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TITIMBE ! LA PERSEVERANCE

TITIMBE ! LA PERSEVERANCE

Écrit par Suzanne K Lobé
Lundi, 06 Décembre 2010 09:10

Les civilisations du monde doivent se bâtir sur des valeurs, des mythes qui fondent une philosophie et forgent une vision du monde. Ils doivent s’inscrire dans le futur avec comme ambition de construire leur apport à l’universalité du monde.

L’Afrique ce continent déchiré peine à trouver ses fondements. A peine a-t-il érigé une forme de Manifest Destiny, que les démons du présent l’accable, l’assaille, l’accablant d’incapacité à diriger le présent. Un présent pétri au fil du temps et des miasmes d’une histoire d’où elle n’est pas toujours sortie victorieuse. La raison pour laquelle l’actualité africaine peine à sortir des dénonciations et du catastrophisme qui semblent la caractériser, tient au fait que ce ne sont pas les africains qui produisent à la fois leur histoire quotidienne, en même temps leur histoire structurelle.

Vous pouvez croire qu’il ne s’agit là que de balivernes d’un repenti. Mais l’actualité nationale et internationale ou du moins panafricaine peut nous amener à mieux comprendre ces assertions.

Cette semaine a été secouée comme jamais ne fut secouée l’actualité : tant sur le plan politique que culturel, le Cameroun a livré son flot d’événements qui dans leur ensemble participe de la réalité d’un pays qui bouge, même si les transformations constatées n’engendrent pas le mieux-être au quotidien.

Si les débats sont féroces et sans concessions en ce qui concerne l’opération Epervier, notamment redynamisée, par ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui, l’affaire Fotso, du nom de ce fils de milliardaire camerounais, qui se serait distingué dans la gestion qualifiée d’hasardeuse par les uns de la Camair et désastreuse pour les autres dans la vente de l’avion présidentiel « Albatros », la double annonce de deux président en Côte d’Ivoire peut aboutir à la confusion totale des paradigmes : qui de Gbagbo à Ouattara a gagné en Côte d’Ivoire ?

Si l’on s’en tient à la légalité républicaine et le respect de la hiérarchie des institutions s en prenant appui sur les discours officiels, seule la Coursuprême ivoirienne est à même de proclamer les résultats définitifs de la présidentielle.

Alors comment expliquer que son autorité soit contestée et que la Communauté si mal nommée Internationale, accepte la lettre d’investiture proposées par Alassane Ouattara, s’autoproclamant président de la république ivoirienne de Drogba, Tiken Jah Fakoly, Véronique Tadjo et Alpha Blondy ?

Il y a là à l’évidence une incongruité de l’histoire qui démontre bel et bien que la politique loin d’être un paradis, peut devenir un enfer semé d’embûches appelées contraintes et raisons d’état. La situation politique de la Côte d’Ivoire met en exergue un combat qui n’a pas encore pris fin : celui d’un certain nombre de chefs d’Etat qui entendent prendre leur destin en main, malgré les tacles, les difficultés, les pesanteurs culturelles, les contraintes économiques et les contingences politiques. La somme de ces événements qui renvoient l’Afrique à elle-même, à son destin et à sa capacité de prendre les choses en main, malgré les ruses, résument s’il en faut les obstacles qui s’accumulent tout au long du périple d’n peuple, d’un continent pour conquérir son autonomie, sa souveraineté sans complexe. Or pour arrive au bout de sa destinée un peuple doit faire preuve de persévérance. Du goût de l’effort, d’une projection de lui-même dans le temps et du sens de l’histoire. Ce n’est pas un hasard, si dix ans après l’entrée dans le troisième millénaire, le Ngondo, cette manifestation à la fois, culturelle, cultuelle et politique des peuples de la côte, choisit comme mot d’ordre la « persévérance », c’est-à-dire la capacité à décider d’un objectif de dignité, d’une volonté de souveraineté, d’un désir de souveraineté et de s’en tenir à cela. Jusqu’à la victoire finale !

En proposant comme slogan de son édition de 2010, cette qualité, le Ngondo2010, met les pieds dans le plat : peut-on construire la société africaine sans être déterminés par le désir de gagner, de vaincre les obstacles ? Peut-on continuer à seulement dénoncer des systèmes en place sans proposer des alternatives ? Et ces alternatives sur quoi et sur quelles valeurs doit-on les construire ? Les sociétés africaines chahutées par la colonisation souffrent encore aujourd’hui d’un syncrétisme mal assumé.

Il leur faut refonder leur système de pensée. Il leur faut s’appuyer sur le socle de leur histoire. Il leur faut renouer avec le sens de l’effort, du travail et de la prospective. Il leur faut refuser la paresse qui veut qu’ils ne se contentent que de slogans expiatoires, mais sans puissance réelle pour transformer aujourd’hui. Ou qu’ils ne se soient campés, arque-boutés sur des slogans en lieu et place de programmes effectifs! Qu’ils assument ce qu’ils sont avec le déficit qu’ils présentent aujourd’hui. Il leur faut refuser de bricoler des programmes à la va-vite qui satisferont les bailleurs de fond pour puiser au fond de leurs savoirs enrichis par l’histoire : de la traite à la colonisation. Et si ces deux phases de leur histoire ont été des phases d’émasculation, il faut puiser à la source des résistants que la vie a fauchés trop tôt et dont le sang macule encore les mémoires. Il leur faut être persévérant. Refuser la fatalité d’une défaite programmée ou même de solutions empruntées à la va-vite aux autres. Ce titisme, mot douala qui signifie « persévérance », est accompagné par ceci « seule la persévérance peut arriver à transcender tous les obstacles… » Comme chacun le sait, les proverbes servent à fonder un idéal social, une mythologie de l’excellence qui permet aux peuples de se dépasser. Du moins à avoir une vision. L’édition du Ngondo 2010 a vu de nombreuses innovations et, surtout, l’aboutissement de plusieurs combats : la volonté de remettre le siège de cette institution, sur son sol, les abords du Wouri, sur le fleuve Ngondo, la réhabilitation de la salle des fêtes porté par ce puissant leitmotiv “Titimbé”! Une persévérance dont le peuple ivoirien a besoin : ne pas lâcher, malgré les assauts de l’histoire. Continuer le combat jusqu’à bout. En restant persévérants…

Comme Nelson Mandela…

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