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L’HISTOIRE DU « KABA-NGONDO »

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L´HISTOIRE DU « KABA-NGONDO »

Avec l´arrivée des missionnaires, les Duala traversent une période de renouvellement culturel vu que ceux-ci arbhorraient la plupart des pratique locales, y compris la nudité. Ajouté à l´embarras qu´avait leurs épouses faces aux jeunes filles nubiles se mouvant peu couvertes devant leurs époux, il ne fallut pas longtemps pour qu´il soit inculqué aux femmes que seule une tenue décente plaisait au Seigneur. C´est ainsi que celles-ci commencent à se vêtir d´une couverture rugueuse qu´elles appelaient en leur dialecte «kaba», une déformation du mot anglais «cover». Ce grand sac avec des ouvertures pour la tête et les bras fût le premier vêtement indigène, développé sous l´influence des européens.

Ayant appris les arts ménagers et la couture de Hélène Saker, c´est au début du 20ème siècle alors que la mode victorienne battait son plein (grandes jupes sous des corsages à même le corps) que les autochtones ont commencé à créer, tailler et coudre leurs propres «couvertures». La coquetterie féminine fit le reste et peu à peu elles mirent en pratique leur sens du goût et du style en transformant le sac difforme original en un vêtement Duala authentique et sophistiqué.

Il est rapporté qu´au milieu des années 1940, seules les femmes âgées portaient des kabas, non seulement en signe de maturité mais aussi de prestige, car il fallait beaucoup d´argent pour se procurer autant de tissu.

L´import du tissu était de plus en plus fréquent avec les familles et les communautés faisant produire des tissus portant l´emblème ou le totem familial en signe d´appartenance. Voilà pourquoi le kaba des Bonamikengué a des fourmis comme motif, celui des Bonadoumbé a une houe et des feuilles de manioc tandis que celui des Akwa porte les 20 villages qui forment le canton.

Au fil des années donc, il eut une explosion des barrières régionales, culturelles, linguistiques, sociales et géographiques du kaba qui pourtant n´a pas toujours eu la notoriété dont il jouit aujourd´hui. En effet les deux décennies qui ont suivi l´indépendance étaient plutôt sombres pour le kaba qui s´est vu relégué au fond des placards, porté que pour les travaux ménagers, les enterrements et les jeunes filles le trouvaient disgracieux et pour les grand-mères.

1980, les tailleurs exerçant dans les marchés renversent la tendance créant ainsi le mini-kaba; Dans les années 1990, les stylistes modélistes exploitent cette tendance lucrative. La camerounaise Ly Dumas étant la plus prisée car elle utilisait de merveilleux tissus comme le Ndop et était la première à exporter notre vêtement national. Autres créateurs de renommée internationale tels que Paco Rabanne, Parfait Behen, Caroline Barla (et sa fameuse collection révolutionnaire de kabas en jean sous le label Caramelle), Rodrigue Tchatcho et Christalix ont été subjugués par l´originalité du kaba qu´ils ont présenté sous plusieurs modèles haute couture.

Un festival annuel Lambo la tiki permet à des jeunes créateurs de relooker à chaque édition le kaba ngondo classique le rendant ainsi une tenue appropriée pour toutes les occasions! Dans «Le Paradis Tabou», Valère Epée explique qu´il existe plusieurs types de kaba à savoir: le kaba de cérémonie «mindènè», le kaba élégant «mukuku» et le kaba de maison «misodi». L´ensemble complet a emprunté des accessoires à d´autres cultures: l´ébasi européen, le jupon Togolais et l´écharpe Igbo, jetée avec élégance sur l´épaule gauche.

Grâce à sa popularité le kaba est non seulement la tenue officielle du Ngondo depuis les origines des assises traditionnelles (d´où le nom kaba ngondo), mais il est également devenu un costume national féminin, porté lors de toutes sortes d´évènements. La «couverture» du 19ème siècle a fait du chemin! Tout comme le ndolè et le makossa, le kaba ngondo fait désormais partie de notre patrimoine national.

(c) www.peuplesawa.com

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