NGONDO : DE LA RIVIÈRE À L’ INSTITUTION

 

NGONDO :
- DE LA RIVIERE À L’ INSTITUTION
- ORIGINE DU NOM
- COUR SUPREME ET PARLEMENT
- SPIRITUALITÉ

1e PARTIE
DÉBAT SUR LE NGONDOQu’est-ce-que le Ngondo ?.NGONDO :- DE LA RIVIERE À L’INSTITUTION- COUR SUPREME ET PARLEMENT- SPIRITUALITÉ1e PARTIENGONDO : DE LA RIVIÈRE À L’ INSTITUTION.Les conflits, dont le spectre plane depuis toujours dans le firmament humain faute de justice et d’équité, ont vite inspiré à l’Afrique précoloniale la sagesse nécessaire, avec bien entendu les instruments de la cause : lois morales ou code de conduite, arbres à palabre, arbre de la justice ou de la paix, arbre de la connaissance… et sous-tendant tout cela, une littérature orale axée sur la défense et la promotion de l’éthique et de la foi théologique. Défense et promotion également des intérêts et de la sécurité communautaire contre les ingérences et agressions étrangères. Dans un cas comme dans l’autre, la justice est la même pour tous, contrairement à la pratique coloniale qui, dès le 19e siècle, vient subitement préconise, avec ses Hôpitaux européens, ses Tribunaux et villes indigènes, « une justice différente pour un peuple différent ». Et le peuple du Rio dos Camaroês de résumer finement laconique et ironique :.Sagesse  Sawa                                 Mbodi ni ndēnē na diwongo di ndēnē                                        (A grande chèvre grand nœud coulant) .Avec pour corollaire évident mais quand même explicitement énoncé (dignité blessée oblige!) :.Mbasá Munia (Proverbe Sawa)                                Mbodi ni sadi pē na diwongo di sadi!                           (Et à petite chèvre petit nœud !) .Mais mieux encore que d’appliquer simplement dans ses procès la juste proportionnalité entre crime et châtiment, la sagesse Ancestrale prévoit en amont des avertissements circonstanciés avant l’application des sanction : dans une communauté comme celle de Sawaland, ou abondance et tranquillité ne sont plus que de lointains souvenirs d’antiquité, et où l’injustice sociale comme le pouvoir absolu inspire forcément des velléités de révolte et de sécession, il convient de prévoir et de prévenir le pire par des mises en garde : celle notamment "de ne jamais laisser pourrir un fruit", ou "de ne pas laisser trop longtemps une marmite au feu" :Dibomba la jinda o diyō di si m’amba jatēlē (A trop longtemps mijoter sur le feu, la viande finit par s’altérer. . ©Extrait du Masō Ma Ndala « Révélation des Vérités Cachées »De : Ebele Wei.Image photo: Mangon(prêtresse) sur les berges du Wuri

Image photo: Mangon(prêtresse) sur les Berges du Wuri

NGONDO : DE LA RIVIÈRE À L’ INSTITUTION
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Les conflits, dont le spectre plane depuis toujours dans le firmament humain faute de justice et d’équité, ont vite inspiré à l’Afrique pré coloniale la sagesse nécessaire, avec bien entendu les instruments de la cause : lois morales ou code de conduite, arbres à palabre, arbre de la justice ou de la paix, arbre de la connaissance… et sous-tendant tout cela, une littérature orale axée sur la défense et la promotion de l’éthique et de la foi théologique. Défense et promotion également des intérêts et de la sécurité communautaire contre les ingérences et agressions étrangères. Dans un cas comme dans l’autre, la justice est la même pour tous, contrairement à la pratique coloniale qui, dès le 19e siècle, vient subitement préconise, avec ses Hôpitaux européens, ses Tribunaux et villes indigènes, « une justice différente pour un peuple différent ». Et le peuple du Rio dos Camaroês de résumer finement laconique et ironique :
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Sagesse Sawa 
Mbodi ni ndēnē na diwongo di ndēnē 
(A grande chèvre grand nœud coulant) 
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Avec pour corollaire évident mais quand même explicitement énoncé (dignité blessée oblige!) :
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Mbasá (Proverbe Sawa) 
Mbodi ni sadi pē na diwongo di sadi! 
(Et à petite chèvre petit nœud !) 
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Mais mieux encore que d’appliquer simplement dans ses procès la juste proportionnalité entre crime et châtiment, la sagesse Ancestrale prévoit en amont des avertissements circonstanciés avant l’application des sanction : dans une communauté comme celle de Sawaland, ou abondance et tranquillité ne sont plus que de lointains souvenirs d’antiquité, et où l’injustice sociale comme le pouvoir absolu inspire forcément des velléités de révolte et de sécession, il convient de prévoir et de prévenir le pire par des mises en garde : celle notamment « de ne jamais laisser pourrir un fruit », ou « de ne pas laisser trop longtemps une marmite au feu » :
« Dibomba la jinda o diyō di si m’amba jatēlē » 
(A trop longtemps mijoter sur le feu, la viande finit par s’altérer). 
Suite…
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©Extrait du Masō Ma Ndala 
« Révélation des Vérités Cachées »
De : Ebele Wei
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