d’une pierre tombale simple au possible indiquant l’identité du défunt, tout est superflu (et donc interdit). Et l’exhumation est fortement prohibée.

Tout cela est l’opposé des pratiques qui ont cours dans la société camerounaise (à l’exclusion des musulmans, bien entendu). Tout est célébré avec faste, les deuils aussi (et surtout, pourrait-on dire). Le programme est généralement le suivant: quand la personne décède, on dépose sa dépouille à la morgue. Puis s’en suit la préparation des obsèques qui elles ont lieu en début de week-end. Jeudi et vendredi sont les jours de mise en bière et de levée de corps. Après une veillée mortuaire, le corps est transféré vers le lieu d’inhumation (généralement le village d’origine) pour une inhumation dans la journée du samedi.

Jusqu’à il y a quelques années, il semblait être convenu que les obsèques  devraient se dérouler pendant le week-end suivant le décès, sauf s’il survenait après le mercredi, auquel cas il était remis à la semaine suivante. Une inhumation n’intervenait plus de deux semaines après le décès qu’exceptionnellement. Depuis quelques temps, c’est totalement l’inverse.

Il devient de plus en plus courant qu’on « oublie » des corps à la morgue. Dernièrement, ma chère maman me dit qu’elle voyagera pour un enterrement au village. Je lui demande: « à l’enterrement de qui? » Je ne me souvenais pas d’un décès récent dans la famille. Elle s’est mise en colère et m’a reproché d’avoir oublié que l’un de ses  grand-oncles était disparu. Elle m’a par la suite donné raison quand je lui ai rappelé que cela faisait près de deux mois qu’il était mort et que j’avais sérieusement eu le temps d’oublier cet évènement, d’autant plus que je le connaissais à peine.

Alors qu’auparavant, les séjours prolongés à la morgue étaient réservés à des personnes d’un certain rang ou titulaires de titres honorifiques, les raisons de ces rendez-vous retardés avec la dernière demeure sont désormais diverses: le plus souvent, on attend que l’un ou les parents du défunt expatrié(s) (fils, frère, oncle, père…) revienne au pays, ce qui peut souvent durer le temps nécessaire au concerné pour réunir les autorisations et l’argent pour participer à la circonstance. Parfois aussi, ce sont les querelles au sein de la famille du défunt qui retarde les obsèques. Le corps est alors en lieu sûr et laisse tout le loisir aux gens de se lancer dans d’interminables empoignades. Parfois même, les escarmouches se poursuivent lors des obsèques. On a ainsi été témoins il y a quelques années d’une bagarre générale lors d’une levée de corps à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala. Le combat était si intense que la dépouille s’est finalement retrouvée à même la chaussée et il a fallu que les forces de l’ordre interviennent pour disperser les bagarreurs. Dans d’autres cas, le décès pousse à effectuer des travaux qui auraient dû l’être pendant que le défunt était en vie. On a ainsi vu des maisons entières sortir de terre et être terminées entre le moment de la mort et l’inhumation. Certains fois, ce sont des travaux de réhabilitation qui remettent les obsèques à plus tard.

DES OBSÈQUES QUI VALENT DE L'OR !  cercueilmichaeljacksonarticlebigLe faste et les excès ne sont pas en reste. Les obsèques nécessitent d’engager d’énormes sommes d’argent. On peut citer à tout va l’investissement dans une tombe carrelée, dans la meilleure chorale, dans la mise à disposition de la plus haute autorité religieuse pour la cérémonie oeucuménique, dans un cercueil qui peut parfois valoir plusieurs millions de francs et surtout dans une collation aux dimensions gargantuesques. Une fois même, l’un des plus importants hommes d’affaires du pays s’est carrément vu offrir un corbillard de six roues à l’occasion des obsèques de sa mère! Les cérémonies simples on presque disparu de la circulation et il n’est pas rare dans la ville de Douala que les rues soient coupées en plusieurs endroits par des tentes et des chaises. Ce fléau dénoncé à maintes reprises et même un temps interdit se répète immuablement tous les week-ends. Ce qui cause souvent des embouteillages monstres. Le plus terrible étant que ces tentes sont le plus souvent désertées par les personnes qu’elles sont sensées accueillir qui préfèrent plutôt aller se réfugier dans les buvettes situées dans les parages.

Il faut souligner que dans le contexte camerounais, les termes « obsèques » et« funérailles » ne sont pas similaires comme le veut le langage soutenu. Ici, ils ont des significations très différentes. Les obsèques désignent tout ce qui survient dans l’immédiateté du décès (morgue, levée de corps, veillée mortuaire, cérémonies religieuses, inhumation) alors que les funérailles désignent la cérémonie traditionnelle qui a lieu à la suite des obsèques, parfois même plusieurs décennies après. Les funérailles ainsi définies sont une autre occasion d’effectuer des dépenses supplémentaires et elles peuvent durer jusqu’à une semaine dans certaines régions! Les plus téméraires vont jusqu’à exhumer les restes de parents morts depuis même avant leur naissance pour les remettre en terre à un endroit estimé plus conforme.

Les obsèques représentent ainsi, en dehors de la douleur des proches, une formidable occasion de dépenses considérable, qui contribue à accroître la détresse des uns et des autres les risques de précarité. J’ai vu un père, un simple employé d’une boulangerie, débourser près de 4 millions de francs pour pouvoir récupérer le corps de son fils séquestré dans une morgue. Les musulmans témoins de circonstances pareilles doivent ricaner intérieurement. C’est vrai que leurs rites funéraires simples et expéditifs sont de plus en plus enviés. Mais elles s’avèrent bien pratiques, surtout au Moyen Orient. Les palestiniens par exemples apprécieraient beaucoup moins d’avoir à veiller sur des cadavres pendant des jours entiers. En l’état actuel, ils  ont la possibilité de ramasser les victimes des raids israéliens, de faire un petit tour rapide au cimetière pour procéder à une inhumation rapide, puis retourner au front affronter les chars de Tsahal avec leurs ridicules (et bigrement efficaces)  lance-pierres…

 

Par René Jackson

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Rites de Veuvage chez les Duala « Tradition et Modernité »

Posté par masoso le 4 avril 2014

 Rites de Veuvage chez les Duala « Tradition et Modernité »Les traditions animistes ancestrales continuent de courir. Mais, comme toute chose mal conservée, elles perdent progressivement de leur authenticité et sont, quelques fois, travesties par une application approximative et même souvent odieuse.
 
La célébration de la mort comme celle de la naissance obéissent à une symbolique sociale bien précise. La peur de la mort impose qu’il faille absolument la repousser, l’éloigner à travers des rites. Il en va de même pour le veuvage. Théoriquement, les rites du veuvage chez les Douala pourraient se résumer en quatre grands moments: les lamentations, la purification et l’obole des femmes, la neuvaine et le port du deuil proprement dit. La mort du mari est une épreuve particulièrement éprouvante. Au-delà du trouble émotionnel de la perte d’un être cher, la veuve doit se conformer à un certain nombre d’exigences qui, avec l’emprise du modernisme, ont pris des connotations regrettables, du moment où leur valeur originelle s’effrite, lorsqu’elle n’est pas simplement méconnue. C’est ainsi que, dès la disparition du mari, l’organisation des funérailles devient la plateforme de toutes sortes de règlement de comptes parfois injustifiés, mais sous le couvert de la tradition. Toujours est-il que commence, pour la veuve, une semaine intrépide où il faut faire face à une série d’obligations. Obligations financières pour l’ordonnancement des cérémonies funéraires, la décoration du funérarium, l’achat des cercueil et vêtements du décédé, la location des bâches et des chaises, ainsi que l’achat de la boisson et la préparation des repas à servir aux personnes qui se sont installées au domicile, etc. L’essentiel des rites commence la veille de l’enterrement. La veillée comporte un programme de prières et de recueillement chrétien, commun à tous. Au petit matin, les sœurs et les femmes du patelin du défunt s’installent dans un coin de la cour, et forment un cercle à l’intérieur duquel la veuve viendra danser et pleurer son époux. Sonorités et chants particuliers composent l’ »Essewe » qui, en d’autres circonstances, suscite beaucoup de joie et un certain plaisir des yeux et d’écoute.
C’est en réalité un exutoire qui devrait permettre à la veuve de crier sa peine, d’extérioriser sa douleur, sous forme de chants dont elle dit les paroles. Le tout accompagné des maracas, de cymbales et de tambours. Le reste de la cérémonie se déroule presque tranquillement, conformément au programme annoncé, jusqu’à la mise en terre. Juste après, la veuve est désormais confiée à ses belles- sœurs, presque à leur merci. Elle n’a plus le droit de sortir, sauf dans des cas exceptionnels. Ce sera le cas le troisième jour après l’enterrement : elle se rendra sur la tombe de son époux pour y déposer des fleurs. A son retour et, précisément, dans l’après-midi (aux environs de 16h), on lui coupera les cheveux. Sa chambre et son lit seront entourés de tiges de « l’arbre de la paix ». Sous son matelas, on posera des feuilles de bananier séchées. Tout ceci, pour la protéger des esprits chagrins, porteurs de malédictions, dit-on. C’est également le lieu du règlement de l’obole des belles-sœurs. Cette exigence est péremptoire et, selon certaines femmes, elle sert à dédommager les belles sœurs qui ont tout perdu, à savoir, leur frère, et ses biens qui, pour la plupart, appartenaient à leur père: la tradition commande en effet que ces biens reviennent à la veuve et aux enfants du défunt. Il est aussi question de déterminer le repas que la veuve doit préparer, en prélude à la neuvaine. Cette agape doit comporter trois mets différents, dont nécessairement le Ngondo et les Miondos (mets de pistaches et lamelles de bâtons de manioc) : ce mets est en effet au centre du cérémonial de l’eau. Aux aurores du neuvième jour après l’enterrement, la veuve est conduite à la rivière pour la pratique du rite de la purification.
Epreuve du feuIl s’agit, en réalité, de chasser toute entreprise funeste en invoquant le mort, pour qu’il intercède auprès des ancêtres. Il s’agit d’inviter l’eau de la rivière à emporter avec elle toutes les malédictions, de telle sorte que la mort ne frappe plus cette famille. On offrira donc à l’eau qui coule ce mets de pistaches, ainsi que les lamelles de bâtons de manioc, accompagnés de bière. C’est une épreuve difficile, au cours de laquelle la veuve n’a plus aucune intimité. Elle est entourée d’une pléthore de femmes, surtout de sa belle famille, certaines compatissantes, d’autres malicieuses. Elles profitent généralement de cette circonstance pour dire toutes sortes d’obscénités et humilier la veuve. C’est dans ces conditions que la veuve sera ceinte d’une corde comportant neuf nœuds, en signe de chasteté, tout au moins pendant la période du port de deuil. Ce cordon noué ne sera défait que si un autre prétendant se manifeste de manière décisive. Il devra donc, à ce qu’on dit, reverser une importante somme d’argent à la veuve, avant de couper le cordon et de bénéficier des faveurs de l’éplorée. A la sortie de l’eau, la veuve arbore donc sa tenue bleue, sous laquelle on trouve des sous-vêtements de même couleur. Dans certaines familles, une procession est organisée avec la pratique de l’Essewe. Pendant son exécution, on rappelle à la veuve son nouveau statut, en même temps qu’on lui assigne un nouveau nom : Moukoussa (veuve). Dès que le cortège retour se met en branle, des femmes changent le décor de la chambre dans le domicile de la veuve, dans laquelle elles installent des rideaux et draps bleus de même que les autres plantes. Tous ces objets seront calcinés, et ordre sera donné à la veuve de traverser neuf fois les flammes du feu ainsi allumé. A la dernière enjambée, elle se dirigera directement dans sa chambre sans se retourner, au risque de se faire rattraper par les mauvais esprits. Dès qu’elle accède à sa chambre, sa belle-sœur (la gardienne de la veuve) va la faire asseoir neuf fois sur son lit. Ce dernier rite se déroule entre 4 h30 du matin et 7h. A 7h justement, toute la famille se retrouve au cimetière. La doyenne des gardiennes de la veuve lui lavera son visage, ses mains, ses pieds en professant des intentions positives pour l’avenir, surtout pour la progéniture du défunt, en invoquant tous les précédents morts de la famille. La veuve et ses enfants seront conviés à traverser trois fois les pieds de la tombe. A son retour du cimetière, la veuve sera automatiquement ramenée dans sa chambre et elle n’aura plus droit de sortir de sa concession, pendant trois mois. Rites de Veuvage chez les Duala Michèle Esso, journaliste
Présidente de l’Observatoire des médias au Cameroun

Merci ma soeur!

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LA PAGODE DE DOUALA

Posté par masoso le 4 avril 2014

LA PAGODE DE DOUALA 

La Pagode

Généralités :

Le palais des rois Manga Bell, surnommé « La Pagode » en raison de son architecture, est une des figures emblématiques de Douala. Il est situé dans le quartier administratif de Bonanjo, à l’angle de la place du Gouvernement. Le surnom de Pagode vient de l’écrivain français Louis Ferdinand Destouches, plus connu sous le nom de Céline, qui a séjourné à Douala de 1916 à 1917 et qui le désigne ainsi dans son roman « Voyage au bout de la nuit ».

La Pagode fut construite en 1905, pendant la période allemande, par Auguste Manga Ndoumbé à son retour d’Angleterre où il avait fait ses études de commerce à l’université de Bristol. A cette époque le style indien et asiatique était très en vogue.

 

Son fils Rudolf Douala Manga Bell, 12èmede la dynastie, eut un règne très court : 1908-1914. Il fut destitué, accusé de trahison et finalement pendu par les allemands le 8 août 1914. Il a été déclaré héros national en 1985 par le Président de la république camerounaise.

A l’arrière du palais se trouve le tombeau des rois Bell. Ce tombeau a été inauguré en 1936 par le prince Alexandre Ndoumba Douala premier représentant du peuple camerounais à siéger à l’Assemblée Nationale française. Y sont inhumés :

  • Ndoumb’a Lobe (roi de 1858 à 1897) pacifie le pays sawa et son influence s’étend sur tout le littoral, du sud (Ntem) au nord (Mungo). Il est cosignataire avec Dika Mpondo Akwa, du traité du 12 juillet 1884 qui institue le Protectorat allemand et préserve leurs droits fonciers aux Douala. Sous son règne prend fin le monopole douala de commerce intermédiaire avec l’hinterland.

  • Auguste Manga Ndoumbe (roi de 1897 à 1908), grand bâtisseur, développe une économie de chasse d’éléphants et de plantation, et utilise les revenus du cacao, de l’huile de palme, du bois et de l’ivoire pour faire de gros investissements immobiliers à Bonanjo. Il constitue une des plus importantes fortunes jamais amassée par un roi Douala.

  • Rudolf Douala Manga Bell (roi de 1908 à 1914), consacre essentiellement son règne à combattre le projet allemand d’urbanismeGross Duala qui préconise, entre autre, l’expropriation des indigènes de Bonanjo, d’Akwa, de Deïdo, pour les expédier dans les quartiers de Neu-Bell, Neu-Akwa, Neu-Deïdo, au-delà d’une Freie Zone, bande de démarcation entre Européens et indigènes, large d’un kilomètre. Il perd ce combat et est pendu le 8 août 1914.

  • Alexandre Ndoumb’a Douala (roi de 1950 à 1966), héritier tragique, rentre au Cameroun en 1919, après avoir passé sa jeunesse en Allemagne, ce qui incite l’administration française à le suspecter de germanophilie. Il passera plus de 30 ans à se battre pour accéder au trône. Il y parviendra en 1950, mais ne réussira jamais à rétablir la totalité de ses droits. En 1945, il est élu représentant du Cameroun à l’Assemblée nationale française et devient l’un des premiers députés africains. En 1958, il démissionne de ses mandats politiques et se retire de la vie publique.

Dans les années 1920 la Pagode a abrité les bureaux de la compagnie forestière Sangha Oubangui ainsi que le siège de la société navale de l’ouest. Le hangar a permit au premier cinéma de Douala, « Le Paradis », de voir le jour. Le dernier étage de la Pagode a accueilli le restaurant « La Croix du Sud ». Elle abrite actuellement l’espace Doual’art grâce à l’initiative de Marilyne Douala Bell, une des petites-filles de Douala Manga Bell.

Comment y accèder :

Si vous arrivez par la route de Yaoundé, suivez la voie rapide qui longe l’aéroport puis au carrefour à l’entrée de Douala, prendre à gauche l’avenue Charles de Gaulle. Vous traversez le quartier Bonanjo et arrivez à la place du gouvernement où se trouve la Pagode.

Si vous arrivez du pont du Wouri, prendre à droite après le pont l’avenue général Leclerc qui longe le port de commerce puis au niveau de la cathédrale de Douala, prendre à droite vers Bonanjo la rue Joss.

Par Okoo – Muna

Masoso ma Nyambe

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LES 24 SORTES DE MARIAGES CHEZ LES SAWA!

Posté par masoso le 14 décembre 2013

IL Y A « 24 » SORTES DE MARIAGES CHEZ LES SAWA:

 

Voici les 24 sortes de Mariages chez les SAWA.

   NB:       Exemple     lire     DIBA LA ….BEMA = ……..   !  (le Mariage de ….BEMA = ….!)

1-      BEMA = Mariage par présents (dot) donnés en guise de compensation à la tribu, au clan, au foyer etc… qui perd un membre de la famille ; BEMA se di aussi MALOM MA DIBA.

2-      BILA = en guise de tribut de guerre. Ainsi, à la guerre qui opposa les autres Duala au clan de BONA Ebèlè, il y eut des femmes qui allèrent au clan Bona Njo au foyer Kala Lobè.

3-      ESILA (Essila) = Mariage au rabais

4-      E SI BE BEMA = mariage sans dot.

5-      E Ya LOBA = (Je suis à la recherche des explications….. svp.)

6-      JÖLÖ (jolo) = Mariage par réservation la femme de votre ami.

7-      JOBA LA BESUA = Au vainqueur d’une lutte.

8-      JO = Pour réparation d’un préjudice causé à un tiers : meurtre, dette, stérilité d’une première femme (on donne une autre parente. Adultère de la femme, exogamie, violation d’un interdit ou remplacement d’une femme morte dans la première année du mariage).

9-     KUM  (KOUM) = Grand festin

10-   MA DAMEA = Par rapt. Souvent pour oublier aux cérémonies coûteuses des noces

11-   MA KÖTÖ = Pour remboursement de dettes des BEMA par la femme pauvre (cela se passait au tribunal).

12-   MA SANGWA = mariage par héritage de la femme du père, d’un frère ou d’un parent.

13-   MA WALA = mariage polygamique

14-   MPÔNGÔ = mariage monogamique.

15-  MUKUSA (sig) (pl. MIKUSA) se dit pour hoe. Et fem. De même que SANGWA pour une veuve (voir N° 12).

16-   MOULEN (moulen) = femme acquise par le produit de la dot de sa sœur mariée ailleurs. Cette femme est MULENO de la sœur de son mari. Vient du verbe « LENA » (LENEA) = engendrer  ou produire.

17-   PAÏ (mut’a paï) = c’est-à-dire acquise par ses efforts personnels. Paï (Pahi) = pagaie  (le Duala étant de civilisation maritime : pêche, commerce par la pirogue (ici pahi) sous-entend effort personnel.

18-   PôSÔ (POSO) =  femme qu’on a choisie parmi tant d’autres.

19-   PU : comme JO = réparation d’un préjudice. La femme doit être de la même valence de naissance que le mari (classe de la société).

20-   TéTé = mariage sans dot

21-   TUBA L’A MBODI DISÔ = mariage presque incestueux c’est-à-dire avec lien de sang. Pour effacer l’inceste on crève l’œil à une chèvre.

22-   Wôngisè (wongise) = textuellement « engraisser la vache » ou le bœuf. Cela suppose le partage d’enfants nés de ce mariage entre mari et son beau-père, parce qu’il n’y a pas eu de dot ni de consentement mutuel.

23-    Mut’a tôngôlôngô = femme de mariage sans faille.

24-    JOMBA (Djomba) = par concubinage.

 

Recherches faites par:

Par Okoo-muna

Masoso ma Nyambe

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LA RESTITUTION D’UN LOPIN DE TERRE POUR LE COMPTE DU NGONDO.

Posté par masoso le 25 novembre 2013

Le Pr. René Douala Manga Bell dénonce…et écrit au Président de la République 
 Il a écrit au président de la République, Paul Biya, pour demander la restitution d´un lopin de terre pour le compte du Ngondo.

Excellence, Monsieur le président de la République,

Je vous renouvelle mes hommages convenus et, alors que vos lourdes charges à la tête de notre pays ne vous laissent aucun répit et qu´il ne manque pas de préoccupations plus urgentes, permettez-moi, Excellence Monsieur le président, de saisir votre plus haute autorité d´une question qui tient d´une extrême délicatesse pour la paix en mon Canton à Douala. Les institutions de la République que vous incarnez se livrent depuis avant les indépendances à un jeu de massacre organisé sur les terres de mes ancêtres.

Depuis la pendaison de mon grand-père, Rudolf Douala Manga Bell, condamné à mort et pendu par le colon allemand le 7 août 1914, pour avoir osé revendiquer le simple droit de vivre sur les terres de ses ancêtres, l´Etat du Cameroun a perpétué des braquages en règle dans l´espace vital des Sawa à Douala, sous administration française et sous les régimes successifs depuis les indépendances. Le prétexte était tout trouvé : expropriation pour cause d´utilité publique. Une excuse agréable à tous, lorsque le développement économique de notre pays est en jeu. Mais la violence et l´iniquité commencent lorsque, au moment où les terres expropriées il y a cinquante ou cent ans, perdent la cause d´utilité publique et sont revendues au titre des domaines privés de l´Etat.

Qu´il me soit permis, Excellence Monsieur le président, d´insister sur un détail d´importance. Tous les terrains arrachés dans la ville de Douala n´ont jamais fait l´objet d´une quelconque indemnisation. La plus petite justice aurait voulu que ces terres soient rétrocédées, au nom du droit élémentaire de préemption reconnu aux dépositaires ancestraux.

Tel n´aura pas, hélas ! été le cas. Les ministres successifs de l´Urbanisme et de l´habitat, ou encore des Affaires foncières et des Domaines plus récemment, ont passé outre toutes vos instructions et n´en continuent pas moins aujourd´hui de vous discréditer aux yeux de la communauté internationale.
En 1996, le président de la République du Cameroun a pris un décret pour annuler les ventes de gré à gré de terrains à Douala. Et quelques mois plus tard, un décret d´application de la mesure. Nous sommes au Cameroun en situation d´échec au pouvoir souverain du chef de l´Etat. Je vis en mon canton, je constate que vos décrets sont restés lettres mortes.

Plus récemment encore, le 11 juillet 2008, j´ai vécu une scène de destruction à la pelleteuse d´un domaine sur la descente de la Cathédrale à Douala, un terrain évalué à cinq mille mètres carrés, vendu sous le boisseau à 5 000 francs Cfa le mètre carré. Se disputent ce terrain trois braves citoyens, un hiérarque du Rdpc à Douala, un député du même parti converti homme d´affaires ou capitaine d´industrie, et l´actuel président de la Chambre de commerce et d´industrie du Cameroun.

Or, le Ngondo, l´assemblée traditionnelle du peuple sawa dont vous avez reçu l´extrême onction, souhaite exploiter ce site pour y ériger son siège permanent et définitif. J´en fais ma grande ambition au moment où je reprendrai la présidence du Ngondo, dès la fin de cette année. Le peuple sawa ne se fera pas l´insulte de n´être pas en mesure de rassembler 25 millions de francs Cfa pour un site en plein Douala pour la cause des Sawa qui représentent, vous le savez, le cinquième des peuples du Cameroun.

Il y a quelques semaines encore, la résidence de Lobe Bebey Bell à Bali a été prise pour cible. L´illustre ancêtre a assuré la régence de la chefferie de mon canton entre 1932 et 1950. A en croire une certaine information, le terrain aurait été vendu à un acquéreur incertain par un improbable parent du chef défunt. Jusqu´où les infamies, les profanations et les iconoclasmes ne pourront prospérer plus loin ? Aucun peuple, aucune civilisation au monde ne saurait tolérer que les sièges de ses institutions traditionnelles soient adjugés au premier aventurier. On en serait alors à négocier aux enchères le Palais de Versailles de Louis XIV, à commencer par l´Elysée à Paris, la Maison-Blanche à Washington, ou même le Palais de l´Unité à Etoudi. Ce n´est surtout pas à Bafoussam, à Foumban, à Garoua ou ailleurs dans le sud Cameroun qu´on s´aviserait de négocier des terrains d´une chefferie. Mais au prochain tour, à Douala, la ville du Cameroun où rien n´est interdit, quelques grands commerçants achèteront, à Douala, le mausolée de Rudolf Douala Manga Bell. Un titre foncier sur le théâtre de la pendaison du Roi, cinquante ans au moins avant que le Cameroun n´ait eu un certain Ernest Ouandié.

Le Cameroun en serait tout beau, comme un vilain pied de nez aux intellectuels du continent qui travaillent à réécrire l´histoire, sur l´instant zéro du 18 juillet 1884. Face au plénipotentiaire Nachtigal de l´empereur allemand Guillaume Premier, un chef de file, le King Bell, aux côtés de Dicka Mpondo, le King Akwa, a signé l´acte de naissance du Cameroun.

Que tous les prétendants à ce terrain pour lequel mon grand-père a été pendu veuillent bien attendre que je ne sois plus de ce monde et que j´aie le cauchemar de me retourner du fond de mon caveau parce que mes enfants n´auront pas eu le courage de se lever pour défendre ce qui est à eux.
Excellence, Monsieur le président, le peuple sawa et moi-même vous saurons infiniment gré de toutes les mesures d´urgence que vous voudrez bien prendre pour assainir cette situation qui devient potentiellement explosive. Vous aurez acquitté un respectable tribut à la Résolution 61/295 des Nations unies du 13 septembre 2007 sur les droits des peuples autochtones. Pour mémoire, qu´il vous convienne de repenser cette disposition de la Résolution, que le Cameroun a signée et doit avoir ratifiée.

Article 28 : Les peuples autochtones ont droit à réparation, par le biais, notamment, de la restitution ou, lorsque cela n´est pas possible, d´une indemnisation juste, correcte et équitable pour les terres, territoires et ressources qu´ils possédaient traditionnellement ou occupaient ou utilisaient et qui ont été confisqués, pris, occupés, exploités ou dégradés sans leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.

Excellence, Monsieur le président,
j´ai l´honneur de revendiquer, au nom du peuple sawa en général et du peuple douala en particulier, la restitution du terrain dont il est question. Pas pour le compte du Prince René Douala Manga Bell, mais au nom du Ngondo. Assurément, vous aurez posé là la première pierre de la mise en ?œuvre des mesures sur la protection des minorités et des populations autochtones que nous avons votées pour notre Constitution en 1996. Vous en aurez l´onction de toute la communauté internationale.

J´ai 82 ans passés, je n´ai plus la vigueur de mes 23 ans lorsque j´étais soldat au front du Tonkin pour la guerre d´Indochine pour le compte de la France en 19…

Monsieur le président, je me fais la violence au quotidien de m´entretenir avec cent ou mille sujets, de mon canton, ou de tous les autres cantons du grand village de Douala. Je n´ai pas l´excuse de quelques escapades à dix mille lieues, seule ma capacité de persuasion me permet de tenir face à une lame de fond qui tient d´une volonté populaire et qui a ses allures d´insurrection.

Je vous renouvelle les assurances de mon peuple à demeurer le peuple accueillant qu´il a toujours été et que Douala restera cette formidable terre hospitalière pour tous les hommes du monde. Je vous prie d´agréer, Excellence Monsieur le président de la République, l´expression de ma déférente et respectueuse considération. Et que vive le Cameroun !

Douala, le 14 juillet 2008
Prince René Douala Manga Bell

Charles Dabrad Songue

de SAWA WORLD MOUVEMENT

 

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ORIGINES DE LA TRIBU PONGO AU SEIN DU PEUPLE SAWA

Posté par masoso le 1 novembre 2013

 

Un bel article, bien documenté, sur les Pongo, revu avec les soins de TETE MONNY Georges.

ORIGINES DE LA TRIBU PONGO AU SEIN DU PEUPLE SAWA
par René Ekobo’a Moukolo
SOMMAIRE

I. – ORIGINE
II. COMPOSITION
III. ORGANISATION
IV. IDENTITÉ ET SALUTATIONS
V. FAMILLE/MBIA
VI. BALALO (RELATIONS AVEC LES…), BEAUX-PARENTS
VII. ENFANTS SANS PÈRE
VIII. COMMUNICATION
IX. CANTON PONGO
X. CHEFFERIES
XI. CROYANCES
XII. HOMMAGE AU PALMIER
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I. L’ORIGINE DES PONGO’A MBEDI

Les PONGO’A MBEDI – à ne pas confondre avec les « Pongo Songo » descendent du patriarche MBEDI’A MBONGO et forment, avec d’autres fils dont ils sont étroitement liés, les communautés BOMBEDI (BONA MBEDI) venues de PITY et LONGASSE. Ces communautés s’installent sur la côte (SAWA) vers 1578 pour former la troisième pierre du foyer (masoso) BAKOKO-BASSA-MBEDI.

Peuple de fleuves, les BOMBEDI sont composés des :
BAKWEDI (et assimilés) BA MBONGO
BOJONGO’A MBEDI
EWALE’A MBEDI
EWODI’A MBEDI
MULIMBA’A MBEDI
PONGO’A MBEDI
Si la communauté EWALE se fixe sur les deux rives du fleuve WURI (munja mwa Duala) apres avoir repoussé les BASSA, premiers occupants de la rive gauche, la communauté PONGO s’installe à proximité du fleuve MUNGO (munja mwa Mungo) après avoir repoussé les BAKOKO, premiers occupants des lieux.
A l’exception des BOJONGO, qui ont fusionné avec une branche des EWALE aujourd’hui appelée DOOH-DOOH , les autres communautés se retrouvent implantées dans le NKAM ou la SANAGA.

II – COMPOSITION DES PONGO’A MBEDI

Conformément aux lois de la nature, la tribu PONGO’A MBEDI est composée de deux communautés appelées BOMONO ET DIBOMBARI :
1° Les BOMONO (BONA ENONO), qui sont issus des deux fils de ENONO’A PONGO. Les ENONO’A PONGO s’identifient par les JEDU et les MBENGE (du Nord et du Sud).
2° Les DIBOMBARI (EBO MBALE), qui sont issus de EBO MBALE’A PONGO.
N.B. : Il ne faudrait pas confondre Dibombari et Dibomba, car la casse de noix (« eyango’a mbia… ») ne se laisse pas emballer (« … e si ma kakabe »).

PDF compression, OCR, web optimization using a watermarked evaluation copy of L’ensemble de ces communautés forme le canton PONGO, auquel étaient rattachées les communautés ABO BANKON et BAKOKO (BOSSO).

III – ORGANISATION DES PONGO’A MBEDI

Les puissances coloniales successives se sont appuyées sur les structures existantes pour l’administration de notre pays, le Cameroun. Aujourd’hui encore, les régimes issus de l’indépendance en ont favorise le développement.
Aussi, à la tête de la pyramide sociale, il y a la famille classique, noyau de toute société organisée.
Eboko : Terrain où s’installe le fondateur, le sango’a mboa, pour y fonder son foyer
Muebe : Foyer. C’est la création du sango’a mboa
Mboa : Ensemble de foyers dépendant du sango’a mboa et de sa première épouse en cas de mariage polygamique
Bona : Famille classique. Les miebe constitués en ensemble forment une entité BONA, foyers placés sous l’autorité d’un descendant mâle de l’ancêtre fondateur (chef de famille)
Tumba : Groupement rassemblant un nombre important de familles rattachées à un même ancêtre
Mundi : Ensemble de groupements partageant la même cité avec des règles de filiation directe. Par exemple, MUNDI MUA BOMONO, MUNDI M’EBOMBADI
Ekombo : Le canton, qui symbolise l’entité des communautés. Ainsi, EKOMBO’A PONGO est le canton rassemblant les communautés BOMONO et DIBOMBARI ; on retrouve au reste les vestiges d’un tribunal commun, « KOTI’A
PONGO » Koti, de l’anglais court, tribunal sur la route BOMONO-DIBOMBARI, entre les rivières KENGE ET MBUMBULAN.
compression, OCR, web optimization using a watermarked evaluation copy of CVISION IV. (a) IDENTITÉ DES PONGO’A MBEDI

La pratique de l’esclavage ayant été courante chez les PONGO’A MBEDI comme chez ses autres cousins, l’identité revêt un caractère primordial. Aussi, décliner son identité consiste à rappeler à son interlocuteur son arbre généalogique, et surtout, aussi loin que puisse remonter dans le temps la mémoire communautaire.
Deux sources illustrent bien cet usage :
1° Le héros de Maso ma Ndala, célèbre légende des SAWA rendue publique par TIKI’A KOULE A PENDA (Dibombari), décline à la suite de chacun de ses exploits sa triade généalogique : « MBA NDE NE : JEKI LA NJAMBE’A INONO ! », JEKI étant le nom du cet illustre personnage, NJAMBE étant le nom de son père et INONO, celui de son grand-père. Nous observerons au passage la quasi-homophonie pour le moins curieuse entre cet INONO et ENONO, l’ancêtre des BOMONO.
2° Dans l’Evangile selon Saint Matthieu, (I, 17), la généalogie du Christ commence par David, fils d’Abraham, bien que né de Marie Notre Bienheureuse car c’est Joseph, le père, qui est descendant du Roi David. En respectant la Règle de la Triade généalogique (groupe de trois personnes étroitement associées), les PONGO’A MBEDI ne font qu’appliquer leur coutume, ou dimbambe.

IV (b) LES SALUTATIONS DES PONGO’A MBEDI

A l’inverse des civilisations occidentales qui invoquent le moment précis de leur rencontre, les communautés BON MBEDI célèbrent leurs rencontres par un acte de foi à leur illustre patriarche. Aussi, au lieu de se dire « bonjour » ou « bonsoir », les PONGO’A MBEDI, comme les autres BON MBEDI, rendent hommage à NYAMBE (le Créateur).
« NJE E TUSE ? – NYAMBE ! »
« BA NJA BA JAI ? – BANA ! BANA BA NJA ? BANA BA PONGO’A MBEDI ! »

V MBIA ou MBOA : LA FAMILLE PONGO’A MBEDI

La famille chez les PONGO’A MBEDI est synonyme de la famille romaine : gentes, groupement de personnes se rattachant à un ancêtre commun et ayant des rangs sociaux
différents. Les appellations MBIA MA BONA ELOSSO ou MBOA BONA ELOSSO, veulent dirent la même chose.
Le Tete, ou Sango’a mboa, est le fondateur de la mbia, qui porte généralement son nom, car il a pris souche à un endroit inoccupé pour y fonder sa propre famille après s’être détaché de son groupe d’origine.
La Yeye, ou Nyango’a mboa, première épouse du fondateur, tient un rôle déterminant pour la future mbia soit selon l’influence de ses propres origines, soit encore celle du nombre de ses maternités.
La Mbanyi est la co-épouse, l’autre épouse du fondateur.
Les Bana sont les fils ou filles issus du couple.
Les Teteneye sont appelés Soyambe ou Bana ba wonja, c’est-à-dire des citoyens libres.
Le Njan, ou Munjan ma moto qui vient de ja (résider) , est un allogène, c’est-à-dire une personne venue d’ailleurs pour s’installer dans une nouvelle famille, dans laquelle elle sera adoptée moyennant certaines conditions ou formalités, parmi lesquelles le Dese la mboa (un festin rituel).
Le Muyabedi – de yadi (jadi en pongo), la naissance est une personne née sur place ou reçue jeune en cadeau et n’ayant aucun lien de sang avec le fondateur de famille, bien que élevée parmi les Soyambe avec un statut de semi-liberté.
Le Mukom de mukoma (muyoko en pongo), la captivité relève de trois catégories :
L’Etumbe, qui est une personne achetée enfant et élevée dans la famille (Etumb’a moto)
Le Mukaki ma mukom, qui est une personne achetée adulte et rattachée à la famille
Le Mukom proprement dit est une personne qui, captive de guerre, est gardée dans la famille.
Tels sont les membres de la MBOA ou MBIA, où chacun doit rester à sa place suivant l’expression : « Moto te o epol’ao. »orresso

VI &VII. BALALO (RELATIONS AVEC LES…), BEAUX-PARENTS, ENFANTS SANS PÈRE

Si nous admettons qu’un enfant né d’un couple marié appartient à la famille de son père parce qu’il y a eu dot, nous devons alors reconnaître qu’un enfant dont le père biologique est inconnu appartienne à la famille de sa mère grâce aux liens de sang qui existent par rapport à son grand-père maternel. Du livre de l’Exode de la Bible, Moïse, libérateur d’Israël, adopté par la fille du Pharaon, est élevé au rang de Prince d’Egypte comme fils, avant de redevenir hébreu.
Chez les PONGO’A MBEDI, tout enfant né d’une jeune femme non mariée reste la « propriété » du père de celle-ci. Il peut en faire son héritier s’il s’agit d’un garçon, ou la donner en mariage, moyennant dot, s’il s’agit d’une fille.

VIII – LA COMMUNICATION CHEZ LES PONGO

Une fois donc les rencontres célébrées et nos identités déclinées, il ne nous reste plus qu’à examiner l’évolution de la communication chez les PONGO’A MBEDI. De l’autre exclamation des BONA MBEDI : « Ekwa muato ? (du ventre de la femme ?) O tam te ? – Njom ! O si tam te ? – Njom ! Njom ! Njom na njom te !!! », nous retenons le terme MUATO, femme, en pongo, pour confirmer l’usage étendu du pongo, selon les dires des anciens, chez les DUALA et, fort probablement, par l’ensemble des communautés BONA MBEDI avant l’arrivée de l’écriture car, jusque-là, notre civilisation demeurait orale. Véritable instrument de transmission, le tam-tam, elimbi, servait pour les communications à distance au moyen d’un langage que seuls les initiés pouvaient capter.

IX – LE CANTON : EKOMBO’ A PONGO’A MBEDI

La tribu PONGO’A MBEDI une fois circonscrite, nous revenons sur les villages qui composent les différentes communautés :

1° BOMONO BA JEDU (TUMBA LA …)
Cette communauté est constituée d’un groupe de familles comprenant les :
– BONA EPONGE
– BONA EWANGE
– BONA KOLO
– BONA KOULE
– BONA MABONGE
– BONA MBODI
– BWASSALO
Les villages annexes situées dans la périphérie sont :
– BENJANGA
– BOMONO-GARE
– NKAPA
– NKENDE
– MUNDI MA SOLE

2° BOMONO BA MBENGE (TUMBA LA…)
Cette communauté est constituée du groupe de familles ci-après :
– BONA EPEPA
– BONA ELOMBO
– BONA MABONGE
– BONA BWENYE
– BONA MPONDO
– BOSABA
– MAKA
Les villages annexes situés dans la périphérie sont :
– BABENGA
– BEKOKO
– BWADIBO

3° DIBOMBARI (MUNDI MA…)
La communauté est composée de trois groupes de familles assimilées aux
groupements

- BOSSEDI (BONA …), fils de EBO MBALE A PONGO,
comprenant les familles
BONA ELOSO
BONA MOUKOLO
BONA MOUKOUDI
BONA NGONGO
BONA MOUELLE
BONA NJO TUE
BONA NKON
BONA EKOBO
BONA MUNANGE
Les villages annexes situés dans la périphérie étant :
– NGODI
– BOSSEDI-2

- BWELELO (BONA…), autre fils de EBO MBALE A PONGO,
comprenant les familles :
BONA YOUMA
BONA KOULE
BONA TAKWA
BONA NJANGA
BONA MALOLO
BWATAKA
BONA LOBE
BONA MIKANGE
BONA MBEPPE

Les villages annexes situées dans la périphérie sont :
– EWOULO
– NJOBWELE
– NGODI

-BWANJUMBA (BONA…), dernier fils de EBO MBALE A PONGO, comprenant les familles :
BONA EKOULE
BONA EKE EBENGUE
BONA MPAH
BONA MASUKE
BONA NGELE
BONA NDENDE
Quelques villages importants sont dispersés dans la périphérie :
– BONA BWENG
– NGODI A BWANJUMBA
– BONA MASUKE B’EYIDI
– MUNDI MA PONDJI

N.B. : Il advient que la particule BONA devient BWA sous sa forme contractée pour marquer des différences. A titre d’exemples : BWA MBODI, pour désigner les BONA MBODI ; BWA MOUKOLO, pour désigner les BONA MOUKOLO. Toutefois, certaines familles peu prospères se sont associées, ce qui explique dans certains cas le manque d’homogénéité dans les clans. A preuve, les BONA NDENDE, MPAH, NA EBENGUE, etc.
Quant aux villages annexes cités, précisons qu’il s’agit de détachement de familles d’une même communauté, qui se sont fixées dans la périphérie mais en conservant l’identité des familles d’origine : Les BONA BWENG, toujours rattachés à BWANJUMBA ; les NJOHBWELE, toujours rattachés à BWELELO ; les BEKOKO, toujours rattachés à BOMONO BA MBENGUE ; les NKENDE, toujours rattachés à BOMONO BA JEDU.

X. MANEA M’EKOMBO (CHEFFERIES)

Toute société étant régie par des règles, chaque groupe de familles désigne à sa tête un responsable chargé de veiller au respect des lois, d’où l’existence des chefferies instituées comme des monarchies dynastiques se transmettant de père en fils :

JANEA LA MBOA (le chef de la famille). Le chef de famille est le notable qui est chargé de représenter la famille. Cette fonction lui permet de siéger aux instances de la communauté avec d’autres chefs.
JANEA LA TUMBA (le chef de la communauté). A la tête du groupement, ce notable assure la coordination entre les familles de sa circonscription. Autrefois collecteur d’impôts, il participe au conseil du canton.
JANEA LA BOSO (le chef supérieur). Administrateur du canton, le chef supérieur a des fonctions assimilées à celle d’un fonctionnaire, ce qui lui permet de toucher une pension de l’administration. Autrefois, il tenait également lieu de Président du Tribunal coutumier, Officier d’état-civil, etc.

En l’absence des écrits (notre culture étant orale), les PONGO’A MBEDI, comme les autres communautés BOMBEDI, n’ont pas d’ordre de préséance à l’accession au trône de chef, qu’il s’agisse d’une chefferie superieure ou simplement de famille, ce qui explique de nombreuses palabres sur certaines successions car la famille allant grandissant, tous les fils, alors « princes de sang », prétendent au trône. Cependant, nous devons rendre hommage à ceux qui de leur vivant facilitent la chose en choisissant leurs éventuels successeurs parmi les nombreux prétendants ; initiative du Prince Alexandre NDUMB’A DUALA MANGA BELL, prédécesseur (et oncle) du feu chef supérieur des BELL, le Prince René DUALA MANGA BELL.
Nos chefferies sont classées en catégorie par l’administration dans chaque canton :
Canton PONGO. Chef supérieur ou chef de premier degré : le défunt BEKOMBO’A SOSSO, de BONA NJANGA (BWELELO)
– BOMONO BA JEDU : Chef de groupement ou chef de second degré : MAKA NJOH, de BON’ EWANG
– BOMONO BA MBENGUE : Chef de groupement ou chef de second degré : MONDO MUNGOLE, de BONAMABONG
– BOSEDI : Assimilé Chef de groupement, EKWA BEBE, de BONA NGONGO
– BWANJUMBA : Assimilé Chef de groupement, MPAH TOMBE, de BONA MPAH
Il existe auprès des chefferies ci-dessus des chefs de troisième degré, tantôt chefs de familles, tantôt chefs de villages, mais toujours dépendant du groupement d’attache.

KOTI’A PONGO
Il s’agit d’un tribunal commun à l’ensemble des groupements cités plus haut, inspiré probablement de la Cour d’équité (Court of Equity) de janvier 1856 destinée à garantir la sécurité des habitants et autres règlements.

XI. NOS CROYANCES

1° NJE E TUSE E ? Qu’est-ce qui est absolu ? – NYAMBE ! Le Créateur !
Partout dans notre région côtière, nous glorifions NYAMBE, l’Etre Suprême, Le Créateur, NYAMBE BEWEKEDI que le christianisme a rebaptisé en DIEU, LOBA, présumant que les SOYAMBE (les enfants de pure souche) en sont les descendants, ses créations.
NYAMBE est également attribut des phénomènes surnaturels de tout ordre :
NYAMBE’A BUNYA, l’aurore ou le crépuscule
EBANGO’A NYAMBE, la blessure incurable
DIBOA LA NYAMBE, la maladie incurable chez la femme pouvant entraîner la stérilité.
NYAMB’A DIBENGA, Dieu d’Eternité.

2° NYOSE LA KWA : « Faire boire la potion de kwa. »Le kwa est le nom que porte un arbre vénéneux censé rendre justice une fois absorbée une potion contenant son suc. Quiconque présumé coupable est déclaré innocent s’il y survit. Cette procédure criminelle se nomme « SUA LA KWA », une fois débouté et au contraire, « KO LA KWA » lorsque survient la mort, qui au reste atteste la culpabilité du prévenu. L’écorce et les racine du kwa, arbre mystique, sont utilisés dans diverses préparations thérapeutiques.

3° MOTO’A NYAMBE A DIBENGA, toute personne créée par L’Eternel NYAMBE. DIBENGA donne à la fois l’idée de la durée et de la continuité, le don éternel. Associé à NYAMBE, il exprime l’éternité de DIEU, NYAMB’A DIBENGA.
Nous touchons ici au délicat problème de la Sainte-Trinité enseignée par le christianisme, Père, Fils et Saint-Esprit (Jean I, 1) pouvant s’expliquer chez nous par NYAMBE A KWA DIBENGA.

4° DESE LA MENGU : « Les offrandes aux ondins. » Les MENGU (singulier : JENGU) sont des ondins, génies du fleuve auxquels on consacre des offrandes (de la nourriture en général) afin d’en obtenir des grâces (BONAM) ou encore pour prévenir un malheur (NDINKAM).

5° DESE LA BAMBAMBE : « Les offrandes aux ancêtres. » Les BAMBAMBE sont des anciens ancêtres devenus esprits, des BEDIMO, auxquels on consacre des offrandes en les interpellant pour qu’ils continuent à assurer notre protection. Qui n’a jamais fait appel à un parent décédé alors qu’il se trouve dans le désarroi ?

CHRONOLOGIE

1472. Découverte et baptême du fleuve RIO DOS CAMAROES par les Portugais.
Re-baptême du fleuve RIO DOS CAMARONES par les Espagnols.
1578. Installation de MBEDI’A MBONGO.
1833. Abolition de l’esclavage en Angleterre.
1848. Abolition de l’esclavage en France.
1856. Baptême de DUALA en CAMEROONS TOWN par les Anglais (Traité commercial du 14 janvier).
1866. Guerre entre clans AKWA et BELL.
1884. Rebaptême de DUALA en KAMERUNSTADT par les Allemands (Traité du 12 juillet)
1884. Signature du Traité germano-duala, 12 juillet.
1884. Conférence de Berlin, 15 novembre
1901. Rétablissement de la dénomination DUALA par décret du Gouverneur allemand du 1er janvier.

XIII.HOMMAGE AU PALMIER (LENDE)

Le palmier est un arbre magique truffé de symboles et doué d’une incroyable générosité qui fait de lui l’arbre de la mythologie PONGO.
PONDO MI WO, BESO BE TIMBA meurent les vieux et viennent les jeunes.
LENDE DI MA LANGWABE KE DI MATO NJONGO – Il n’y a pas de fumée sans feu, ou encore : Le renom d’un homme naît de ses exploits, ou bien : La réputation d’un palmier provient de la quantité d’huile de palme qu’il produit.

Services rendus à l’homme
Les palmes, BIENGE, sont utilisées pour tresser les nattes des toitures et les murs des cases abritant les hommes.
Les tissus, MABATO, ont protégé autrefois la nudité sous la forme de cache-sexe.
Les nattes et les bambous servent à la fabrication d’accessoires : Ce sont les EBUMBU, EKAKA, KWALA-KWALA, ou encore à la fabrication des meubles, tel le KALA MBANJA, le lit en bambou.
Les nervures servent à la confection du JANJO, l’aspersoir rituel et du DIPAPA, le balai ou le chasse-mouches.
La casse de noix, EYANGO’A MBIA, une fois réduite en cendres, se transforme en KAN, qui entre dans la préparation du MUSONO (tabac à priser) avec du tabac écrasé.
DIWONGI L’EKOMBO, richesse du canton, le palmier nous procure :
de la nourriture (cœur de palmier)
de l’huile de palme (MULA MA MBALE, l’huile « véritable »)
de l’huile de palmiste (MANYANGA, la graisse industrielle)
du savon, SOPI (soap, en anglais) fabriqué à base de graisse de noix, JONGO.
On comprend l’intérêt qu’ont porté au palmier le SYNDIKAT FÜR ÖLPALMEN KULTUR lors de l’occupation allemande ainsi que l’Institut de Recherche pour les Huiles et Oléagineux sous la tutelle française, en implantant dans notre canton des programmes de développement de culture du palmier, héritage de l’actuelle SOCAPALM de NKAPA (où se trouve l’usine) et de TILO(siège de la Direction).
Du vin de palme, MAO MA MALENDE, avec son alcool dérivé après distillation, le
HAA, fort apprécié de nos aînés.

PRINCIPAUX PERSONNAGES/ACTEURS

1845. Arrivée à Douala d’Alfred SAKER, missionnaire anglais (le 10 juin)
1849-1856. Voyages et Découvertes en Afrique de Henri BARTH, explorateur allemand
1862. Arrivée à FERNANDO POO de John HOLT, jeune Secrétaire du Consul
1868. Arrivée à Douala d’Adolf WOERMAN, commerçant allemand (à qui le titre de Consul fut refusé)
1884. Arrivée à Douala de Gustav von NACHTIGAL, médecin militaire, Consul général allemand à Tunis
1849-1856. Voyages et Découvertes en Afrique de Henri BARTH, explorateur allemand

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PROBLEMATIQUE DE LA SUCCESSION DANS LES CHEFFERIES TRADITIONNELLES SAWA DU WOURI

Posté par masoso le 1 novembre 2013

PROBLEMATIQUE DE LA SUCCESSION DANS LES CHEFFERIES TRADITIONNELLES SAWA DU WOURI

Les règles de succession dans la tradition Sawa ne sont pas respectées : chez les Sawa, le chef n’est pas élu, alors que l’administration s’obstine à organiser des élections.

I – DROIT COUTUMIER

Chez les sawa, le chef n’est pas élu, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire. Il fut un temps ou l’administration camerounaise, pour des raisons de commodité propre, dues sans doute à la nécessité de maîtriser les chefs traditionnelles, a entrepris de faire élire le chef par un collège électoral facile à manipuler. Mais si la chefferie est une affaire de tradition, et si l’administration voudrait reste fidèle à ce qu’elle a présente ces dernière temps comme sa nouvelle philosophie.

En matière de succession à la tête des chefferies (l’administration ne se mêlera plus des problèmes de succession, nous a – t- on dit, et ne se contentera que d’appliquer la décision du KING MAKERS), alors le respect de nos traditions nous éloigne d’une quelque élection. Aucun chef traditionnel de quelque degré que ce soit, n’a jamais été élu jusqu’à l’indépendance de notre pays (tout au moins à Douala et chez les Sawa, zone qui aujourd’hui nous intéresse). Un chef traditionnel mourrait –il ? On faisait aussitôt appel à son fil pour lui succéder. Et même la désignation du successeur avant sa mort par le dé cujus lui –même, était un mode de dévolution qu’on successoral très souvent pratiqué. Ce n’est qu’en cas de carence des enfants, qu’on faisait appel à la famille composée des frères du défunt qui avaient alors le devoir de designer parmi eux un successeur ; ainsi, chez les AKWA, le roi DIKA MPONDO, avant de décéder, a désigné son fils MPONDO DIKA Ludwing pour succéder.

Mais il devait ajouter qu’au cas où MPONDO DIKA Ludwig ne reviendrait pas de prison, le Commandement devait aller à un autre de ses enfants, DIN DIKA. Et le problème s’est finalement posé entre DIN DIKA ET BETOTE DIKA( deux frères), ce sont tous les fils de DIKA MPONDO qui auront été sollicités pour la désignation du nouveau Roi, et nullement un quelconque Collège Electoral qui serait composé des Chefs de villages d’Akwa. Ce sont les fils de DIKA MPONDO qu’on a alors appelé les BONADIKA, la chefferie existait à Akwa et était détenue par les BONAMPONDO à NGANDO à travers l’un de leurs membres, le Roi DIKA MPONDO ; et avant cela, la chefferie était détenue par les BONANGANDO’A KWA, par le truchement du Roi MPONDO’A NGANDO. De même, à la mort du Roi BETOTE AKWA, seuls ses enfants, les BONABETOTE auraient dû être interrogés pour apporter un successeur à leur père. Aujourd’hui il s’agit tout simplement de savoir si feu Enis Richard KOUM BELL a régné à BONABERI ; si feu Ernest EBONGUE AKWA a effectivement régné à Akwa. Si tel est le cas, ( et je dirai sans risque aucun d’être démenti qu’ils ont tous deux régnés) la succession regarde exclusivement leurs fils, au premier chef. Ce n’est qu’en cas de défaillance de ces fils que les oncles de ces Princes devraient êtres sollicités, mais pas avant.

II- DROIT POSITIF

Le principe de l’élection d’un chef Supérieur par Collège Electoral composé de Chefs de villages ou de quartiers ne répond en rien au droit moderne ; pas plus qu’il ne saurait être envisagé l’élection d’un Chef de village( ou de Quartier en zone urbaine) par des Notables. Nous savons très bien qu’en droit celui qui peut élire (l’électeur) peut aussi poser sa candidature pour être élu (éligible). En général, celui qui est inéligible perd aussi le droit d’élire. Or voila des personnes qui sont appelées à élire un Roi (ou un Chef) mais qui ne pourront jamais faire acte de candidature au poste pour lequel ils sont appelés à voter, car ils ne font pas parti de la famille régnante. Ceci devrait servir à mettre un trait sur l’élection d’un Responsable du Commandement Traditionnel par un quelconque Collège Electoral n’appartenant pas à la famille régnante.

III – Dans un rapport Vice – Premier Ministre, Ministre chargé de l’administration territoriale à propos de la succession à la chefferie de premier degré BELLE – BELLE, le sous Directeur de l’organisation administrative semble poser les bonnes questions, amener un développement de ses idées assez correct ; mais il arrive à la mauvaise solution : les élections entre le fils du Chef défunt et Monsieur KOUM Frédéric.

Dans un autre rapport, les Chefs supérieurs du Wouri sont taxés de fait du dilatoire alors qu’ils ne seraient pas concernés par ce problème de Bonaberi.
Il faudrait savoir si l’administration est plus à même d’interpréter un point de la coutume Sawa que les Chefs Supérieurs Sawa, gardiens de cette coutume. Car il ne s’agit pour les Chef supérieurs Sawa de s’immiscer dans le processus de désignation du successeur de feu Enis KOUM BELL. Mais leur intervention est motivée par le respect d’un point de la coutume Sawa : Le Chef n’est pas élu, mais sort de la famille régnante ; c’est en priorité l’un des fils du défunt Chef qui lui succède et l’on ne fait appel au reste de la famille qu’en cas de défaillance de tous les enfants. Ce point doit être constant et le fait de vouloir ériger en règle de succession chez les Sawa, une disposition qui a été amenée en son temps par l’administration, l’élection est la base de tout le désordre que l’on note aujourd’hui dans la plupart des chefferies du Littoral Sawa.

Ceci est un fait que ce désordre ne peut profiter à l’Etat à qui la chefferie traditionnelle a encore énormément à apporter pour aider le Chef de l’Etat et son gouvernement dans l’œuvre de construction nationale. Et cet apport ne pourra se sentir que dans la sérénité retrouvée.
Notre conclusion est donc que :
1- Le Chef n’est jamais élu : le principe de l’élection ne saurait passer, ni au regard de la coutume Sawa, ni même du droit positif moderne.
2- Le successeur du Chef est prioritairement un de ses fils ; et en cas de défaillance de tous les Princes, alors la famille régnantes LATO SENSU est sollicitée pour donner un Chef.
3- Le Successeur à la chefferie BELLE BELLE doit être incontestablement le fils de feu Enis Richard KOUM BELL, tandis que un des enfants de EBONGUE AKWA est en droit de succéder à son père.
ESSAKA EKWALA ESSAKA KING DEIDO DIMBAMBE

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GÉNÉALOGIE DES SAWA ARBRE GÉNÉRAL

Posté par masoso le 1 novembre 2013

Voici un arbre généalogique général des Sawa. Je suis reconnaissant à son auteur, Tete Manga Akwa, pour le travail abattu. On s’y perd parfois – pour ne pas dire beaucoup – mais il a l’avantage de prétendre à l’exhaustivité. Voici donc une somme intégrale, à partir de laquelle il faudrait procéder à un travail minutieux de vérification avant de le mettre à plat et y voir plus clair. J’ai essayé, pour ma part, de le rendre plus lisible pour que le lecteur ne s’y trompe pas parmi les divisions et les subdivisions. Il reste énormément de travail à accomplir là-dessus mais il est là, devant vous. A vous de le lire et d’en juger.

Le rendu plus lisible de la généalogie des SAWA par TETE MONNY Georges. (Merci).

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GÉNÉALOGIE DES SAWA
ARBRE GÉNÉRAL

par Tete Manga Akwa

Mbongo est le grand patriarche du peuple Sawa. C’était un ressortissant du Grand-Congo, lequel était constitué :
de la République démocratique du Congo
du Gabon
du Congo-Brazzaville
du Centrafrique
du Cameroun
de la Guinée équatoriale.
Le patriarche Mbongo est arrivé sur les berges du fleuve Oli (Wouri) en 1578 suivi de son clan tout entier, bien que certains se soient arrêtés en chemin, les uns au Gabon, les autres au Congo, etc. Ce sont tous des Bantu, d’où la provenance du mot Bato, c’est-à-dire les hommes.
Ces Bantu étaient des nomades qui avaient migré à partir de l’Afrique du Nord, le pays des Pharaons qui jouissait de sa souveraineté depuis les temps anciens et englobait alors la Nubie, l’Egypte actuelle, le Soudan, la Lybie, etc. Le nom « Egypte » n’existait pas du temps des Pharaons. De même, le terme « esclave » n’existait pas non plus dans le jargon ancien comme l’Occident a voulu nous le faire accroire : il n’y avait qu’un peuple, un seul, sans distinction, avant la défragmentation.

Après le décès du patriarche Mbongo, son fils Mbedi, appelé Mbed’a Mbongo, prit les rênes du pouvoir.
A leur arrivée sur les berges d’Oli (Wouri), Mbedi et son clan trouvèrent sur place les Bakoko (autrement dit : Bato ba mukoko, c’est-à-dire « les premiers habitants du fleuve »). Ce n’était au reste nullement leur nom mais plutôt une désignation ou appellation héritée du clan Mbed’a Mbongo, qui les croyaient plus nombreux que des grains de sable, d’autant que les Bassa venaient s’ajouter au nombre de cette multitude.
Les Bakoko occupaient donc une partie du fleuve, qui s’appelait en ce temps-là « Mbende ». Les Bassa le désignaient sous le nom de « Bayondo ». Quant aux Duala, ils l’appelèrent « Oli », terme que les Français aujourd’hui transformèrent en « Wouri ».

Les Bakoko s’avérèrent hospitaliers pour la délégation de Mbedi, et leur chef donna à marier une de ses filles au chef du clan Mbedi en contrepartie d’une paix hypothétique. De cette union naquirent Ewale et tous ses frères. Contrairement à la version fort répandue, Ewalé’a Mbedi est bel et bien né au Cameroun, d’une fille Bakoko, du nom de Oho’a Songe, originaire du village de Yansoki, et qui était l’épouse du très grand et très respecté Mbed’a Mbongo, lequel, en revanche, est né au Congo. Or chez les Bantu, rien n’est plus sacré qu’un mulalo, un parent de la lignée maternelle. Même en temps de guerre, il reste du nombre de ceux qu’on épargne en priorité, d’où cet adage Duala : Mulalo a si ma wo o bila ! (« un beau-parent ne meurt point à la guerre ! », sous-entendu : nous ne le laisserons jamais mourir !)
Aussi, dans les temps anciens, on n’exécutait jamais les otages de rang royal.

Dans notre culture, les enfants de la sœur ne sont-ils pas toujours plus choyés et dorlotés ? Quoi qu’il en soit, la mère est toujours reconnue mais rarement le père, et qu’il eût entamé des démarches officielles en ce sens ou non il persistera toujours un doute à son endroit.
Par ailleurs, selon l’arbre généalogique (manela’a bwele), toute cette famille issue du même un ancêtre commun est elle-même subdivisée en plusieurs grandes familles, dont celles du mont Koupé et celles de Tubé (« l´Océan ») :

I. DUALA
Clans descendants des fils d’Ewalè Mbedi
Il y a deux clans principaux
Les Bona Dooh : clan Bonanjo et clan Bonabédi (Bonaberi).
Les Bonambela : clan Bonaku (Akwa) et clan Bonebela (Deïdo).

II. BOMBEDI
Clans descendants des fils de Mbedi Mbongo a bèsè ba Diketi la Ngoso a Manela Bwele
La grande famille formée par les descendants des frères d’Ewalè, c’est-à-dire les fils de Mbédi. Beaucoup d’entre eux sont connus par leur surnom, tel Jongo, fondateur du clan Bojongo, dont le vrai nom est Ekankanga.
Ewalè : Du’Ewalé, Duwalé, aujourd’hui Duala (Douala)
Ekankanga : Bojongo
Ma´le : Jebale, Ban’epea, Bodimun, Kodi
Mooh : Malimba
Mudibè : Bwele, Ewodi
Epongè : Pongo
Ngungè : Bankon, Abo-Nord
Munoh : Banoh
Mo´ongo : Mongo
Kolè : Balolè
Kèm : Bakèm

III. BOMBEDI
Clans descendants des fils de Ngae Mbongo A bèsè ba Diketi la Ngoso a Manela Bwele
Plusieurs noms, dans leur transcription, ne sont pas prononcés de la même façon dans toutes les régions, tel Esonjè en duala, qui devient Isuwu en subu.
Ngasè : Logasè
Tanga : Batanga
Naah : Bakweri
Esonjè : Isuwu, Balondo
Mbongo Kenguè : Bongkeng, Solè banya Boneko
Ngome : Ndogbianga

IV. BOKUMBA
Clans descendants des fils de Ekumba ma Tadi la Njambe a Ngoso nèlè a Bwèlè
Les familles installées dans les montagnes sur la bonne terre volcanique : la grande famille Bokumba, dont la sous-famille Barombi, Balombi, se situent aux alentours du mont Koupé.
Nfo : Bafo
Longo : Balong
Lômbo : Barombi, Abo-Sud, Bakundu

V. BAKOTA

Descendants de deux des fils de Lèngè Ishila Kota Tukuru a nogso a Manela Bwele : Kota Lengè et Eyangi a Lèngè

La grande famille des descendants de Kota et de Eyangi, désignée par Bakota, forme une partie de la région des montagnes autour du mont Koupé.
Kunda Kota : Mukanda Mwil´a Kota, Bafun (Penja)
Eshira Eyangi : Banyangi

VI. BOSE MINIE

Les descendants des fils de Ngoh o Mulongo et de Akube a Mulongo Mulongo ma Sè Tukuru a Manela
Les descendants de Ngoh et Akube (Asume), situés pour la plupart sur le mont Koupé et les monts Nlonako et Manengouba. C’est la frontière Nord du monde Sawa.
Mukula N´songo Ngoh : Bakala Mukwele a Mba a Ngoh Mgoh, Mboh
Ano a Nge a Akube : Ninon
Asume a Nge a Akube : Bakos
Ngel a Nge a Akube : Mwangel, Mwamennam, Manehas

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Les danses en Afrique.

Posté par masoso le 30 décembre 2009

Sommaire
INTRODUCTION
I LES DANSES EN AFRIQUE
1.1 L’art en Afrique
1.2 Les caractéristiques des danses Africaines
1.3 Les aspects des danses en Afrique
1.4 Les pratiques des danses en Afrique
1.5 Les enseignements en Afrique la transmission orale
1.6 Les rapports entre les danses et les rythmes en Afrique
II LES DANSES D’AFRIQUE FACE A L’OCCIDENT
2.1 La découverte de l’art africain
2.2 Le phénomène migratoire des danses d’Afrique vers l’occident
2.3 Les conséquences de l’arrivée des danses d’Afrique
III VERTUS ET BENEFICES DES DANSES D’AFRIQUE
3.1 La danse perçue par l’occident
3.2 La danse et ses effets multiples
3.3 La danse et ses fonctions plurielles
3.4 Les particularites des danses d’Afrique
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

Ce document est le fruit d’une recherche personnelle, il est à votre disposition pour un usage privé.
A ceux qui souhaitent publier un ou plusieurs extraits de ce mémoire sur leur site Internet, nous leur demandons de manifester leur sympathie sous la forme d’un lien vers notre site et de citer leur source. Pour nous avertir babette@danse-africaine.net
En attendant l’accord de Babette, chers fans de Masoso Ma nyambe nous vous prions de bien vouloir nous contacter sur notre adresse e-mail: masosomanyambe@yahoo.fr

INTRODUCTION

Lorsque j’eus la révélation de la danse africaine, j’ai senti en moi la joie, la certitude d’avoir trouvé la danse véritable dans la manifestation la plus pure, la plus totale, la plus humaine et la plus profonde.
Ainsi lorsque le choix d’un thème de mémoire s’est imposé, j’ai très vite orienté celui-ci vers la danse africaine.
En effet enrichie de dix années d’expérience et de pratique de la danse africaine j’ai pu constater dans le cadre de mes activités et dans des lieux très diversifiés(écoles, institutions, structures associatives), que les cours sont pleins, les amateurs sont passionnés et ne jurent que par la danse africaine.
Le choix de ce sujet est aussi influencé par des motivations professionnelles.
Je suis animatrice d’un atelier de danse d’expression chorégraphique depuis quatre ans et comme beaucoup de professionnels de la danse, je la juge indispensable à ma formation.
Par conséquent j’ai défini une problématique pouvant répondre aux différentes questions que je me pose en tant que danseuse et enseignante :
POURQUOI LA PRATIQUE DE LA DANSE AFRICAINE NE SE REDUIT PAS A UN PHENOMENE DE MODE ? .
La méthode de travail que j’ai privilégiée est une méthode de recherche bibliographique et une mise à profit des réflexions de mes années d’expérience. Dans un premier temps, je définis les danses d’Afrique dans leurs contextes originels.
Dans un deuxième temps, je développe le phénomène migratoire des danses d’Afrique vers l’occident.
Dans un troisième temps, je détermine les différents points qui me paraissent pertinents afin de démontrer que la danse africaine n’est pas un phénomène de mode.

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LA GENERATION CONCIENTE SAWA !

Posté par masoso le 17 décembre 2009

Génération Consciente Sawa !!!

Intervention d’un Bonasawanaute quant au Ngondo

Alain Marcel DOUALLA (Yaoudé/Cameroun)

Propos recueillis par Martha Dayas-Eyoum, 2007, BNS, TVR

«… Le Ngondo, pour ceux qui connaissent ses origines est très loin de ses objectifs de base. C’est non seulement un instrument protecteur et fédérateur des peuples Sawa et aussi le garant des lois.
Savez-vous que sa puissance a contraint les politiques à essayer de le dissoudre?

Le Ngondo a donc une mission vis à vis de ce peuple qui hier encore était le principal interlocuteur du Cameroun face à tous les étrangers mais qui par stratégie politique étrangère a perdu une place importante.
Je ne veux pas rentrer dans l’histoire, mais ceux qui ont ne serait-ce qu’une minute entendu l’histoire du Cameroun et le rôle des Doualas depuis l’arrivée des explorateurs jusqu’à la deuxième guerre mondiale reconnaitront bien des choses.
Le débat ici n’est pas celui de l’histoire du Cameroun, mais de notre culture dont la petite partie mais ô combien importante est le Ngondo.

Moi, je suis Jebalè. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est cette île derrière la mangrove sur la droite du pont du Wouri lorsque l’on vient de Deido. Et nous sommes les garants d’un patrimoine cher au peuple Sawa: le mysticisme, la communication avec les ondins (mengu) etc…

Ce que je voudrais ici souligner est que le temps est révolu où nous devons nous complaire à parler du folklore de ces festivités aujourd’hui stériles. Car notre peuple a besoin d’action.
A combien de reprises n’avons-nous pas entendu dire « moto te o epol’ao » et combien de fois avons-nous vu des querelles et des guerres de positionnement entre nos différents chefs alors que l’exemple devrait venir d’en haut?
Il y a bien une hiérarchie chez les Sawa. Les arbres généalogiques sont là pour rappeler à chacun sa place.
Combien de fois n’avons-nous pas entendu « Sawa e be nde lambo diwo » comme pour symboliser une fraternité soudée.
Combien de fois nos frères sont-ils rejetés par des aînés bien placés alors qu’ils ont un profil leur permettant d’exercer un métier?

Chers frères et sœurs, c’est pour interpeler chacun de nous, le temps n’est plus aux paroles, mais à l’action. Churchill disait:
« Je ne m’inquiète pas des actions, mais de l’inaction ».
– Que chacun mène son combat avec ou sans appui des autres. Quant on a un appui, c’est bien et lorsqu’on ne l’a pas, c’est suicidaire de baisser les bras.
– Bravo et Merci à tous ces aînés qui avec beaucoup de volonté offrent des opportunités aux frères. Sachez surtout que nous pouvons souvent être ingrats, mais cela ne devrait pas vous décourager.
– A tous ces aînés sourds à l’appel du peuple.
Etudiez l’histoire des peuples et vous comprendrez pourquoi un peuple peut être fort ou faible. Si nous sommes soudés, nous avons tout à gagner et personne ne perdra rien.

Article ajouté le 2007-11-21 , consulté 295 fois

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Spécial Ngondo – Partage Authentique!

Posté par masoso le 17 décembre 2009

Partage Authentique et édifiant de
Charles Manga Ebonguè du groupe Essimo !!

Proposé par Martha Dayas-Eyoum, Montage A.N.Mpeke 2007, BNS, TVR
Souvenirs du NGONDO de BETOTE AKWA

Nous vivions à BALI, le lieu où les populations qui vivaient sur le plateau JOSS ont été contraints par les Allemands de s’installer. Et notre grand-mère, JIN EBONGUE qui s’occupait de notre éducation nous emmenait voir les festivités du NGONDO le 12 juillet de chaque année.
Nous étions 7 frères et sœurs, avec une différence d’âge entre l’aîné et le cadet de 15 ans, j’étais le cinquième de la famille et j’avais dix ans de moins que notre frère aîné, nous étions donc divisés en deux groupe : le groupe des aînés qui pouvait assister à toutes les festivités du NGONDO et le groupe des cadets qui n’avait droit qu’à une vue partielle des cérémonies. Je faisais parti du groupe des cadets, privé de la cérémonie de l’eau qui se passait tôt le matin sur les berges du fleuve WOURI. Est-ce à cause du caractère mystique de ces rituels effectués dans le fleuve ou à cause de la gestion compliquée de deux groupes d’enfants de générations différentes ? Notre grand-mère ne nous l’a jamais dit.
Notre NGONDO commençait alors lors de la procession qui était organisée après la cérémonie de l’eau qui se tenait vers l’ancien club nautique « Parallèle 4 ». Cette procession quittait les berges du WOURI pour la salle de fêtes d’AKWA en passant par les 3 grands villages qui constituent la ville de Douala c’est-à-dire NJOH-NJOH, AKWA et BONEBELA.
Nous nous levions donc pour voir la procession passer vers neuf heures du matin sur la rue René Joly actuelle rue Douala Manga Bell. On pouvait ainsi apprécier les différentes tenues traditionnelles que portaient les hommes et les femmes et en particulier les tenues des différents peuples du Cameroun invités à la fête traditionnelle la plus prestigieuse du pays, le NGONDO. Bien entendu, pour beaucoup de personnalités Douala, c’était le jour le plus important de l’année. Toute la ville allait les voir donc il fallait enfiler la plus belle tenue traditionnelle et se faire remarquer positivement. Le public allait même jusqu’à applaudir certains, donc c’était le jour où jamais car connaissant la plupart de nos notables, nous tenions un « Hit Parade » des personnalités les mieux habillées. Bien sûr, nos aînés se vantaient de faire parti de la procession alors que nous étions cantonnés à être spectateurs.
Le programme de notre journée était réglé comme une partition, après la procession nous allions nous habiller nous aussi en tenue traditionnelle et filer dès la fin du déjeuner vers la salle de fêtes d’AKWA avec notre grand-mère comme guide touristique. Par contre, nos aînés étaient déjà installés à la dite fête pour la journée munis chacun de son argent de poche qui était pour l’occasion une somme substantielle. En fait, contrairement à la cérémonie de l’eau qui avait un caractère mystique, révérencieux et quasi religieux, la suite à la salle de fête se devait d’être la fête païenne la plus osée de l’année. L’alcool coulait à flot, les danses étaient aussi engagée que celles des actuelles « RAVE PARTY » et ce que j’ai compris quelques années plus tard est que les messieurs et les dames étaient d’une légèreté digne du peuple de du peuple d’Israël lorsque MOÏSE descendait de la colline avec les dix commandements.
Donc, pour nous la visite était guidée par notre grand-mère qui nous faisait découvrir les différentes musiques et danses SAWA à savoir :
Ø Le NGOSSO chant d’incantation SAWA surtout pratiqué par les femmes,
Ø L’ESSEWE, plus physique qui mélange l’incantation à la transe,
Ø Et l’AMBAS BEY, moderne pour l’époque, un dérivé de la MAZURKA de l’Europe centrale hérité des Allemands.
A cette période, le MAKOSSA trop moderne et inclassable n’avait pas sa place à la salle de fêtes d’AKWA.
Puis, notre grand-mère, JIN EBONGUE nous faisait voir les danses des autres peuples Camerounais invités à l’occasion. Je me souviens encore de la danse :
Ø Des BOTA du Cameroun Occidental (les SAWA de la zone anglophone du Cameroun située entre la ville de TIKO et la ville deLIMBE) qui présentaient un ballet très organisé et très classe.
Ø Des FOUMBAN de l’ouest du Cameroun avec des costumes très colorés et des femmes étrangement ressemblantes comme sorties d’un casting. Elles étaient toutes de teint clair, grandes avec des cheveux longs jusqu’au début des fesses. On aurait dis que leSultan NJOYA les envoyait pour conquérir les SAWA de Douala.
Ø Des BAFIA du centre du Cameroun présentant les danses les plus physiques et les plus expressives de la fête, il fallait se bousculer pour voir ces femmes danser. L’indépendance entre chaque membre de leur corps était déconcertante, la chorégraphie était bestiale et osée pour l’époque. Chaque lobe fessier faisait son propre mouvement sous une musique endiablée. « C’est les meilleures ! » Nous disait notre grand-mère et nous réservait toujours ce spectacle pour finir la journée.

Ainsi se passait le 12 juillet de chaque année, notre journée de NGONDO une fois par an avec notre chère grand-mère, JIN EBONGUE. Plus tard, elle cessa de nous accompagner et nous fûmes promus dans le groupe des aînés c’est-à-dire ceux qui devaient participer à toutes les festivités dès 5 heures du matin jusqu’à 19 heures le soir. Je découvrais dans tourmente des festivités païennes de la salle de fête d’AKWA que les premiers émois sexuels de la plupart des jeunes se passaient ce jour là car le libertinage et le laisser-aller était à son paroxysme.
Ainsi sont les souvenirs que je garde du NGONDO de BETOTE AKWA (président) et de SAME DIN Richard (secrétaire général).

Charles MANGA EBONGUE

A lire Le NGONDO par MAURICE DOUMBE MULONGO
A écouter NGONDO par le groupe ESSIMO

http://www.myspace.com/essimopoetry

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ENTRE SYMBOLISME ET MERCANTILISME

Posté par masoso le 17 décembre 2009

ENTRE SYMBOLISME ET MERCANTILISME
LA FETE DE L’EAU : LE NGONDO

Proposé par Dominique ELAME-BELL du groupe ESSIMO,
pour BNS TVR , Nov. 2007

Rassemblement, unité, amour, paix, dignité, prospérité entre les peuples sont autant de valeurs qui symbolisent le Ngondo.

Les valeurs défendues par le Ngondo d’alors sont d’une noblesse qui ne s’apparentent plus du tout à l’aspect mercantile dont se drapent les cérémonies festives actuelles.
L’âpreté au gain, l’avidité, sont les principaux maux dont souffre le Ngondo de nos jours.
Les organisateurs de cet évènement s’acharnent plus à remplir les stands commerciaux dressés au « Parc des Princes » (jadis, haut lieu de la chefferie Bell), et s’approprient la manne financière qu’apporte les nombreux sponsors en quête de publicité.
La priorité de cet évènement (le Ngondo) n’est plus d’ écouter la voix des oracles que le peuple interroge annuellement, comme le faisait nos ancêtres.
Précarité et pauvreté se sont immiscés dans la vie quotidienne des populations autochtones Sawa, et ont pris le dessus. C’est l’ère du temps: le Ngondo est devenu un gigantesque « business » ;

L’élévation prématurée de Rudolf Duala Manga (Ngum’ a bebolo)* par ses pairs au rang de chef du Ngondo afin d’asseoir son autorité et de stabiliser la vie du clan Bell et de tout le peuple, reste une expression du rôle régulateur que jouait cette instance dans l’organisation de la communauté.
Il serait judicieux de rappeler que, Rudolf Duala Manga a été pendu parce qu’il défendait les intérêts de la « Nation » : digne, et fier, TET ‘EKOMBO* est mort pour son Peuple.
La notion de « l’Etat Nation » qu’il a prôné et qu’il a défendu, dans sa lutte contre l’occupant Allemand, est l’illustration de ces vertus mises en exergue par le Ngondo de nos ancêtres : l’Unité, l’Amour entre les peuples.
Au-delà de sa substance de fête païenne, le Ngondo est censé être un évènement fédérateur.
En effet, plusieurs tribus étaient conviées aux festivités Sawa. Du Mbam, de la chefferie Bamoun…, jusqu’aux rives du fleuve Wouri, nombreux étaient conviés à parader ce jour dans le même but: afficher l’harmonie, l’unité et l’amour des peuples à coexister ensemble.
L’écho de cette symbolique se meurt, les tenues traditionnelles sont peu à peu remplacées par des T-shirts « PMUC », des groupes modernes aux accents Makossa se substituent au Ngosso et Esewe ancestraux. Il devient plus prestigieux d’inviter à cette cérémonie un haut dignitaire politique (un ministre…) plutôt qu’un chef traditionnel d’une contrée éloignée comme cela se faisait autrefois.

Est ce cela la modernité, ou cela s’apparente-il à une extinction annoncée des valeurs ancestrales?

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A CHAQUE EPOQUE SES METHODES – LE NGONDO-cordon ombilical du peuple SAWA

Posté par masoso le 17 décembre 2009

le 04/12/2007 à 12:44:26
A CHAQUE EPOQUE SES METHODES

MBANYA : c’est le lieu sacré où on puise le pouvoir.
BADIBA NSONGUE : Président en exercice du NGONDO
(PAI O MADIBA)
LE NGONDO-cordon ombilical du peuple SAWA
- Gardien de la tradition SAWA
- Institution qui participe à l’amélioration du bien-être au quotidien
- Fête traditionnelle du peuple SAWA. Son action est de combattre la pauvreté extrême, d’aider les jeunes, la construction des écoles, hôpitaux…
La création d’emploi, orienter à mieux faire et la concertation efficace pour éviter des conflits;
Le NGONDO honore tous ceux qui posent des actes
positifs et travaille pour qu’il y est des repères (bibliothèques, expositions) sur le patrimoine
des SAWA. Alors les Sawa doivent s’engager à respecter :

- Leur tradition (tenue tradi qui est le sanja pour les hommes et le kaba pour les femmes) leur culture (course des pirogues, la lutte traditionnelle=Besua, la danse traditionnelle=Sèkèlè, Ambassbey, Esèwè, Makossa, Bolobo)
- Leur racine profonde et leurs ancêtres (DOUALLA MANGA BELL, NGOS’A DIN et bien d’autres).
Le peuple SAWA est extrêmement religieux (protestant, catholique…) depuis l’arrivée du christianisme.
LOBA veut dire le CIEL.
NYAMBE est unique et unitaire.
Nous ne devons non plus exclure les musulmans ou les paiens. Nous croyons en DIEU le créateur.
Alors, si nous ne nous décidons pas à retrouver nos vraies valeurs, notre fleuve va tarir et il n’y aura plus le poisson sur le WOURI.
SAWA BEACH doit éviter la destruction de la mangrove en impliquant les scientifiques sur l’agrandissement de la ville.
NKOND’A BOA o boso
Esimo ! Esimo ! SAWA nyèsè e kwènè dia o dia, na ndolo.
LOBA a namsè mboa SAWA o mundi mwa wase.
O mulema !

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Est-il possible d’admirer et de célébrer, le « Corps » du Ngondo, tout en rejetant « Son Âme » ???

Posté par masoso le 17 décembre 2009

Par Martha Dayas-Eyoum, 2007, BNS, TVR

C’est en lisant les différents témoignages recueillis, dans le cadre du Dossier Ngondo, et les réactions qui en découlent (merci encore pour votre participation) que j’en suis arrivée à me poser la question suivante :
Est-il possible, d’admirer et de célébrer le « Corps » du Ngondo, tout en rejetant « Son Âme » ?
Je me suis rendue compte en effet, que s’agissant de cette institution et assemblée traditionnelle Sawa qu’est le Ngondo, je ne m’intéressais, moi-même jusqu’alors, qu’à son aspect Festif, Ngand’a Ngondo en Duala. Et comme beaucoup d’entre nous qui avons la Foi en Christ, j’ai toujours pensé, que tout le côté spirituel (je préfère ce terme à celui de mystique que je trouve ici réducteur) du Ngondo était à éviter ; Qu’il fallait s’en détacher…
Mais à force de lecture, comme par exemple le livre de Monsieur Valère EPEE, intitulé Le Paradis Tabou, Autopsie d’une Culture assassinée,grâce à différents échanges avec des Ainés Sawa, grâce à vos interventions et autres interpellations, (lire les articles suivants : LE PROFESSEUR KANGUE NOUS LIVRE LE FOND DE SA PENSEE ; et GENERATION CONSCIENTE SAWA!!! ) chers Bonasawanautes, je suis très partagée et pense même peut être m’être trompée.
Le Ngondo en tant qu’institution prône la Tolérance, le partage, le Respect la Paix…
Que de valeurs nobles pour le maintien d’une société unie…
N’est-ce pas forts de cette Philosophie, de cette façon d’être que nos Ancêtres, nos Mbámbé ont pu et su embrasser des religions et des façons de penser qui n’étaient pas les leurs ???
Peut être que je fais fausse route, mais ne nous positionnons nous pas dans un mauvais sens en parlant d’incompatibilité d’avec nos valeurs religieuses actuelles. ?
Peut-on réellement trouver un équilibre en rejetant notre essence propre, notre héritage culturel ?
Entre nous, notre manière de percevoir la Religion Chrétienne par exemple (catholique, protestante) à nous Sawa, Bantous, Camerounais, Africains, est-elle réellement la même que celle de personnes issues de culture Européenne, Française, Celtique… ?
L’empreinte de nos origines culturelles nous rend forcement différents, pour autant dans ce cas là, y aurait-il des Bons et des Mauvais Chrétiens ???
C’est vrai que c’est un sujet complexe qui justement demande recul et éclairages d’Anciens qui acceptent de partager avec nous, surtout pour des personnes qui comme moi, n’ont jamais assisté aux cérémonies dans l’eau et autres processions héritées de nos Ancêtres…
Cependant, je commence à être persuadée, qu’il est impossible d’admirer et de célébrer le Corps du Ngondo, qui est l’aspect visible, festif, en niant L’Âme du Ngondo qui est sa partie spirituelle, invisible.
Comment alors garder cet Héritage en vie, qui est partie intégrante de notre Patrimoine culturel, de notre Histoire, de nos racines ?
Qu’en pensez- vous Amis Bonasawanautes ???

Article ajouté le 2007-12-02 , consulté 664 fois
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